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Claire*, le nouvel as

DANS LE CIEL DE NORVÈGE, elle a obtenu fin juin les ultimes qualifications faisant d’elle une pilote opérationnelle apte au combat. Claire, jolie bordelaise de 28 ans, a la chasse et le pilotage dans le sang. Première femme à piloter un Rafale, le fleuron de l’armée de l’air, « Sharon », son nom de code, rêvait de cette destinée depuis l’âge de 5 ans et un passage sur un meeting aérien. Un rêve forgé dans l’environnement familial, son père étant navigateur officier système d’arme dans l’armée de l’air. Claire est une héritière des pionniers de l’aviation militaire, surnommés les as.

« Ma fierté n’est pas d’être la première femme dans un Rafale. C’est d’être un pilote de chasse. Je ne suis pas une femme qui pilote mais un pilote », annonce Claire. « Elle fait du bon boulot. Je ne fais pas la différence. C’est un pilote. Elle est toujours très pro, très concentrée », note un mécano de l’escadron 1/7 de Saint-Dizier. « Elle s’est très bien intégrée. Investie et très persévérante, elle remplit tous les objectifs, identiques à ceux des hommes. Elle est apte à participer aux missions de guerre. Être une femme lui impose forcément une pression supplémentaire puisque c’est la première dans le Rafale et qu’elle peut être la première a échoué », estime le lieutenant-colonel Rouillé, son patron du 1/7.

« Je ne suis pas une femme qui pilote mais un pilote »

Claire est brillante. Avis unanime. Major de l’école de l’air, où sont formés les officiers, elle est la seule des sept femmes de sa promotion à avoir intégré l’école de la chasse dont elle est aussi sortie numéro 1. N’en déplaisent aux esprits chagrins, trop souvent masculins, elle n’a pas eu de bonnes notes parce qu’elle est une femme mais parce qu’elle était la meilleure. Cela lui a ouvert le siège du Rafale. « Major de promotion, c’était une étape. J’ai tout sacrifié depuis dix ans pour en arriver là. C’était un incroyable défi. La grosse marche est passée et je veux continuer. Je n’oublie pas qu’à chaque étape, il faut faire ses preuves. Pour l’instant, je suis au bas de l’échelle. Voler seule, c’est l’aboutissement. Je n’ai jamais imaginé piloter autre chose qu’un avion de chasse. Et, le Rafale est l’avion le plus moderne, le plus performant… ». Sa motivation et ses ambitions s’inscrivent en lettre d’or dans son regard bleu acier ou bleu azur, selon qu’on le croise avant ou après une mission. À la descente du Rafale, ses traits marqués montrent qu’elle a exploité le potentiel de son avion. Il ne peut en être autrement. Bientôt, elle sera dans le ciel du Mali. La promiscuité d’une vie plus rustique entourée d’hommes ne la perturbe pas. Pas plus délivrer la mort. « Faire la guerre, on n’y pense pas quand on est jeune. La première motivation, c’est piloter. Je vais avoir à détruire des objectifs mais cela ne me rebute pas. J’y suis préparé. J’appliquerai une volonté politique. J’ai hâte d’être confrontée à une mission de combat opérationnelle. Je vais faire pour la première fois ce pourquoi je m’entraîne depuis des mois ». Et le risque d’y laisser sa peau ? « On y pense mais ce n’est pas une obsession. Ce n’est pas un métier comme un autre et on accepte de se mettre en danger ».

Claire concède que parfois, elle est « regardée comme une bête bizarre » et que, ses collègues font « attention à ce qu’ils disent ». Sharon a huit à dix ans à vivre dans l’escadron, à multiplier les missions, à passer les échelons pour se hisser au plus haut niveau technique mais aussi pour prendre des responsabilités. Les plus hautes fonctions lui tendent les bras. Elle se rêve pilote d’essai mais a aussi des envies de femme : rencontrer l’homme de sa vie même si « lorsque je dis que je suis pilote de chasse, cela calme un peu » et faire des enfants. « La grosse différence avec un homme, c’est la vie de famille. Tant que je vole, avoir un enfant ce n’est pas trop possible. Il faudra que je m’arrête. Dans une carrière comme la mienne, c’est à prendre en compte. Ma vie professionnelle passe avant tout. Ce ne sera pas toujours comme ça », avoue Claire qui voit ses copines se marier et avoir des enfants. Elle ne compte renoncer à rien. Ni à servir dans une combinaison anti-jet. Ni à terre, au « plaisir à se déguiser en fille ».

* Pour des raisons de securité, l’Armée de l’Air, n’autorise pas la publication du nom de ses pilotes

Source Vosges Matin : http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2013/07/11/claire-le-nouvel-as

 
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Quelle femme ! <3

 
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merci a frank de nous avoir montrer cette article,… mais qu’est qu’il est nul
je ne parle pas du sujet, je ne peut avoir que de l’admiration pour n’importe quelle personne qui reussi a survivre a tout les epreuve de selection qui mene au cokpite du rafale , et encore plus pour une presonne (homme ou femme) qui a probablement etait mal vu pour une raison X ou Y mais toujours stupide.
je dis que cette article est nul car il arrette pas de dire que c’est une pilote comme les autres, alors pour quoi je trouve pas d’article d’une page sur popov (un pilote rencontre a mont-de marsan), on dirait que c’est incroyable qu’un femme pilote un rafale, non une femme peut piloter un avion de chasse aussi bien qu’un homme, certe il on bien fait de dire que c’est la premier , mais il aurait put se concentre sur se que sa change et pas sur la couleur de c’est yeux
vous allais peut etre penser que je suis misoginer , c’est surment que je me suis mal expriment, en tous cas bon vol a elle

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