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Mali : le point sur les moyens aériens

Le 07/11/2013 à 16:29 | Par Guillaume Steuer

Avec environ 3000 militaires français toujours engagés dans le cadre de la force Serval, le théâtre d’opérations malien reste grand consommateur de moyens aériens. Ceux-ci demeurent indispensables pour assurer l’appui des troupes au sol, leur mobilité et leur soutien logistique.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le ministère de la Défense a fait le point ce matin sur les aéronefs français engagés au Mali. En matière d’avions de transport tactique (ATT), l’état-major des armées (EMA) a précisé que deux C160 Transall de l’armée de l’Air sont actuellement basés dans la capitale Bamako. Un Casa CN235 médicalisé opère également dans la zone, parfois depuis l’aérodrome de Gao. Un appareil similaire est régulièrement sollicité depuis sa base de Libreville, au Gabon, tandis que N’Djamena (Tchad) est en mesure de fournir un C-130 Hercules et un CN235 selon les besoins. D’autres pays comme l’Espagne (Casa) ou les Etats-Unis (C-130) assistent également de manière ponctuelle la force Serval avec leurs ATT.

Le groupement aéromobile (GAM) est quant à lui composé de 16 hélicoptères, dont six Gazelle, deux Tigre et huit Puma, selon un porte-parole de l’EMA. Ces voilures tournantes ont accumulé 1.100 heures de vol entre les mois de juillet et octobre, d’après la même source.

Le dispositif « chasse » n’a pas évolué depuis plusieurs mois, avec six Rafale B/C qui restent déployés à N’Djamena, au Tchad, et permettent de renforcer au besoin les trois Mirage 2000D basés à Bamako. Ces chasseurs sont soutenus par un ravitailleur C-135FR déployé à Bamako et un autre à N’Djamena, tandis que l’US Air Force continue de fournir ses propres tankers pour assister les opérations aériennes françaises.

L’enlèvement puis l’assassinat des deux journalistes de RFI le 2 novembre dernier à proximité de la ville de Kidal a directement sollicité ces différentes moyens, qui n’ont toutefois pas pu influer sur le cours tragique des évènements. Selon l’EMA, deux hélicoptères (un Tigre et un Puma) ont décollé de Tessalit, à 200 km plus au nord, « 50 minutes à une heure » après le déclenchement de l’alerte par les éléments français de Kidal, et sont arrivés sur place « 40 minutes environ » après la découverte des corps sans vie des deux journalistes. Une patrouille de deux Rafale « Air » équipés de nacelles Reco NG était également en l’air au-dessus du Mali au moment des faits mais, d’après l’EMA, sa contribution n’a pas été déterminante pour localiser les ravisseurs.