devoitine520 
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Dont la production en Lorraine ne devrait pas tarder à démarrer…

Article du Républicain Lorrain de ce jour, 6 février 2010…

 
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L’armée de l’air ferait bien d’en acheter pour utiliser dans les DOM-TOM, ça permettrait également de soutenir une PME française innovante, ça changerait de certains groupes européens qui se goinfrent sur le dos du contribuable… suivez mon regard.

 
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@jorg wrote:

L’armée de l’air ferait bien d’en acheter pour utiliser dans les DOM-TOM, ça permettrait également de soutenir une PME française innovante, ça changerait de certains groupes européens qui se goinfrent sur le dos du contribuable… suivez mon regard.

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Nouveau retard pour le Skylander

 
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Salut aux amateurs du skylander,
Suite et probablement pas fin de la saga.
En fouillant çà et là sans idée précise mais toujours avec l’aviation en point de mire, je vous invite à consulter les pages de l’Est Républicain du 26 Novembre 2011relatives aux décisions prises par le politique régional et autres intervenants.
A la lecture, certaines choses ne m’ont pas parues très claires concernant le volet administratif de la part de GECI, filiale de Sky Aircraft.
Malheureusement, il ne m’a pas été possible d’afficher l’article, le site ne l’autorisant pas.
Mercator 8)

devoitine520 
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Voici quelques articles du Républicain Lorrain parus , reproduit mot pour mot depuis le site du republicain lorrain

http://www.republicain-lorrain.fr/fr/Search.aspx?q=skylander&x=1&y=1&x=29&y=16

publié le 17/06/2011 à 05:00 économie
Le Skylander dévoile son plan de financement

165 M€ sont nécessaires au développement du Skylander, un avion assemblé sur la base de Chambley. Geci Aviation s’apprête à lancer une émission obligataire de 15 M€.

Aquelques jours de l’ouverture du salon du Bourget, où Geci Aviation espère bien engranger des promesses de commandes, l’avionneur a dévoilé, hier, son plan de financement du Skylander SK 105R, le bi-turbopropulseur en gestation sur la base aérienne de Chambley. La société prévoit d’y produire « 1 500 avions entre 2013 et 2030 ».

C’est la première fois que Geci livre autant de détails. Cette transparence est d’autant plus salutaire que l’avionneur attend l’aval de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour lancer une émission obligataire de 15 M€. Serge Bitboul, président de Geci International et ingénieur aéronautique, poursuit depuis plus de dix ans ce rêve « d’un avion simple, solide et moderne ». Il affiche une confiance sans faille, en dépit d’un retard de six mois pour le premier vol d’essai, qui ne bouleverse pas le calendrier initial. Celui-ci prévoit l’assemblage final du premier Skylander à partir du quatrième semestre 2011 et les premières livraisons en 2013.

Dans son communiqué, Geci Aviation chiffre à 165 M€ l’enveloppe globale nécessaire au développement de l’avion, dont « 64 M€ ont déjà été investis au 31 mars 2011 ». L’avionneur décline ensuite son calendrier chiffré pour les « 101 M€ restants » qui seront étalés sur trois ans. La production des quatre prototypes mobilisera l’essentiel des 53,3 M€ dépensés en 2011-2012. En 2012-2013 la société consacrera « 39,3 M€ aux essais et à la certification », tandis que la dernière tranche de 8,4 M€ sera principalement dédiée « à l’équipement des usines et des magasins ». Voilà pour les dépenses.

600 appareils en discussion
Le communiqué s’attaque ensuite au volet, plus sensible, des financements envisagés. Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine, a fait voter par son assemblée, après d’âpres débats, une entrée dans le capital à hauteur de 7 M€ à laquelle, poursuit la direction de Geci, « s’ajoutera une prime à l’aménagement du territoire de 1,5 M€, à la condition que le groupe crée 313 emplois ». Ce dernier impératif n’est, à ce jour, pas rempli. En effet, Geci Aviation affiche « 115 emplois » créés. « L’objectif sera atteint en fin d’année 2012 », assure le porte-parole de Geci. Un crédit d’impôt de 4,9 M€, une subvention de la délégation générale de l’armement à hauteur de 24 M€ et une émission obligataire espérée à 15 M€ achèvent une clé de financement pas encore bouclée. Manquent encore 35 M€, dont les modalités de financement n’ont pas encore été arrêtées. L’ombre est balayée par des perspectives commerciales du Skylander annoncées comme « prometteuses ». Geci annonce « des discussions commerciales en cours sur plus de 600 appareils » alors que « des lettres d’intention ont été signées pour 14 avions ».

le 21/06/2011 à 05:00
Geci Aviation annonce la signature de lettres d’intention et de protocoles d’accord portant sur 22 Skylander SK-105.

par le 22/11/2011 à 05:00
TRANSPORTS | infraction boursière
Condamnation confirmée pour Geci Aviation
La cour d’appel de Paris a confirmé, le 29 septembre, la condamnation de l’avionneur Geci Aviation, prononcée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 21 octobre 2010.

22/11/2011 à 05:00

Face à la montée en charge des commissions permanentes, Nadine Morano assimile désormais le conseil régional de Lorraine à « une chambre obscurantiste d’enregistrement ». La présidente du groupe UMP dans l’hémicycle lorrain dénonce la méthode Masseret : « Quelle garantie offre-t-on au contribuable lorrain ?», objecte-t-elle en anticipant un vote contre de la droite sur le dossier Geci. « À en juger par sa difficulté de trouver des financements, on peut s’interroger sur la crédibilité et la viabilité de la société Geci », poursuit-elle.

Au diapason, Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) s’interroge, elle aussi, sur les motivations de la Région de passer ainsi Geci « par la petite porte de la commission permanente » : « Nous avons besoin de visibilité. On ne peut pas engager ainsi l’argent public des Lorrains sans obtenir certaines garanties de la part de l’industriel », plaide-t-elle.

De son côté, Geci Aviation accuse six mois de retard sur son calendrier. Il vient de publier un chiffre d’affaires de 1,7 M€, en fort repli de 55,5 % par rapport aux 3,9 M€ de la même période un an plus tôt. Concernant Skylander, les premiers acomptes encaissés au cours du semestre s’élèvent à plus de 1,5 million de dollars, avec un carnet de commande de 111 appareils dont 47 options. Mais le premier vol du Skylander n’aura pas lieu au premier semestre 2012 comme prévu, mais au second.

22/11 encore:

Après avoir versé 9,1 millions d’euros pour favoriser l’envol du futur avion Skylander sur la base de Chambley, la Région s’apprête à voter en urgence l’octroi d’une nouvelle enveloppe de 7 millions. Cette aide à la société Sky Aircraft, qui visiblement manque de fonds, doit être discutée vendredi à huis clos, ce qui fait grincer quelques dents.

publié le 26/11/2011 à 05:00 conseil régional Skylander : l’Élysée sollicité
Le conseil régional a voté, hier, le nouveau coup de pouce de 7 M€ à Geci Aviation. Dans un courrier, le président Jean-Pierre Masseret demande le soutien du chef de l’État.

À l’exception de l’abstention du groupe UMP-Nouveau Centre, tous les conseillers régionaux ont voté hier, en commission permanente, la proposition de l’exécutif Masseret d’une rallonge financière de 7 M€ en avances remboursables à Geci. Laquelle fait suite à une précédente aide publique de 9,1 M€. L’avionneur, qui emploie deux cents salariés sur le site de Chambley autour du projet Skylander – « le Logan des airs » – traverse une passe délicate (lire RL du 22/11). Réclamant le déblocage des aides promises par l’État, Jean-Pierre Masseret sollicite l’arbitrage du président de la République. « Vous-mêmes, lors de votre visite au salon du Bourget en juin 2009, avez reconnu l’intérêt du projet en vous arrêtant au stand Geci », rappelle le président de la Région. Lequel souligne l’étape de transition que traverse l’avionneur : « Le projet est sur le point de passer à la phase de construction… » tout en insistant sur l’investissement personnel de Serge Bitboul, patron de Geci qui « a financé [engageant beaucoup de ses ressources propres] une grande part du projet en complément des aides de l’État et de la Région, sans encaisser de recettes commerciales ». Soucieux de respecter le calendrier prévoyant la livraison du premier appareil pour 2013, Jean-Pierre Masseret juge qu’ « une aide du Fonds stratégique d’investissement permettrait mécaniquement à des investisseurs privés de rejoindre le projet ». « Ce qui est sûr, Monsieur le Président, c’est que l’avion se fera, il volera. La seule question est donc celle-ci : sera-t-il fabriqué en Lorraine, en Inde, en Chine, ou quelque part en Europe ? »Pour donner du poids à sa requête, l’auteur de la missive revendique « l’appui du ministre de la Défense Gérard Longuet qui, dit-il, a toujours soutenu le Skylander ». Il invoque par ailleurs le projet du groupe Safran d’investir une nouvelle usine en Meuse, à Commercy. « Près de 400 emplois seront réalisés à terme. Le groupe américain Leach développe un nouveau bureau d’études à Sarralbe, en Moselle ». Pour conclure : « La Région est prête, pour sa part, à financer un centre de formation aux métiers de l’aéronautique sur le site de Chambley pour répondre aux besoins de la profession » considérant que « le dossier Skylander est un élément du dispositif ».

