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L’Argentine n’a, depuis plusieurs années, qu’une Force aérienne quasi symbolique, capable au mieux d’aligner une poignée de Mirage III/5P et Nesher israéliens et quelques dizaines d’A-4R Skyhawk et IA-58 Pucara. Les temps de la dictature sont loin qui ont longtemps favorisé les militaires. Le retour de la démocratie, l’urgence de mesures sociales et les crises économiques ont reporté à plus tard l’équipement des forces armées. Avec le temps et la disparition des derniers tenants de la dictature, le besoin de reconstruire une armée se fait jour, notamment au sein de la Force aérienne réduite à sa plus simple expression.

Occasion. Comme ce fut le cas au Brésil, l’urgence se porte sur le renouvellement du parc d’avions de combat. Pas question pourtant, dans un premier temps, de penser à des appareils neufs, comme au Chili. Les budgets n’existent pas encore, et il est fort peu probable qu’un quelconque débours d’importance soit envisagé avant la fin du mandat de la présidente Cristina Fernández de Kirchner. Il ne reste donc qu’une option : l’achat d’appareils d’occasion.

Fortement courtisée par Lockheed durant les années de présence américaine à Cordoba, l’Argentine est désormais beaucoup plus réticente à l’idée de se livrer à nouveau à son « allié privilégié ». Et avec la Russie, le chapitre des avions de combat n’a jamais été abordé que du bout des lèvres. Comme il est de plus impensable qu’un gouvernement argentin, quel qu’il soit, puisse acheter un Eurofighter considéré comme britannique, il ne reste plus qu’un fournisseur, classique, connu et reconnu comme de confiance : la France.

Transition. Sans parler de dates, on a donc ressuscité à la Maison Rose le projet d’il y a quelques années, quand la Fuerza Aérea Argentina avait examiné en Espagne les Mirage F1C de l’Ala 12. A l’époque, des considérations économiques avaient été avancées pour renoncer à l’acquisition d’avions déjà vieux et assez malmenés. Aujourd’hui, l’état-major argentin signale à son ministère qu’il existe des lots de Mirage F1CT en bon état dans leur pays d’origine, disponibles sous peu et porteurs des dernières modernisations appliquées au modèle. Leur acquisition pourrait constituer un premier pas vers un réarmement devenu urgent, et vers un matériel décidément plus moderne, comme les Mirage 2000.

L’idée semble excellente, mais se heurte à une critique entendue. Certains, en effet, craignent un cadeau qu’ils considèrent empoisonné. Car l’entrée en service d’appareils de deuxième main, raisonnablement modernes, pourrait repousser aux calendes grecques l’achat d’un modèle vraiment au goût du jour. Dix ans, quinze ans, ou plus. Certains stratèges n’acceptent pas le risque de perpétuer une insuffisance qui est aujourd’hui criante, et qui ne serait déguisée que pour mieux continuer. D’autres pensent que peu est toujours mieux que rien.

Finalité. Plus calculateurs, les attentistes recommandent la patience. Le temps que prenne fin le long feuilleton du futur avion de combat multirôle brésilien. Jugeant que ce pourrait être alors le moment idéal pour négocier avec le Brésil la reprise, à bon prix, des Mirage 2000 d’occasion vendus par la France. Et, pourquoi pas, à un horizon plus lointain, inscrire l’industrie argentine au titre de client et de partenaire du premier avion de combat occidental de nouvelle génération à construire sur le continent sud-américain Dans cette optique, le Rafale fait déjà figure de vainqueur idéal.

Source : Air & Cosmos, 25 Juin 2010

 
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Ca semble se préciser.
http://info-aviation.com/?p=15533
Et y’aura peut être des avions « moderne » (MDR, un jf-17).
http://info-aviation.com/?p=15398
Ils doivent pas avoir beaucoup d’argent à donner à l’armée pour acheter ce genre d’avions, et quand on voit leur armée de l’air, c’est pas brillant.
http://en.wikipedia.org/wiki/Argentine_Air_Force

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