#37426

Jorg
Membre

La furtivité est en effet un avantage, mais un avantage seulement relatif. C’est la capacité à renvoyer très peu d’ondes au radar émetteur (grâce aux formes en grande parties). Mais même très discret, l’avion renverra quand même une partie des ondes qu’il reçoit et donc cette capacité ne résiste pas à un bombardement électromagnétique (plusieurs radars, + radars au sol, + AWACS). De plus cette furtivité n’est pas aussi efficace sous tous les angles (en général, elle est optimale quand le radar est situé en face) ni dans toutes les situations (ouverture d’une soute, d’un volet, largage d’une munition)

C’est aussi la capacité à absorber le signal: en fait, à le renvoyer sur une fréquence exactement inverse de l’onde émise, les deux sinusoïdes s’annulant (capacité fournie surtout par la peinture spécifique des avions actuels). Mais cette capacité n’est valable que dans certaines longueurs d’ondes. Or, les derniers radars AESA peuvent changer de fréquences plusieurs milliers de fois par secondes et même émettre sur plusieurs fréquences en même temps. Enfin, la France est en train d’étudier un système de détection basé sur un rayonnement continu, puissant, et contre lequel aucun avion n’a été conçu: le rayonnement FM. Celui avec lequel nous écoutons la radio…l’idée n’est pas nouvelle, car déjà en 1999, les Serbes avaient abattu un F-117 en changeant les fréquences de leur radar du jour au lendemain, et en utilisant les fréquences des antennes relais pour téléphones portables.

Pour la furtivité active, j’ai en effet moi aussi entendu parler de ces capacités à émettre une onde qui vient perturber l’interprétation du radar ennemi, à tel point que l’on peut faire croire que l’avion est situé à plusieurs kilomètres de sa situation réelle…sur Mirage 2000! A noter que ces capacités de guerre électronique dans lesquelles la France excelle dépend d’une excellente connaissance des systèmes d’armes ennemis (portée, fréquences, forme d’onde…). Il faut donc des avions, des navires et des grandes oreilles (ainsi que du personnel qualifié) pour mettre constamment à jour les bases de données.