publié le 27/11/2011 à 05:00 la voix est libre Gourlot : « fier d’accueillir Marine »
Marine Le Pen a choisi Metz pour lancer officiellement sa campagne, le 11 décembre prochain au cours d’un « grand meeting ». Thierry Gourlot, président du groupe FN au conseil régional, l’a confirmé, hier, sur le plateau de La Voix est Libre, le rendez-vous politique de France 3 Lorraine, en partenariat avec Le Républicain Lorrain. « C’est un grand honneur que Marine nous fait en choisissant la Lorraine, région qui porte toujours haut et fort les couleurs de notre mouvement », s’est félicité le secrétaire départemental du Front national en Moselle. Dans le dispositif national de campagne, Thierry Gourlot occupera le poste de « conseiller au dialogue social » de la candidate, responsabilité qu’il partagera avec un autre Mosellan, Fabien Engelmann, venu du syndicalisme tout comme lui.

Au cours de l’émission, Thierry Gourlot a défendu les grandes lignes du programme du Front : sortie de l’euro, référendum sur le rétablissement de la peine de mort, « priorité nationale » en matière économique et sociale. Plus surprenant, ce cadre du parti d’extrême droite ne s’est pas déclaré opposé à l’instauration d’une TVA sociale. « Le débat est ouvert », a-t-il glissé. Interrogé sur le thème de la sécurité, il a fustigé « l’irresponsabilité de certains magistrats », profession qui, selon lui, « ne devrait pas pouvoir se syndiquer ».

Sur un plan régional, Thierry Gourlot a justifié le vote de son groupe, cette semaine, pour l’attribution d’une nouvelle subvention de la Région (7 millions d’euros) à Geci Aviation, le fabricant du Skylander. « Il y a eu débat en notre sein, c’est un pari sur l’avenir que nous faisons », a-t-il justifié. Abordant les législatives, il a confirmé que le Front national présenterait un candidat « dans toutes les circonscriptions de Lorraine » et que ces candidats se maintiendraient au second tour « partout où ils seront en position de le faire ». Lui-même devrait mouiller sa chemise et mener campagne dans l’une des trois circonscriptions messines – Metz 2 selon toute vraisemblance

publié le 02/12/2011 à 05:00 chambley Une compagnie russe commande 40 Skylander

Geci International, constructeur de l’avion Skylander basé à Chambley-Bussières (54), a annoncé, hier, la signature avec une compagnie aérienne privée russe d’un protocole d’accord pour la livraison, d’ici à 2014, de 40 unités de cet appareil de transport à hélices.

Ce contrat est d’un montant de 260 millions de dollars (environ 193 millions d’euros), a précisé le service de communication du constructeur aéronautique français.

Ces 40 appareils viennent s’ajouter aux 111 commandes fermes déjà enregistrées par le groupe Geci International, qui doit inaugurer le 13 décembre le hall d’assemblage du Skylander sur son site industriel de Chambley.

Le Skylander SK-105 est un avion bi-turbopropulseur rustique, capable de transporter 19 passagers ou jusqu’à 2,7 tonnes de fret dans des environnements difficiles.

L’avion, qui a engrangé en juin des commandes venant d’Asie lors du salon aéronautique du Bourget, est actuellement en phase de certification. Geci commencera à l’assembler à la fin de l’année, avant un vol prévu au premier semestre 2012.

L’appareil doit entamer ensuite un programme d’essais en vol, en vue de sa certification, pour pouvoir commencer à être livré à la mi-2013.

Geci International doit vendre au moins 200 avions pour rentabiliser son programme. Le groupe bénéficie de soutiens financiers de l’Etat et de la Région Lorraine, qui vient de lui accorder une avance remboursable de sept millions d’euros.

publié le 04/12/2011 à 05:00 politique | la voix est libre
L’énergie verte

De métier, elle préfère faire parler les gens. Mais hier, l’orthophoniste Éliane Romani a dû parler pour porter les positions d’Europe-Ecologie-Les Verts lors de l’émission La voix est libre, sur France 3. La responsable lorraine du mouvement a défendu avec force la candidature d’Eva Joly. « De son score dépendra la suite pour la politique écologique de la France », a expliqué l’adjointe au maire de Thionville.

Avocat enthousiaste de la transition énergétique, Éliane Romani a souligné que l’arrêt du nucléaire ne se ferait pas du jour au lendemain. Mais il faut selon elle songer à chercher de nouvelles sources d’énergie, à commencer par les « négawatts », les mégawatts que l’on ne dépense pas. L’écologiste a montré une grande réserve sur la future centrale solaire de Toul-Rosières. Elle s’est carrément opposée à la centrale à gaz de Hambach, productrice de gaz à effet de serre, qualifiée d’« aberration ».

Éliane Romani a indiqué qu’EELV est favorable à Ulcos, le stockage de CO 2 dans le sol, sous deux conditions : l’étanchéité du forage et le contrôle de la pression dans les poches. Pour la subvention au futur avion Skylander, qui devrait être construit sur la base de Chambley, elle a rappelé que le groupe écologiste du conseil régional a voté contre la subvention. « On devrait utiliser cette somme de façon plus efficace pour créer des emplois », a-t-elle expliqué, évoquant, par exemple, la filière bois.Europe Ecologie-Les Verts prépare aussi les élections législatives. La secrétaire régionale a manié l’euphémisme : « Avec Lunéville et Épinal en circonscription réservée, je ne peux pas dire que la région est particulièrement favorisée ». Ces deux circonscriptions s’annoncent comme imprenables à la droite. Le parti écologiste sera présent partout en Lorraine, sauf dans cinq circonscriptions (dont quatre en Moselle), en raison d’une présence forte du Front national.

publié le 05/12/2011 à 05:00 politique Précision écologiste

Précision écologiste
La plume a été trop prompte à s’emparer des propos d’Eliane Romani lors de l’émission La voix est libre, samedi matin sur France 3. La responsable régionale d’Europe Ecologie – Les Verts précise que le groupe écologiste n’a pas voté contre l’avance remboursable pour l’avion Skylander. Même si les élus écologistes ne sont pas favorables à la participation de la Région dans l’entreprise, ils ont voté par solidarité avec la majorité socialiste lors de la dernière discussion à propos de ce projet.


publié le 07/12/2011 à 05:00 politique
Skylander : Masson et Zimmermann dans le sillage de Masseret
À une semaine du débat d’orientation budgétaire, le patron de la Région réaffirme sa confiance dans le projet de l’avionneur Geci. Avec l’appui de deux parlementaires de droite.

Après avoir obtenu, le 26 novembre, le vote dans l’hémicycle lorrain – réuni à huis clos en commission permanente – d’une rallonge de 7 M€ en avances remboursables, Jean-Pierre Masseret reconsidère avec optimisme les perspectives d’envol du Skylander basé à Chambley. Un volontarisme renforcé depuis, par l’annonce effectuée par Serge Bitboul, patron de Geci, de la signature d’un protocole d’accord avec une compagnie russe pour la livraison, d’ici à 2014, de 40 unités de cet appareil de transport baptisé le « Logan » des airs, en raison de son faible coût et de sa rusticité. Ce contrat d’un montant de 260 millions de dollars (193 M€) s’ajoute aux 111 commandes déjà enregistrées par Geci International. « J’observe, un peu en connaisseur, que tous les plans sont finalisés. L’avion volera. La seule question qui se pose est de savoir où l’appareil sera finalisé », constate le président du conseil régional qui implore les pouvoirs publics de mettre la main à la poche. « Je l’affirme en connaissance de cause : Airbus n’aurait jamais vu le jour sans la puissance publique », explique-t-il en revendiquant un co-investissement public/privé. Des propos tenus, hier à Metz, lors d’une conférence de presse ayant pour thème le débat d’orientation budgétaire. En écho à sa récente demande d’arbitrage du chef de l’État, Jean-Pierre Masseret a reçu le soutien, plutôt inattendu, de Marie-Jo Zimmermann (UMP) et Jean-Louis Masson (DVD).

