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devoitine520
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Article dans le REPUBLICAIN LORRAIN de ce jour:

La Lorraine n’abandonne pas le projet Skylander
« La Région Lorraine n’abandonne pas le projet d’avions Skylander ! » Jean-Pierre Masseret ne lâche pas le Skylander pour lequel Serge Bitboul, PDG de Geci, espère boucler le financement d’ici fin juin.

La remise en cause du plan de financement du programme Skylander par les experts mandatés par les pouvoirs publics vient à point nommé, en plein débat de la présidentielle. C’est une merveilleuse opportunité pour relancer le débat sur la réindustrialisation. Nous voulons savoir, si oui ou non, la France veut reconquérir son industrie. En attendant, le conseil régional n’abandonne pas le dossier ! » Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine a délibérément choisi de placer le dossier de l’avion lorrain, un bi-turbopropulseur, que projette de construire Geci sur l’ancienne base de l’Otan à Chambley (54), sur un terrain politique. C’est sa façon de répliquer aux fuites sorties dans la presse ( lire RL du samedi 14 avril) sur le rapport des experts qui estime « ce projet largement sous-financé » à hauteur de 70 M€. Audit qui, en passant, met en avant la qualité technique, le professionnalisme des équipes qui conduisent ce projet, ce dont tire partie le président régional, pour minimiser la question du financement. « Les experts l’affirment, ce projet tient la route, possède un marché. Il nous faut le garder en Lorraine. Mais, il faut surtout que les pouvoirs publics pèsent de tout leur poids pour lui trouver un partenaire industriel. Et dans l’aéronautique, il n’en manque pas en France », claironne Jean-Pierre Masseret, qui n’a jamais caché qu’il souhaitait voir adosser le projet de Geci à celui d’un grand constructeur, français si possible. Le nom du Brésilien Embraer a aussi circulé, lequel est habitué à travailler avec des sous-traitants et serait sans doute plus enclin à maintenir le projet en Lorraine.

Négociation ouverte
« Un partenaire industriel rassurerait nos soutiens financiers et nos clients », reconnaît Serge Bitboul, présent aux côtés de Jean-Pierre Masseret. Le PDG de Geci est étonnamment serein alors que semblent s’accumuler les embûches sur l’avancement de son projet. « Un entrepreneur ne va pas s’arrêter au premier obstacle. J’irai jusqu’au bout. Si le protocole du 1 er février entre l’État, la Région, Geci est caduc après ce rapport qui, rappelons-le, n’était pas contradictoire, nous contestons les conclusions des experts. Elles sont excessives. Nous allons leur envoyer de nouveaux éléments. Du reste, le FSI (Fonds stratégique d’investissement) ne nous ferme pas la porte et se dit prêt à renégocier son soutien sur de nouvelles bases », assure le PDG. Selon ce dernier, les supports financiers attendus ne l’ont pas abandonné. « Ils sont même confortés par la qualité technique de notre programme mis en avant par ce rapport. » Quant aux quelque 40 M€ de fonds de roulement à trouver pour financer les premiers avions de série, Geci considère « qu’ils sont couverts par les acomptes versés au titre des commandes clients. Et nous ne lancerons la production des avions qu’après leur encaissement », ajoute Bitboul. Les experts estimant, de leur côté, que ces acomptes seront sous séquestre, donc indisponibles jusqu’à la certification de l’avion. Néanmoins, Geci espère bien finaliser son plan d’ici fin juin. C’est également la prochaine échéance fixée par Jean-Pierre Masseret. « Nous avons pris des risques maximum dans ce projet avec le concours des pouvoirs publics. Mais j’attends des réponses pour le 30 juin. » En clair, pour le lendemain des élections avec si possible le soutien d’un futur gouvernement issu des urnes que Masseret souhaite naturellement de gauche.

A SUIVRE !