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devoitine520
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Personnellement je retiens surtout le décès d’un frère d’Arme :

Soldat mort au Mali : pour sa mère, Damien Boiteux a « fait son travail »
La mère du lieutenant français mort au combat au Mali s’est confiée, lundi. Une épreuve « tragique » et « très dure » mais justifiée explique-t-elle.
Perdre son fils au combat, Marie-Claire vivait avec cette inquiétude depuis « depuis 25 ans ». La mère du lieutenant français mort au Mali, Damien Boiteux, s’est confiée lundi. Une épreuve « tragique » et « très dure » mais justifiée explique-t-elle.

« Mon fils a fait son travail, en risquant sa vie pour la paix au Mali et aussi en France, car si on n’arrête pas Al Qaïda, l’organisation menacera un jour la France », a-t-elle soutenu, jointe par téléphone au Russey, dans le Doubs, d’où le soldat était originaire, à la veille d’une cérémonie d’hommage national à Paris.

>> À lire également : « Mali : ce week-end où la France est entrée en guerre ».

Mortellement blessé lors de la première phase de l’opération « Serval »

En même temps, « il y a des risques dans tous les métiers, on peut aussi mourir en traversant la rue. On essaie de ne pas penser au danger, sinon on ne vit plus », confie cette mère de deux militaires.

>> À suivre en direct : « les derniers évènements au Mali ».

On avait toujours peur pour Pierre-Alexandre, notre premier fils qui était en Afghanistan. Mais finalement, c’est Damien qui est mort, alors qu’on pensait qu’il y avait moins de risques dans une gazelle », l’hélicoptère qu’il pilotait, a souligné Marie-Claire Boiteux.

Elle a appris la nouvelle de la disparition de Damien par son frère Pierre-Alexandre.

>> À lire : Guerre au Mali : quels sont les alliés de la France ?

Damien Boiteux, qui servait depuis 22 ans dans l’armée de terre et officiait comme pilote au 4ème Régiment d’Hélicoptères Forces Spéciales (RHFS) basé à Pau, a été mortellement blessé aux commandes de son hélicoptère, lors de la première phase de l’opération « Serval » consistant, en appui des forces armées maliennes, à arrêter l’avancée des groupes jihadistes vers le sud du Mali.

« Il aimait son métier, il aimait piloter »

« Il aimait son métier, il aimait piloter. Dès l’âge de 7 ans, il voulait être pilote d’hélicoptère », se souvient sa mère. Les parents du défunt « savaient qu’il était en Afrique, mais pas qu’il était au Mali. Ce genre d’information est secrète ».

Les parents du pilote étaient attendus mardi à Paris, où le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit présider aux Invalides une cérémonie d’hommage national au lieutenant Damien Boiteux.

Ses obsèques sont prévues samedi en l’église du Russey.