Projet Safran
À leur tour, les deux parlementaires mosellans sollicitent un coup de pouce de l’Élysée. Invoquant « les difficultés économiques beaucoup plus importantes que la moyenne nationale » que traverse la Lorraine, les signataires insistent sur les effectifs de 200 personnes, « dont la moitié d’ingénieurs », travaillant à Chambley. Et de conclure en plaidant pour le pôle aéronautique que Jean-Pierre Masseret appelle de ses vœux : « Nous faisons donc solennellement appel à vous pour que le Fonds stratégique d’investissement intervienne, ce qui n’est d’ailleurs ni plus ni moins que sa mission ». Nul doute que le patron de la Région appréciera un tel soutien. Lequel coïncide d’ailleurs avec la récente annonce de Gérard Longuet d’installer à Commercy une unité de production du groupe spécialisé dans les moteurs d’avion Safran.

Si elle se concrétise, l’implantation de Safran générera la création de 150 à 200 emplois à la mise en service de l’usine (d’ici 2015) et de 400 à terme (2020). Masseret y voit là, le nouvel indicateur de la possible création d’un pôle aéronautique lorrain.

publié le 09/12/2011 à 05:00 politique | conseil économique social et environnemental La Région invitée « à faire des choix politiques »
Face à la réduction des marges de manœuvre financières de la Région, le conseil économique social et environnemental de Lorraine incite la majorité Masseret à des orientations plus tranchées.

En préambule au débat budgétaire, jeudi prochain, le conseil économique social et environnemental de Lorraine (Cesel) a livré, hier à Metz, sa contribution dans l’hémicycle lorrain.

Plusieurs indicateurs inquiètent le président Roger Cayzelle. La démographie, tout d’abord : « Nous continuons, mois après mois, à voir partir de jeunes Lorrains sans que n’apparaissent, pour l’instant, un retournement de tendance ». L’orateur n’oublie pas pour autant les signes encourageants : le lancement de l’université de Lorraine ou encore les investissements de PSA à Trémery.

Une lettre à Sarkozy
Le Cesel tacle tout de même la majorité Masseret. Il « regrette l’absence de choix précis » de la politique régionale. Où sont les objectifs prioritaires ?, s’interroge l’assemblée socioprofessionnelle, en déplorant « l a diminution importante de la capacité d’épargne de la Région… et donc sa capacité à autofinancer des investissements ». Interpellé, Jean-Pierre Masseret se défend d’avancer à tâtons : « Il y a de la part de la Région des objectifs stratégiques. Après, ils sont partagés ou pas ».

Assurant pour un an encore la présidence de la Grande Région, l’élu promet de doter l’institution transfrontalière d’« un secrétariat permanent », qu’il installera au printemps à Luxembourg. Convaincu que cette singularité frontalière de la Lorraine devrait s’accompagner de crédits européens.

Martelant sa détermination sur le dossier de l’avion Skylander, qu’il veut voir assembler à Chambley, le patron du conseil régional exhorte à nouveau les pouvoirs publics à s’investir dans le tour de table de l’avionneur Geci. Après sa missive au chef de l’État, il vient d’écrire en ce sens à Nadine Morano, ministre de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, en évoquant la création sur l’ancienne base de Chambley d’un centre de formation aux métiers de l’aéronautique.

Au diapason, Roger Cayzelle confirme la démarche de soutien au Skylander exprimée par le Cesel, via une missive adressée à Nicolas Sarkozy.

COMME VOUS LE VOYEZ LE CIEL N’EST PAS LIMPIDE AUDESSUS DE CHAMBLEY!!! OH QUE NON!

 
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Skylander : un pas de plus vers la production

le 14/12/2011 à 14:25

La construction de l’usine du Sk-105 « Skylander » débutera l’an prochain.

Sky Aircraft, filiale de Geci International, a officiellement annoncé la construction du hall qui servira à l’assemblage des Sk-105 « Skylande » de série. Ce bâtiment de 15.000 m² sera situé sur l’aérodrome de Chambley, en Lorraine, où sont déjà installés les bureaux d’études de Sky Aircraft. La construction de ce hall doit débuter à la fin du printemps prochain, en vue d’être opérationnel en mars 2013. La cadence de production visée est de quatre avions par mois.

Le hangar qu’occupe actuellement Sky Aircraft à Chambley, servira dans un premier temps à l’assemblage des quatre Sk-105 d’essais (deux pour les essais en vol, un pour les essais statiques et un pour les essais de fatigue). Une fois le hall d’assemblage livré, ce hangar fera alors office de centre de livraison et servira également à la formation des pilotes.

Concernant le programme d’essais du Sk-105, le premier vol est prévu pour la fin de l’année prochaine. La réception des premiers outillages, d’ici la fin de cette année, permettra de démarrer la construction du premier prototype au printemps prochain. Environ douze mois seront nécessaires pour l’obtention du certificat de type de l’avion, ce qui permettrait alors d’envisager de premières livraisons pour 2014.

Selon Serge Bitboul, pdg de Geci International, le Sk-105 a reçu 10 commandes fermes (avec versement d’acomptes), de la part de deux opérateurs en Malaise et en Afrique. A cela s’ajoute 141 exemplaires qui font l’objet d’intentions d’achat et 500 autres en cours de négociation. A noter que l’armée de l’Air s’intéresse également à l’avion, et y voit un remplaçant possible pour ses Twin Otter.

François Julian

Air & Cosmos

 
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Effectivement…

REPUBLICAIN lORRAIN DU 15/12/2011
économie | inauguration à chambley
Skylander : « La production des prototypes est lancée »
Inauguration du site d’assemblage des prototypes, signature avec des équipementiers lorrains, plan de l’usine qui produira l’avion en série : Geci a donné hier des signaux concrets de l’avancée de son projet de Skylander.

Serge Bitboul est habité par la foi en son projet. Une foi qui peut déplacer des montagnes ! » Thierry Jean, élu, patron de PME est le président du cluster aéronautique lorrain Aériades.

LE FAIT DU JOUR
Il ne boudait pas son plaisir, hier matin, de participer à l’inauguration de la grande halle de Chambley, celle que la Région avait construite initialement pour le dirigeable de Jean-Louis Etienne, reconvertie en site industriel pour assembler les quatre prototypes du Skylander. L’immense hangar secoué par le vent accueillait élus, entrepreneurs de l’aéronautique, personnel de Sky Aircraft (la filiale de Geci Aviation qui va réaliser le Skylander), mais aussi quelques actionnaires de l’entreprise de Serge Bitboul. Ils ont pu découvrir cockpit et cabine du SK 105 dans sa maquette grandeur nature exposée en juin au salon du Bourget, et, reposant au sol, un panneau de voilure en aluminium de 9,30 m de longueur produite par un équipementier espagnol, Masa. « Là, vous voyez clairement que ça avance. Cet avion est techniquement abouti. 90 % de l’outillage est prêt. Les fournisseurs usinent les pièces. D’ici le mois de mars 2012, nous recevrons les premiers sous-ensembles qui seront assemblés ici », explique le directeur industriel René Brunel. La halle est louée à l’avionneur par la Région, le temps de réaliser les quatre prototypes, ces avions d’essais dont le premier vol est toujours programmé au second semestre 2012. « La phase de production des prototypes est lancée » affirme un Serge Bitboul lyrique quand il parle de son bébé, « ce superbe avion qui va marquer l’histoire de l’aviation. »

L’usine en 2013
Serein, le PDG de Geci International rappelle les 151 projets de commandes et protocoles d’accord du SK 105, un bi-turbopropulseur « porté par une équipe motivée de 200 personnes et soutenu par une volonté politique forte et déterminante », dit-il citant pêle-mêle Jean-Pierre Masseret président de la Région, Gerard Longuet aujourd’hui ministre de la Défense, le président de la République. « Nous n’avons pas été défaillants nous avons toujours eu le souci d’accompagner ce projet », confirme Jean-Pierre Masseret. Ce dernier est optimiste sur l’aide en capital escompté du FSI (Fonds stratégique d’investissement). Serge Bitboul de son côté compte solliciter l’engagement d’un grand groupe alors qu’il serait aussi question d’une enveloppe du Grand Emprunt pour les investissements d’avenir afin de boucler son financement d’ici le début de l’année prochaine. « N’oublions pas que Geci engage plus de 2 M€ par mois pour payer ses 200 salariés en Lorraine, alors que ce projet n’a encore généré aucun chiffre d’affaires », souligne Thierry Jean.

