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devoitine520
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MONTAGE FINANCIER HASARDEUX (FOIREUX ???) et PREVISIONNEL DE LIVRAISON UN TANTINET OPTIMISTE (UTOPIQUE ???) … LES DERNIERES NEWS DU SKYLANDER DANS LE REPUBLICAIN LORRAIN DU SAMEDI 14 AVRIL 2012…

<<Ciel menaçant sur l’avenir de l’avion Skylander

Nouvelle embûche pour le Skylander. Le programme de l’avion lorrain de Geci serait sous-financé de 70 M€. Un rapport d’experts mandatés par les pouvoirs publics l’affirme. La cotation en bourse a été suspendue hier.

Le projet d’avion français Skylander est largement sous-financé dans son montage actuel et nécessiterait des dizaines de millions d’euros d’investissements supplémentaires. Ce sont les conclusions d’un rapport d’experts mandatés par les pouvoirs publics qu’a pu consulter l’agence de presse Reuters, laquelle en publie les grandes lignes. Ces experts estiment le coût total du projet à 306 M€, soit 70 M€ de plus que prévu. Ils jugent le plan d’affaire bien trop optimiste tant en termes de marché potentiel que de cadence de production.

C’est un nouvel obstacle qui se profile pour Serge Bitboul, le PDG de Geci International, qui devait annoncer, début avril, la finalisation de son plan de financement. Un plan auquel l’État apportait une contribution importante de 60 M€ via le FSI (Fonds stratégique d’investissement) et le Grand emprunt, chacun à hauteur de 30 M€. La Région Lorraine ayant de son côté déjà engagé plus de 20 M€ d’avances remboursables. « Mais à ce stade du programme, l’État avait en effet demandé, avant le printemps, un audit sur ce projet pour lequel il s’apprête à engager 60 M€ », confirme-t-on du côté de la préfecture de Région. En attendant justement de connaître les partenaires financiers privés sollicités par Geci pour compléter un plan de financement de plus de 215 M€, auquel manquaient toujours 40 M€ et que Serge Bitboul promettait de dévoiler courant avril.

« Positif sur le plan technique »
La direction de Geci avait, début 2012, pris les devants en annonçant un recalage de son calendrier et un premier vol retardé d’un an et fixé à septembre 2013. Sur les travaux des experts, Geci s’était réjoui dans un communiqué, le 6 avril, « des premières conclusions positives pour la qualité technique de l’avion, son positionnement, et le professionnalisme des équipes et l’industrialisation qui ont été favorablement appréciés. » Mais le groupe n’a pas encore réagi à son sous-financement, reportant son avis lorsque « les audits seront terminés. »

Du côté de la Région Lorraine, on reste prudent. « On a fait notre travail, Geci doit faire le sien », précise Patrick Abate, vice-président du conseil régional qui « s ’étonne de toutes ces difficultés qui jalonnent ce projet. » Il songeait sans doute aussi à l’enquête diligentée par la Commission européenne, à la suite de la plainte d’un particulier, sur 50 M€ d’aides publiques françaises accordées à Geci International pour son futur avion ( lire RL du 15 février 2012).

Il n’en reste pas moins que les experts jugent peu réaliste la prévision de livraison de 1 500 avions sur 15 ans, « pour un marché délaissé par les constructeurs et sur lequel la location et l’occasion assurent une partie de la demande. » Les experts préconisent plutôt un programme de 1 000 appareils sur 20 ans, soit une cadence de 48 livraisons par an, alors que « la production moyenne de ce type d’avions n’excède en général pas 40 unités par an. » Autre manque relevé par les experts : Geci ne laisse aucune marge aux aléas propres au secteur aéronautique, aux nouvelles adaptations nécessaires dans le cycle de vie de l’appareil.

Dès l’annonce des experts, Geci International a suspendu la cotation en Bourse, hier. Un cours qui avait bondi de 88 % depuis le début de l’année suite à l’annonce d’une commande du Russe Aviamost pour 40 avions fermes et 260 options ( lire RL du 14 février). La capitalisation de l’entreprise approche désormais les 84,9 M€. Ce rapport va sans doute obliger Geci à revoir sa copie. En s’adossant peut-être à un groupe aéronautique comme le souhaiteraient les pouvoirs publics, voire encore à retarder son programme. D’aucuns craignent surtout de voir s’éloigner ce projet de Lorraine s’il devait survivre.

le mauvais feuilleton continue…