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Commandant53
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Cette énigme n’a pas déchainé les chercheurs aussi je me dois de donner la réponse qui est en rapport avec une précédente énigme de notre gros nounours :
voir son énigme 26

Antoinette Monobloc
Les premiers pionniers français de l’aviation favorisaient souvent l’élégance et l’ingéniosité à l’intérêt pratique. La Société Antoinette produisit une série de machines monoplan esthétiques et d’une technique satisfaisante conçues par l’ingénieur (et ancien artiste) Léon Levavasseur (le nom de la société faisait référence à Antoinette Gastambide, fille d’un soutien et collègue du concepteur). Malheureusement, elles ne tinrent pas toujours leurs promesses.

L’Antoinette IV à moteur V-8 de 50 CV, premier monoplan de cette compagnie, ne put franchir avec succès la Manche en juillet 1909 et fut contraint à un amerrissage forcé. Piloté par Hubert Latham, cette machine parcouru environ 11 km après son départ de Sangatte, avant d’être contrainte à l’abandon suite à une panne de moteur. Quelques jours plus tard, le25 juillet 1909, Louis Blériot réussit la traversée de la Manche sur un Bleriot XI.

L’intrépide Latham, par ailleurs riche et chasseur de gros gibier, fixa les spécifications de l’Antoinette Monobloc trois places. En 1911, ce large avion aussi désigné comme « Militaire 3 places » fut conçu par Levavasseur et Gastambide pour participer au Concours Militaire de 1911, une compétition destinée à évaluer le potentiel d’avions destinés à un usage militaire. A ce moment, il n’existait qu’un avion militaire Antoinette, un biplace d’un envergure de 16 mètres.

Le Monobloc qui fut achevé en 1910 était un grand appareil profilé afin d’optimiser ses performances. Son aile en bois très épaisse à la base (70 cm) était construite autour de quatre longerons, un fixe et les autres (un vers le bord d’attaque, deux vers le bord de fuite) articulés. Ce système dont les commandes passaient à l’intérieur de l’aile permettait de gauchir le plan afin d’assurer le contrôle latéral de la machine. Le train d’atterrissage caréné comprenait, de chaque côté, une grande roue principale et une plus petite placée vers l’avant afin d’éviter un retournement. Le compartiment pour l’équipage comprenait trois places alignées et était fermé, aussi l’accès se faisait par une porte sous le fuselage. Un réseau de tubes de cuivre courant le long du fuselage devait assurer le refroidissement du moteur Antoinette de 60 CV. Le plan de queue comprenait une longue nageoire basse et un large safran rectangulaire qui pouvait être prolongé par une extension.

Malheureusement, au concours militaire de septembre 1911 qui se déroulait à Reims-Bétheny, le Monobloc, trop lourd et sous-motorisé, n’arriva pas vraiment à voler malgré le montage d’un petit réservoir de carburant de 16 litres. Suite à ce nouvel échec, la société Antoinette ne put résister et fit faillite peu de temps après.