En attendant, la maîtrise d’ouvrage de la future usine d’assemblage des avions de série avance. Francine Aubry-Begin, directrice de la SEBL (Société d’équipement lorrain) a présenté ce projet dont les permis de construire seront déposés avant la fin du mois. L’usine de 15 000 m², de 19 m de hauteur et de 66 m de portée sans pilier bâtie par Pertuy construction pourrait voir sortir ses premiers SK 105 de série fin 2013. Entre-temps, l’avion lorrain devra décrocher son DOA (l’agrément d’organisme de conception) pour mi 2012 et la certification après les premiers essais en 2013 avec l’obtention de son permis de voler.

dANS LE REPUBLICAIN ORRAIN DU 24/01/2012
économie
Skylander : le tour de table bientôt bouclé ?

La petite phrase lâchée par Jean-Pierre Masseret en pleine session du Cesel a fait mouche : « La grande question aéronautique trouvera une réponse cette semaine ». Voilà qui pourrait sonner comme la confirmation de la rumeur qui agite, depuis plusieurs jours, « les milieux autorisés ». En clair, le tour de table financier – autour de 100 M€ manquants – indispensable à l’avionneur Geci International pour poursuivre son projet Skylander et le conduire à son terme serait sur le point d’être bouclé. Notamment grâce à une forte participation de l’État.

Jusque-là, la Région a investi 9, puis 7 M€ en avances remboursables dans ce projet d’avion bi-turbo propulseur transporteur de fret. Sur un investissement global de plus de 180 M€. Mais la Région pourrait à nouveau mettre la main à la poche, afin de permettre à Geci de rattraper les six mois de retard pris en raison de l’examen du dossier par le Fonds stratégique d’investissement.

Le financement constituait jusque-là le maillon faible d’un dossier industriel dont Jean-Pierre Masseret va répétant que la seule question qui se pose désormais est de savoir si l’avion sera assemblé ou non en Lorraine : « Ce dont on est sûr, désormais, c’est que le Skylander volera. Mais où ? » En effet, si d’aventure les constructeurs Bombardier ou Embraer récupéraient l’affaire, il y a peu de chance qu’ils consentent à aligner leurs équipes sur la base de Chambley.

dANS LE R2PUBLICAIN LORRAIN LE 25/01/2012
Geci : l’action décolle
Geci international, dont l’action a décollé hier après un bond « colossal » de 38 % à 2,07 € dans un volume « impressionnant » de 11 % du capital échangé, a dû suspendre sa cotation en bourse, à la demande de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Dans le même temps, le cours de Geci-Aviation, après un gain de 25 % à 1,01 €, a également été suspendu.

Un mouvement boursier provoqué par l’information parue dans nos colonnes hier, dans laquelle Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine, évoquait l’issue probable cette semaine du plan de financement du projet de l’avion lorrain Skylander. Un propos qui a en tout cas déclenché d’importantes spéculations.

En attendant, Serge Bitboul, le PDG de Geci International, doit annoncer aujourd’hui les résultats du premier semestre de l’exercice 2011/2012. Une publication qui a justement été reportée à deux reprises, en raison des négociations financières menées pour le Skylander.

Dans le Républicain Lorrain de ce jour :

L’Etat à la rescousse de l’avion lorrain Skylander
Nadine Morano a confirmé, hier, l’engagement financier de l’Etat à hauteur de 60 M€ dans le projet de l’avionneur Geci. La Région réinjecte 5 M€ en fonds de roulement.

Lors de l’assemblée plénière du Cesel (Conseil économique, social et environnemental de Lorraine), Jean-Pierre Masseret avait publiquement annoncé du nouveau « d’ici la fin de la semaine » concernant la filière aéronautique lorraine. Comprendre, l’imminence du bouclage du tour de table financier permettant à l’avionneur Geci de poursuivre son projet de turbopropulseur Skylander sur le site de Chambley. Puis, jugeant sa confidence trop prématurée, le patron de la Région s’était livré à un exercice de rétropédalage séance tenante (lire RL du 24/01/12). Trop tard cependant pour empêcher une flambée des actions Geci, dont les cours à la hausse ont fait l’objet d’une suspension de cotation, afin d’endiguer les mouvements spéculatifs. Par ailleurs, l’entreprise a reporté au 31 janvier la publication de ses résultats semestriels. Les cotations, elles, reprendront le 1 er février…

Le black-out imposé par Paris a finalement volé en éclats, hier, lors de la session budgétaire au conseil régional. Grillant la politesse à Jean-Pierre Masseret, Nadine Morano a confirmé la participation de l’Etat dans le projet de l’avionneur. Celui-ci bénéficiera ainsi d’un apport de 60 M€ (30 M€ via le Grand emprunt et 30 M€ via le Fonds stratégique d’investissement). Une enveloppe qui s’ajoute aux 110 M€ déjà apportés dans un dossier dont le coût global est évalué à 230 M€. En complément, 56 M€ seront apportés par l’actionnaire Geci, ainsi qu’un investisseur privé.

Relancer la mécanique
De son côté, la Région Lorraine devrait voter aujourd’hui, en commission permanente, une avance de trésorerie de 5 M€ à l’avionneur confronté à un urgent besoin de cash. Manière d’éloigner le risque d’un scénario de cessation de paiement, fin janvier. Ce « geste » du conseil régional s’ajoute donc à ses deux précédentes participations, de 9 et 7 M€ votées sous forme d’avances remboursables.

En relançant une mécanique passablement grippée, l’entrée en scène de l’Etat ouvre la porte à l’assemblage du Skylander sur l’ancienne base de Chambley. La prochaine étape industrielle porte sur la finalisation du prototype… Conséquence immédiate, au plan politique, gauche et droite jouent désormais à l’unisson sur un dossier longtemps sources de divisions. « Je m’en félicite. Si demain on peut voir aboutir ce projet, j’en serais heureux. Sans cet appui, le conseil régional ne pouvait tout seul soutenir ce dossier », claironne Jean-Pierre Masseret, résolument consensuel. « Ce qui faisait notre réserve, c’était l’intervention de la Région à travers un pacte d’actionnaires qui ne nous avait pas été présenté », justifie rétroactivement Nadine Morano. Et Jean-Pierre Masseret de conclure, en direction de son interlocutrice, cette fois au diapason : « Si Skylander arrive à son terme, je forme le vœu qu’ensemble nous réfléchissions à un projet de formation aux métiers de l’aéronautique sur Chambley ». Une promesse d’avion… Un ange passe.

LE MAUVAIS FEUILLETON CON TINUE

 
Membre

Pourquoi trouves-tu que c’est un mauvais feuilleton? Ce projet me semble prometteur puisqu’il intervient dans un créneau (petits avions de transport rustiques) où il y a peu de concurrents.

devoitine520 
Participant

Simplement qu’habitant en Lorraine et voyant l’état de certaines infrastructures telles que les routes j’ai du mal à entendre dire que le conseil général va débloquer X centaines de millions d’euros pour aider ce constructeur à aboutir dans un projet qui, à terme ne créera qu’un minimum d’emplois en région… Voilà pourquoi je parle de mauvais feuilleton.

 
Membre

C’est le conseil régional qui participe au projet Skylander, et il n’a pas de compétences en termes de routes…qui sont de la responsabilités du conseil général.

Franchement, si ça peut contribuer à créer quelques centaines d’emplois sur le site de Chambley, c’est quelques millions bien investis, d’autant qu’il y a des emplois induits, difficilement mesurables: sous-traitance, fournisseurs…Bien mieux investis en tout cas que les réalisations somptuaires de certaines collectivités locales: un aéroport subventionné à Besançon et un à Dijon par deux régions différentes alors qu’ils sont à 50 kms l’un de l’autre, des statues à la gloire de Lénine à Montpellier…

devoitine520 
Participant

VIENDRA ? VIENDRA PAS ?

publié le 04/02/2012 à 05:00 économie | skylander
Le mystérieux acheteur russe attendu à Chambley
Le mystérieux acheteur russe d’un total de 300 Skylander, dont beaucoup doutaient, est attendu à Chambley, du 13 au 15 février, pour tester l’adaptation de la


des airs lorraine au marché de l’Est.

Alors qu’en Russie des doutes se faisaient jour sur la réalité de l’acheteur russe des Skylander lorrains, nous avons obtenu des précisions déterminantes sur la société Aviamost, dont le site Gazetta.ru ne retrouvait pas la trace. Son directeur général Viktor Alexandrovitch Medvedev est d’ailleurs attendu à Chambley, du 13 au 15 février prochain, avec une équipe « d’une dizaine de personnes », comme nous l’a confirmé, hier soir, Serge Bitboul. Secret jusqu’àlors sur ce mystérieux client, qui souhaite acquérir au total 40 Skylander et, à terme, 260 unités de plus, le PDG de Geci précise en exclusivité le deal passé avec ce partenaire privé tant attendu. « Ils sont venus en octobre à Chambley pour évaluer le Skylander et nous sommes descendus dans le Sud de la France avec eux pour leur présenter un de nos sous-traitants », explique Serge Bitboul, en pleine opération déminage.

Clé d’entrée
L’association avec Medvedev et Aviamost serait en fait une clé d’entrée essentielle sur le marché russe pour l’avionneur lorrain. « La demande est très importante tant pour le transport passager que le fret. En effet, les infrastructures russes étaient plutôt manquantes, disposer d’un avion de ce type, rustique, pourrait permettre de désenclaver des villes et des villages », poursuit Serge Bitboul. C’est d’ailleurs dans cette optique que la délégation russe fait le déplacement à Chambley : il s’agira d’évaluer la capacité d’adaptation de la Logan des airs aux rudes conditions météorologiques russes. « Il faut voir le détail de la protection contre le froid et par exemple, les possibilités de créer un Skylander équipé de skis pour l’atterrissage sur la neige », indique le PDG de Geci. Les discussions avec Aviamost seraient suffisamment avancées, pour que le lien entre les deux se précise. Ainsi, le projet prévoirait la création « d’une base d’importation, de support produit, de services, d’entretien, de maintenance et de formation des pilotes » à Oulianovsk, la future Cité de l’air en cours d’édification en Russie. « Je vous confirme que ce site est clairement envisagé par M. Medvedev, même si la réflexion est toujours en cours », indique Serge Bitboul. Autre atout du duo Aviamost-Geci : les droits de douanes, qui auraient considérablement baissé et aujourd’hui fixés entre « 3 et 8 % ». Le projet pourrait enfin bénéficier des subventions locales, grâce à ce partenaire du cru, « connu dans le milieu aéronautique ». Il faut d’ailleurs savoir que son ancienne société, Vityaz Aviacorporation, était en contact avec un des concurrents du Skylander, le Twin Otter 400 revu et corrigé, mais qui aurait connu « des difficultés de certification compte tenu de sa révision globale », croit savoir Serge Bitboul.

Spéculations ?
Le cours de l’action Geci a bondi en Bourse après l’annonce de progrès importants sur le financement avec le soutien de l’État de son nouvel avion de transport, le Skylander, et de la signature d’un protocole d’accord avec une mystérieuse société russe, Aviamost. Ce protocole porte sur la fourniture à Aviamost de quarante appareils avec une option pour 260 supplémentaires, un contrat potentiel de 2 milliards d’euros. Dans un article intitulé Intox française gonflée à deux milliards d’euros, le quotidien en ligne Gazeta.ru a souligné n’avoir pas pu identifier la société Aviamost, qui selon le site serait fantôme et utilisée par Geci pour spéculer sur son titre. Il écrit que des experts russes soupçonnent une spéculation boursière. Des recherches indépendantes n’ont pas non plus permis de confirmer l’existence de l’entreprise. Sollicité, Serge Bitboul a expliqué que la société Aviamost était pilotée par un homme d’affaires du nom de Viktor Alexandrovitch Medvedev, qu’il a personnellement rencontré en 2011 au Salon du Bourget et sur lequel il a obtenu des assurances d’une banque russe. « De nombreux échanges ont lieu avec les dirigeants de la société Aviamost sur les conditions d’importation d’avions Skylander en Russie et sur le financement des opérateurs prêts à acquérir ces avions. »

Alain MORVAN.

OUI MAIS… CAR IL Y A UN MAIS


>

lire çà: http://web.wort.lu/wort/web/fr/europe_et_monde/articles/2012/02/175277/aviamost-nexiste-pas.php

devoitine520 
Participant

publié le 05/02/2012 à 05:00 médias
Skylander : P. Abate « relativement confiant »

Patrick Abate s’est dit « relativement confiant » pour l’avenir du projet Skylander, développé sur la base de Chambley par Geci, alors que bien des questions demeurent sur la manière dont la société entend boucler son tour de table. « Il manque 110 M€. Si l’État [qui a promis d’engager 60 M€ de financements publics] et l’entreprise [qui doit apporter 50 M€ de fonds propres] font leur boulot, le projet sera lancé », veut croire le maire de Talange, vice-président du conseil régional de Lorraine, chargé des équipements structurants.

L’élu du Front de gauche était, hier, l’invité de La Voix est l ibre sur France 3 Lorraine. Le projet d’avions bi-turbopropulseur « tient techniquement la route, le marché est là et nous, Région, avons fait notre boulot en apportant 21 M€ d’avances sur trésorerie. L’avion se fera de toute façon », a assuré M. Abate. Il s’est toutefois montré très circonspect sur les prétendues commandes d’Aviamost, mystérieux client russe annoncé par Geci qu’un site d’information de Moscou, Gazelta.ru, a qualifié cette semaine de « client fantôme » .

Élu il y a trois mois président du conseil d’administration de l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine, dont l’exploitation a été reprise par la Région, Patrick Abate se dit « optimiste » pour l’avenir de la plate-forme. « Nous avons plusieurs contacts pour des lignes supplémentaires et travaillons au développement de la Zac aéroportuaire », a-t-il évoqué, insistant sur « le caractère métropolitain de cet outil ».

Candidat du Front de gauche dans la 1 re circonscription de Metz, Patrick Abate, allié des socialistes au conseil régional, a justifié sa candidature face à Aurélie Filippetti, investie par le PS. « La sympathie et les convergences n’excluent pas quelques divergences et le débat démocratique. Nous travaillons ensemble, mais nous avons aussi des propositions à faire et des convictions à défendre. »

Interrogé sur l’avenir de la sidérurgie lorraine, Patrick Abate s’est dit partisan d’une « prise en main par l’État », dans un secteur « aussi stratégique ». « Nationaliser ou citoyenniser, appelez ça comme vous voudrez, il faudra mettre l’entreprise face à ses responsabilités, c’est clair et net », a martelé l’élu, sans plus de précisions.

N. B.

devoitine520 
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REPUBLICAIN LORRAIN mercredi 8 février 2012, 08:59

Skylander : Aviamost n’a pas encore les fonds

Aviamost, qui a signé un protocole pour 40 avions Skylander et une option pour 260 autres, espère pouvoir boucler son financement en mars.

A chaque jour son lot de révélations et de rebondissements autour de l’avionneur lorrain Geci et de son mystérieux client russe.

La société Aviamost, qui a signé avec lui un protocole pour 40 avions Skylander et une option pour 260 autres, ne dispose pas encore des financements et espère résoudre cette question en mars, a indiqué, hier, son directeur général.

« Nous essayons d’inclure notre projet au sein du programme d’Etat de développement de l’aviation régionale. Par ailleurs, une série de banques sont intéressées. Nous préparons actuellement l’argumentaire économique, et courant février, le 30 mars au plus tard, la question du financement de ce projet doit être réglée », a expliqué Viktor Medvedev, directeur général d’Aviamost.

Subventions
Le gouvernement russe, face à la vétusté des appareils petits porteurs en Russie, a annoncé le lancement d’un plan pour financer l’achat d’avions destinés à équiper les compagnies régionales russes. Aviamost compte notamment sur le fait que les autorités russes ont émis, fin janvier, un décret prévoyant que l’Etat russe subventionnera à hauteur de 30 % l’acquisition d’avions de moins de 20 places.

Ces nouvelles n’inquiètent pas Serge Bitboul : « Si des journalistes ont retrouvé Viktor Medvedev et Aviamost, c’est donc qu’ils existent », ironise le président de Geci, faisant référence à des informations qui avaient qualifié cette société de fantôme.Il ne voit, par ailleurs, rien de surprenant dans cette annonce : « Vous connaissez beaucoup de sociétés capables d’acheter cash des avions ? Cela n’existe pas. Bien évidemment que je suis au courant du plan de financement d’Aviamost. J’ai même présenté notre projet à une des banques qu’ils ont sollicitée et qui voulait en savoir plus. ».

Viktor Medvedev a indiqué chercher à faire inscrire les Skylander dans la commande que formulera l’Etat russe, sans cacher que la tâche serait ardue, la Russie souhaitant en premier lieu commander des avions russes. « Ils sont très compétents sur les gros avions mais ils ne fabriquent pas de petits avions », rassure Serge Bitboul.

Le Skylander est en concurrence avec l’avion canadien de Viking air, le Twin Otter, et des appareils américains. Son prix, hors option, est de 6,5 M€ par unité, soit au moins 260 M€ pour 40 exemplaires et près de 2 milliards si l’option est levée.

Rappelons que Geci a bénéficié de la part du conseil régional de Lorraine de 16,5 M€ d’avances remboursables et de 5 M€ d’avances sur trésorerie. L’Etat français a par ailleurs annoncé investir 60 M€ dans ce projet d’avion de transport à hélices.

devoitine520 
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publié le 14/02/2012 à 05:00

Skylander : ça se précise avec le russe Aviamost


Serge Bitboul, Viktor Medvedev

Viktor Medvedev, le patron de la société Aviamost, qui projette d’acquérir jusqu’à 300 Skylander, est à Chambley pour trois journées de travail. « En Russie, il existe un vrai besoin pour ce type d’avions. Il y en avait 5 000 il y a 30 ans, aujourd’hui plus qu’une centaine », a expliqué Medvedev. Serge Bitboul, PDG de Geci, a bon espoir de finaliser la vente d’ici à fin mars.

L’article en page intérieure:


Serge Bitboul, Viktor Medvedev et son bras droit Victor Kononenko dans les locaux de SkyAircarft hier après-midi.

En Russie, on comptait jusqu’à 5 000 avions de ce type dans les années quatre-vingt. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une centaine. Nous avons un réel besoin. C’est pour ça que nous sommes ici aujourd’hui. » Victor Medvedev, 55 ans, est le manager général d’Aviamost, cette société russe qui a beaucoup intrigué le monde de l’aéronautique, alors qu’était annoncée, par Geci International, fin 2011, la signature d’un protocole d’intention d’achat de 40 SK 105 avec 260 options supplémentaires.

Adaptations
On parlait alors de société fantôme. Or, Victor Medvedev était, hier, sur la base de Chambley avec une délégation de sept personnes pour voir de plus près l’avancement du projet de l’avion lorrain. Il y restera encore deux jours. « Nous sommes venus étudier l’avion. Il faudra y apporter des adaptations pour être utilisé en Russie, où il devra obtenir une certification », laisse entendre le patron d’Aviamost qui devrait bénéficier de 30 % de subventions publiques pour acquérir puis revendre le Skylander à des compagnies russes. « Ce sera le distributeur de notre avion. Nous allons travailler en partenariat avec Aviamost pour adapter l’avion afin qu’il soit opérationnel en Russie », confirme Serge Bitboul plutôt satisfait de couper court aux rumeurs les plus fantaisistes qui ont couru sur cet opérateur russe.

Signature avant fin mars
Les équipes d’Aviamost devraient revenir d’ici une quinzaine de jours à Chambley pour finaliser les adaptations à apporter à cet avion. Serge Bitboul parle « de protection contre le froid, de l’usage de moufles et de skis pour l’atterrissage sur neige. » Par ailleurs, il n’exclut pas d’apporter des modifications demandées par son client et d’inclure des équipements d’origine russe au Skylander. En Russie, une base logistique servira de support à l’importation du Skylander à Oulianovsk où doit sortir de terre, la future Cité de l’air. « On y formera aussi les personnels pour la maintenance et le pilotage », affirme le PDG de Geci. Les conditions d’importation seront grandement favorisées par l’allégement des droits de douanes abaissés autour de 3 à 8 %. Serge Bitboul a bon espoir de finaliser cette vente ferme de quarante unités assortie de 260 options « d’ici la fin du mois de mars. »

Les gens d’Aviamost ont pu découvrir la grande halle d’assemblage du Skylander où les outils et équipements fabriqués par les sous-traitants se mettent en place. Les prototypes y seront construits mais ne voleront qu’en septembre 2013, avec un an de retard sur le calendrier initial. En attendant, Serge Bitboul confirme qu’il présentera en avril le plan de financement définitif avec le nom des partenaires privés. Et il n’est pas question dans ce tour de table de constructeur aéronautique type Bombardier ou Embraer comme l’avait laissé entendre Jean-Pierre Masseret, le président du conseil régional de Lorraine, ni du reste d’équipementiers français. « Il s’agit d’investisseurs privés, de sociétés de leasing, qui montent au capital pour participer à cette aventure », termine le PDG de Geci.

devoitine520 
Participant

publié le 15/02/2012

Aides au Skylander : l’Europe enquête

La Commission européenne a ouvert une enquête sur les aides publiques qui sont accordées à Geci International pour son futur Skylander.

La Commission européenne a ouvert une enquête sur Geci International. Elle s’intéresse aux différentes aides apportées dans le cadre du développement du futur Skylander, un avion à bi-turbopropulseur. Cette enquête a été initiée après la demande d’un particulier. Celui-ci a consulté le registre relatif aux aides d’Etat et constaté que l’entreprise n’y figurait pas.

Le droit européen considère que la Commission européenne doit être informée lorsque des aides sont accordées par l’Etat à une entreprise. Il s’agit de garantir la concurrence entre les différentes entreprises d’un même domaine. Cette notification permet à l’Europe de valider ou non l’aide. En cas d’invalidation, les subventions déjà versées pourraient être récupérées.

« Nous allons répondre aux questions qui nous seront posées, pondère Jean-Pierre Masseret, le président du conseil régional de Lorraine. Tout cela est assez ordinaire. » L’élu ne montre pas de signe d’inquiétude, habitué à voir contrôler l’usage des fonds européens gérés par la Région.

« Nous avons tout fait sous forme d’avances remboursables , ajoute Jean-Pierre Masseret. Nous ne venons pas fausser la concurrence. » Le président de la Région Lorraine ajoute que Geci n’est ni Airbus, ni Dassault, ce qui justifierait de ne pas avoir signalé les aides à la commission. Geci International indique pour sa part n’avoir aucune information sur l’enquête. De fait, la Commission européenne va mener son dialogue avec l’Etat français.

« Volonté de nuire »
« Ce qui me désole, c’est l’anonymat de la dénonciation, reprend Jean-Pierre Masseret. Cela fait partie des gens qui s’agitent et ne sont pas soucieux de l’intérêt général, mais simplement de gêner un dossier. Ils vont finir par y arriver. » Cette volonté de nuire au dossier Skylander, le président du conseil régional ne se l’explique pas. Lui voit dans cet avion l’opportunité de créer de l’emploi « en donnant naissance à un avionneur français, ce qui est exceptionnel ».

La Région Lorraine a versé trois avances remboursables au Skylander, pour un peu plus de 21 millions d’euros. La dernière date du 27 janvier, pour 5 M€ et doit être remboursée avant le 30 novembre. L’Etat a également annoncé le déblocage d’une enveloppe de 60 M€.

Je disais précédemment « MAUVAIS FEUILLETON! » je persiste et signe!
DEVOITINE520

devoitine520 
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MONTAGE FINANCIER HASARDEUX (FOIREUX ???) et PREVISIONNEL DE LIVRAISON UN TANTINET OPTIMISTE (UTOPIQUE ???) … LES DERNIERES NEWS DU SKYLANDER DANS LE REPUBLICAIN LORRAIN DU SAMEDI 14 AVRIL 2012…

<<Ciel menaçant sur l’avenir de l’avion Skylander

Nouvelle embûche pour le Skylander. Le programme de l’avion lorrain de Geci serait sous-financé de 70 M€. Un rapport d’experts mandatés par les pouvoirs publics l’affirme. La cotation en bourse a été suspendue hier.

Le projet d’avion français Skylander est largement sous-financé dans son montage actuel et nécessiterait des dizaines de millions d’euros d’investissements supplémentaires. Ce sont les conclusions d’un rapport d’experts mandatés par les pouvoirs publics qu’a pu consulter l’agence de presse Reuters, laquelle en publie les grandes lignes. Ces experts estiment le coût total du projet à 306 M€, soit 70 M€ de plus que prévu. Ils jugent le plan d’affaire bien trop optimiste tant en termes de marché potentiel que de cadence de production.

C’est un nouvel obstacle qui se profile pour Serge Bitboul, le PDG de Geci International, qui devait annoncer, début avril, la finalisation de son plan de financement. Un plan auquel l’État apportait une contribution importante de 60 M€ via le FSI (Fonds stratégique d’investissement) et le Grand emprunt, chacun à hauteur de 30 M€. La Région Lorraine ayant de son côté déjà engagé plus de 20 M€ d’avances remboursables. « Mais à ce stade du programme, l’État avait en effet demandé, avant le printemps, un audit sur ce projet pour lequel il s’apprête à engager 60 M€ », confirme-t-on du côté de la préfecture de Région. En attendant justement de connaître les partenaires financiers privés sollicités par Geci pour compléter un plan de financement de plus de 215 M€, auquel manquaient toujours 40 M€ et que Serge Bitboul promettait de dévoiler courant avril.

« Positif sur le plan technique »
La direction de Geci avait, début 2012, pris les devants en annonçant un recalage de son calendrier et un premier vol retardé d’un an et fixé à septembre 2013. Sur les travaux des experts, Geci s’était réjoui dans un communiqué, le 6 avril, « des premières conclusions positives pour la qualité technique de l’avion, son positionnement, et le professionnalisme des équipes et l’industrialisation qui ont été favorablement appréciés. » Mais le groupe n’a pas encore réagi à son sous-financement, reportant son avis lorsque « les audits seront terminés. »

Du côté de la Région Lorraine, on reste prudent. « On a fait notre travail, Geci doit faire le sien », précise Patrick Abate, vice-président du conseil régional qui « s ’étonne de toutes ces difficultés qui jalonnent ce projet. » Il songeait sans doute aussi à l’enquête diligentée par la Commission européenne, à la suite de la plainte d’un particulier, sur 50 M€ d’aides publiques françaises accordées à Geci International pour son futur avion ( lire RL du 15 février 2012).

Il n’en reste pas moins que les experts jugent peu réaliste la prévision de livraison de 1 500 avions sur 15 ans, « pour un marché délaissé par les constructeurs et sur lequel la location et l’occasion assurent une partie de la demande. » Les experts préconisent plutôt un programme de 1 000 appareils sur 20 ans, soit une cadence de 48 livraisons par an, alors que « la production moyenne de ce type d’avions n’excède en général pas 40 unités par an. » Autre manque relevé par les experts : Geci ne laisse aucune marge aux aléas propres au secteur aéronautique, aux nouvelles adaptations nécessaires dans le cycle de vie de l’appareil.

Dès l’annonce des experts, Geci International a suspendu la cotation en Bourse, hier. Un cours qui avait bondi de 88 % depuis le début de l’année suite à l’annonce d’une commande du Russe Aviamost pour 40 avions fermes et 260 options ( lire RL du 14 février). La capitalisation de l’entreprise approche désormais les 84,9 M€. Ce rapport va sans doute obliger Geci à revoir sa copie. En s’adossant peut-être à un groupe aéronautique comme le souhaiteraient les pouvoirs publics, voire encore à retarder son programme. D’aucuns craignent surtout de voir s’éloigner ce projet de Lorraine s’il devait survivre.

le mauvais feuilleton continue…

 
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Le Skylander, idée de génie ou mirage ?

Le Skylander, un avion de moins de 20 places conçu par la société Geci Aviation, vise un marché mondial de 11.000 appareils. Conçu et fabriqué en Lorraine, terre sinistrée, il s’est attiré la bienveillance des politiques. Las, le FSI vient de renoncer à financer le projet. Motif : la facture du projet s’envole. Fin de partie ou nouvelle péripétie ? Histoire d’une aventure industrielle.

Il ne suffit pas de porter un projet intéressant, d’avoir déjà créé 200 emplois en Lorraine et d’être soutenu par toute la classe politique, pour avoir un accès automatique aux financements publics. Encore faut-il démontrer la qualité de son « business plan ». Pour n’avoir pas su convaincre les experts mandatés par l’Etat de lui fournir les 60 millions d’euros d’argent public nécessaires à la poursuite de son rêve (« Les Echos » d’hier), Serge Bitboul, le fondateur et PDG de la société d’ingénierie aéronautique Geci International, se retrouve cette semaine avec un gros problème. Il va devoir, soit arrêter les frais, soit passer le relais à un industriel ayant l’envergure suffisante pour achever le développement de l’avion dont il rêve depuis une décennie.
Sur le papier, le Skylander -tel est son nom -a pourtant tout pour plaire. Conçu pour transporter 19 passagers ou 2,7 tonnes de fret, muni au choix de roues, skis ou flotteurs pour se poser aussi bien sur les pistes africaines en latérite que dans les étendues glacées de Sibérie ou les atolls les plus reculés des Maldives, l’appareil promet en effet de révolutionner un pan entier du transport aérien, celui des avions à tout faire. Sorte de 4 × 4 des airs répondant à une multitude de besoins -évacuation sanitaire, transport de poisson, surveillance aérienne, parachutage… -, le Skylander a trois qualités fondamentales. Il est simple (commandes mécaniques, train d’atterrissage fixe, cabine non pressurisée), robuste et économique : 6,5 millions d’euros seulement, au prix catalogue.

Produire 1.500 avions d’ici à 2030

De quoi, selon son promoteur, faire un tabac sur le marché des avions de moins de 20 places, d’autant plus prometteur que les grands avionneurs comme Airbus ou Boeing le délaissent. Sur ce créneau, il faut non seulement préparer la relève des 12.000 turbopropulseurs légers en service dans le monde, mais aussi répondre aux besoins nouveaux des pays émergents. Or, une poignée d’industriels offrent soit des avions conçus dans les années 1980, soit des appareils apparemment plus modernes comme le Twin Otter 400 du canadien Viking -sorti en 2008 -, mais dérivés de modèles remontant aux années 1960.

Créé pour sa part avec les outils informatiques les plus récents de Dassault Systèmes, le Skylander donne dans ces conditions « un vrai coup de vieux aux autres », s’enthousiasme Serge Bitboul. Son ambition ? Produire 1.500 avions d’ici à 2030, soit 13 % environ d’un marché mondial qu’il estime à 11.000 unités sur la période. Un chiffre en apparence raisonnable : dans la catégorie des avions à tout faire, le mythique appareil américain Douglas DC-3 fut construit à plus de 10.000 exemplaires -sans compter les copies russes et japonaises.

Sur le papier, l’avion est donc parfait. Il est même idéal en ces temps où l’impératif est de réindustrialiser la France. Car en 2008 Geci International a implanté Sky Aircraft, sa filiale spécialement créée pour assembler le Skylander, sur une ancienne base aérienne de l’Otan située à Chambley en Meurthe-et-Moselle, au coeur d’une région Lorraine meurtrie par la crise de la sidérurgie. Et le président socialiste de la région, Jean-Pierre Masseret, s’enthousiasme pour ce projet au coeur de son ambition de créer un pôle aéronautique lorrain.

Pourtant, le dossier comporte bien des zones d’ombre. Il a, d’ailleurs, failli capoter à plusieurs reprises. Tout commence au début des années 2000, quand Serge Bitboul cherche à diversifier son entreprise. Ses bureaux d’études viennent de concevoir un avion d’entraînement pour la Corée du Sud et un biturbopropulseur de transport régional pour l’Indonésie. Pourquoi ne pas en dessiner un autre mais cette fois pour son propre compte, sur le marché des avions de brousse dont une étude de marché lui montre le potentiel ? L’entrepreneur contacte alors le Britannique Desmond Norman. Ce concepteur réputé d’avions rudimentaires lui dessine des premières esquisses suffisamment prometteuses pour que Serge Bitboul envisage un appel de fonds lui permettant d’aller plus loin. Mais les attentats du 11 septembre 2001 ruinent pour un moment tout espoir de lever des capitaux. Puis, en 2002, Desmond Norman décède, et la même année Geci manque de peu d’être entraîné dans la faillite de l’avionneur Fairchild Dornier, son principal client.

Convaincu cependant de la viabilité de son projet, Serge Bitboul n’abandonne pas. Il maintient en veille une équipe d’ingénieurs en Roumanie, et fait le tour des régions qui pourraient l’aider à passer à la phase industrielle. Le dossier Skylander survole ainsi Nantes, Tarbes, et Evora au Portugal. Puis, en 2008, Olivier Darrason, fondateur de la société de conseil en stratégie CEIS et très bien introduit en Lorraine comme dans les milieux de l’aéronautique, présente Serge Bitboul à Jean-Pierre Masseret ainsi qu’à son prédécesseur à la tête de la région Gérard Longuet, actuel ministre de la Défense. A partir de là, « j’ai été mis en contact avec les cabinets de Nicolas Sarkozy, François Fillon et Jean-Louis Borloo, se souvient Serge Bitboul. Ils ont appelé nos prospects et vu qu’il y avait un vrai marché. »

Les aides publiques affluent alors, indispensables pour Geci, cette PME qui ne fait à l’époque que 40 millions d’euros de chiffre d’affaires alors qu’elle estime à une centaine de millions le coût de développement du Skylander. Principal mécène, la région investit massivement dans l’aménagement de la zone de Chambley puis, entre mai 2010 et janvier 2012, débloque un total de 21,1 millions d’euros d’aides remboursables. L’Etat, pour sa part, octroie toute une série d’aides, au titre de l’aménagement du territoire ou des crédits d’impôt recherche. Le projet commence à devenir réalité. Serge Bitboul embauche quelques pointures de l’aéronautique, tel le directeur technique Pierre-Louis Cambefort. Ancien patron des jets d’affaires Falcon chez Dassault Aviation, c’est lui qui finalisera le dessin de l’appareil. L’entrepreneur en profite aussi pour adopter une démarche plus industrielle, rachetant le petit avionneur Reims Aviation, alors en perte de vitesse mais fort d’un réseau de maintenance qui deviendra indispensable quand le Skylander sera en service commercial, ou décidant de construire par précaution non plus un prototype volant, mais deux (plus deux autres, au sol, pour les essais statiques et de fatigue). La facture finale s’en ressent -elle est réévaluée à 165 millions d’euros à l’été 2011 -mais c’est le lot commun dans l’aéronautique.

L’inquiétude gagne le conseil régional

Pourtant, le doute s’installe. Car même si ses compétences en ingénierie aéronautique sont indéniables et même s’il a repris Reims Aviation, Geci n’est pas, historiquement, un avionneur. « Créer une telle activité à partir de quasiment rien ne s’est pas vu depuis les temps héroïques de l’aviation », lâche, sceptique, un observateur. Il faut en particulier maîtriser le lourd processus de certification imposé par l’Agence européenne de sécurité aérienne. Au printemps 2010 « L’Est républicain » s’interroge sur le sérieux du calendrier avancé par Geci pour obtenir la certification, attendue pour le second semestre 2012 soit un an après le premier vol. Parallèlement, sur les forums boursiers (Geci International est une société cotée, de même que sa filiale Geci Aviation qui coiffe Reims Aviation en Champagne et Sky Aircraft en Lorraine), les débats font rage entre tenants et détracteurs du programme. L’inquiétude gagne le conseil régional, qui envisage à cette époque d’entrer au capital de Geci Aviation, ce qui sera finalement abandonné au profit d’une avance remboursable. En particulier, la conseillère d’opposition Nadine Morano (par ailleurs ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle) dénonce publiquement en juin 2010 « une fragilité absolue de l’utilisation des fonds des Lorrains ». Le climat s’assombrissant, les sous-traitants refusent de supporter une partie du coût de développement des outillages, contrairement à ce qu’ils accordent à Airbus ou Dassault. Ce qui accroît d’autant la facture, déplore Serge Bitboul.

Ce dernier est cependant en grande partie responsable de ce retournement d’opinion. Avec la foi du charbonnier qui le caractérise, il s’est, en effet, un peu trop enthousiasmé quant au succès futur du Skylander, avançant par exemple en mai 2010 un portefeuille commercial de « plus de 650 appareils », avant de devoir corriger le tir peu à peu. Car il s’agit pour l’essentiel de simples marques d’intérêt. Au dernier pointage, le 1 er février dernier, on en était à 411 accords commerciaux, dont seulement « 14 avions en commande avec acomptes incluant 4 options ». Le reste doit être finalisé, en particulier cette énorme commande de 40 appareils (plus 260 options) récemment passée par Aviamost, une start-up russe qui se fait fort d’importer le Skylander à Moscou. Sans que l’on ait d’informations sur ses moyens financiers réels.

En attendant, Geci se retrouve à la fin 2011 dans une impasse. Au 31 décembre, l’entreprise a consacré (hors subventions) 66 millions d’euros en cumulé à son projet mais ne peut aller au-delà. Or, reconnaît Serge Bitboul, « nous brûlons 2,5 millions d’euros de cash par mois » jusqu’au premier vol. Par ailleurs -on l’apprendra le 1 er février 2012 -, la facture a une nouvelle fois dérapé, à 215 millions d’euros, le premier vol et la certification étant, de leur côté, respectivement reportés à septembre 2013 et septembre 2014. Bref, à quelques mois des élections, le dossier menace de partir en vrille.

Jusqu’alors dubitative sur les chances du Skylander, Nadine Morano fait une annonce fracassante le 26 janvier au conseil régional : l’Etat va injecter 60 millions d’euros, dont 30 millions via le Fonds stratégique d’investissement (FSI), et 30 millions à travers le grand emprunt. Geci devra pour sa part trouver une somme équivalente, en faisant entrer des investisseurs privés ou en revendant son pôle ingénierie. « Le dossier de financement est bouclé », salue aussitôt une partie de la presse… sauf que le FSI n’apprécie guère s’être fait forcer la main par les politiques. De fait, un simple protocole d’accord a été signé, devant être finalisé en avril. Sous le regard attentif de la Commission européenne, qui vient d’ouvrir une enquête sur l’importance des aides publiques déjà accordées.

Pour se faire sa propre religion sur le dossier, le fonds souverain français dépêche alors en Lorraine un groupe d’experts. Révélé vendredi dernier par une dépêche de l’agence Reuters, leur verdict peut être résumé ainsi : oui, le Skylander tient techniquement la route et il a bien un marché. Mais la facture bondit une nouvelle fois, à 306 millions d’euros, et les perspectives commerciales sont trop optimistes pour justifier une nouvelle injection d’argent public auprès de Bruxelles. L’Etat ne volera donc pas au secours du Skylander.

Hier, le président de la région s’en désolait, affirmant que la Lorraine n’abandonnera pas ce dossier dont elle fait « un enjeu national de la politique industrielle ». Mais dans les faits, son avenir dépend désormais du bon vouloir d’un avionneur ayant pignon sur rue. Faute de quoi il rejoindra le cimetière déjà bien encombré des… avions en papier.

Les Echos

devoitine520 
Participant

Article dans le REPUBLICAIN LORRAIN de ce jour:

La Lorraine n’abandonne pas le projet Skylander
« La Région Lorraine n’abandonne pas le projet d’avions Skylander ! » Jean-Pierre Masseret ne lâche pas le Skylander pour lequel Serge Bitboul, PDG de Geci, espère boucler le financement d’ici fin juin.

La remise en cause du plan de financement du programme Skylander par les experts mandatés par les pouvoirs publics vient à point nommé, en plein débat de la présidentielle. C’est une merveilleuse opportunité pour relancer le débat sur la réindustrialisation. Nous voulons savoir, si oui ou non, la France veut reconquérir son industrie. En attendant, le conseil régional n’abandonne pas le dossier ! » Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine a délibérément choisi de placer le dossier de l’avion lorrain, un bi-turbopropulseur, que projette de construire Geci sur l’ancienne base de l’Otan à Chambley (54), sur un terrain politique. C’est sa façon de répliquer aux fuites sorties dans la presse ( lire RL du samedi 14 avril) sur le rapport des experts qui estime « ce projet largement sous-financé » à hauteur de 70 M€. Audit qui, en passant, met en avant la qualité technique, le professionnalisme des équipes qui conduisent ce projet, ce dont tire partie le président régional, pour minimiser la question du financement. « Les experts l’affirment, ce projet tient la route, possède un marché. Il nous faut le garder en Lorraine. Mais, il faut surtout que les pouvoirs publics pèsent de tout leur poids pour lui trouver un partenaire industriel. Et dans l’aéronautique, il n’en manque pas en France », claironne Jean-Pierre Masseret, qui n’a jamais caché qu’il souhaitait voir adosser le projet de Geci à celui d’un grand constructeur, français si possible. Le nom du Brésilien Embraer a aussi circulé, lequel est habitué à travailler avec des sous-traitants et serait sans doute plus enclin à maintenir le projet en Lorraine.

Négociation ouverte
« Un partenaire industriel rassurerait nos soutiens financiers et nos clients », reconnaît Serge Bitboul, présent aux côtés de Jean-Pierre Masseret. Le PDG de Geci est étonnamment serein alors que semblent s’accumuler les embûches sur l’avancement de son projet. « Un entrepreneur ne va pas s’arrêter au premier obstacle. J’irai jusqu’au bout. Si le protocole du 1 er février entre l’État, la Région, Geci est caduc après ce rapport qui, rappelons-le, n’était pas contradictoire, nous contestons les conclusions des experts. Elles sont excessives. Nous allons leur envoyer de nouveaux éléments. Du reste, le FSI (Fonds stratégique d’investissement) ne nous ferme pas la porte et se dit prêt à renégocier son soutien sur de nouvelles bases », assure le PDG. Selon ce dernier, les supports financiers attendus ne l’ont pas abandonné. « Ils sont même confortés par la qualité technique de notre programme mis en avant par ce rapport. » Quant aux quelque 40 M€ de fonds de roulement à trouver pour financer les premiers avions de série, Geci considère « qu’ils sont couverts par les acomptes versés au titre des commandes clients. Et nous ne lancerons la production des avions qu’après leur encaissement », ajoute Bitboul. Les experts estimant, de leur côté, que ces acomptes seront sous séquestre, donc indisponibles jusqu’à la certification de l’avion. Néanmoins, Geci espère bien finaliser son plan d’ici fin juin. C’est également la prochaine échéance fixée par Jean-Pierre Masseret. « Nous avons pris des risques maximum dans ce projet avec le concours des pouvoirs publics. Mais j’attends des réponses pour le 30 juin. » En clair, pour le lendemain des élections avec si possible le soutien d’un futur gouvernement issu des urnes que Masseret souhaite naturellement de gauche.

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