Membre

Le KC 390 va bénéficier d’un accord aux contours très flous.

Boeing va apporter sa collaboration au programme KC 390 d’Embraer dans divers domaines techniques et commerciaux, une initiative inattendue dont les contours sont pour l’instant très flous. Certes, on comprend tout l’intérêt que l’avionneur brésilien à nouer une telle alliance mais, a priori, on peut douter de la réalité de la réciprocité. A moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse de billard à trois bandes, Boeing cherchant ainsi à s’attirer la sympathie des autorités de Brasilia dans l’espoir de remporter avec le F/A-18E Super Hornet le contrat FX-2 portant sur l’achat de 36 avions de combat. Un contrat que l’on a cru à un moment remporté par Dassault Aviation, retardé, remis en cause, reporté à des jours meilleurs. Le Brésil fut ainsi un temps le prospect export le plus solide du Rafale, désespérément en quête d’un premier client étranger.

Aujourd’hui, on ne sait plus très bien où en est le F-X2 mais, officiellement, l’accord conclu avec Boeing autour du KC 390 n’a rien à voir avec le dossier. Si ce n’est que Boeing se félicite de renforcer ainsi des liens avec le Brésil établis pour la première fois …il y a 80 ans. Le constructeur américain, comme par hasard, a ouvert il y a quelques mois des bureaux à Sao Paulo. Mais ce n’est pas non plus la première fois que Boeing s’éloigne de son «core business», encore que ses initiatives précédentes aient plutôt visé des opportunités civiles, à commencer par une aide apportée à Sukhoi pour l’aider à mieux faire valoir les qualités de son biréacteur régional Superjet 100, cela pour l’instant sans résultat connu.

Dans le cas présent, il s’agirait plutôt d’aider Embraer à accéder à un marché nouveau, tout à la fois difficile et prometteur, celui des transports militaires de milieu de gamme, une initiative audacieuse et sans doute risquée. En un premier temps, les équipes brésiliennes avaient envisagé un scénario minimaliste, dériver un petit cargo militaire de leur plus gros avion commercial E-190/195. Moyennant quoi l’investissement pouvait être sensiblement réduit par rapport à celui nécessaire à la conception d’un appareil entièrement nouveau. En un deuxième temps, c’est pourtant le choix qui a été fait, la propulsion étant confiée au consortium International Aero Engines dont Rolls-Royce et Pratt & Whitney sont les principaux piliers. Son moteur, le V2500, est le concurrent direct du CFM56 franco-américain de Snecma et General Electric.

D’autres inconnues entourent le KC 390. A commencer par l’intention de la France d’en commander une douzaine d’exemplaires pour compléter la dotation future d’une cinquantaine d’A400M, l’avion brésilien s’insérant ainsi entre le gros quadriturbopropulseur européen (dont le premier exemplaire sera livré dans un peu plus de 6 mois) et les petits CN-235 produits à Madrid par Airbus Military. S’agissait-il, là aussi, de faire œuvre utile pour favoriser le Rafale sur un marché très disputé ? Depuis cette annonce, un parfait silence radio s’est installé.

Embraer, avec l’appui bienveillant des autorités brésiliennes, n’a de toute manière pas attendu Boeing pour multiplier les démarches commerciales et engranger de premières intentions d’achats : vingt-huit avions pour le marché national, une douzaine pour la Colombie, six pour le Chili, quelques-uns pour le Portugal, jadis partenaire éphémère du programme A400M. Il est vrai que le KC 390 est réputé «abordable» et se veut, dans une catégorie médiane, concurrent direct du Lockheed Martin C-130J Hercules, valeur sûre mais vieillissante dans la mesure où l’apparition de sa version originelle remonte à une bonne cinquantaine d’années.
Le KC 390 doit effectuer son premier vol en 2014 et devrait considérablement aider Embraer à mieux asseoir son chiffre d’affaires militaire. Après l’abandon de toute intention de mettre sur le marché civil un 130/140 places qui aurait pu gêner la version la plus courte de la gamme 737 (et l’Airbus A319), Boeing s’est découvert de grandes affinités avec le Brésil. A moins, bien sûr, qu’il s’agisse de pur opportunisme : il suffira de patienter pour savoir à quoi s’en tenir.

Pierre Sparaco – AeroMorning – juin 2012

AeroMorning

 
Membre

Embraer étudie une version allongée du KC-390

Le 18/03/2013 à 09:46 | Par Guillaume Steuer

Afin de répondre à de futures demandes de clients civils potentiels, le constructeur brésilien Embraer a étudié le développement d’une version allongée de son biréacteur de transport KC-390, qui doit faire son vol inaugural l’an prochain.

« Une version allongée nous éviterait d’atteindre la limite de volume disponible en soute avant même d’avoir atteint notre limite de charge utile », explique Paulo Gastao Silva, responsable du programme KC-390 chez Embraer. Un tel KC-390 « stretched » pourrait ainsi permettre d’emmener deux pallettes supplémentaires en soute, explique le responsable.

Dans sa configuration actuelle, qui a été figée et qui devrait être validée dans les prochains jours à l’issue d’une revue de conception critique (CDR) entamée début mars, le KC-390 affichera une charge utile maximale de 23 tonnes, pour une longueur totale de 35,2 mètres. Sa soute peut emmener sept pallettes au standard Otan 463L.

Les clients existent-ils pour une potentielle version civile ? « Dès l’origine du programme, nous avions eu des discussions avec le service des postes brésilien, mais celui-ci a récemment renégocié ses contrats existants pour le fret aérien », rappelle Paulo Gastao Silva. « A ce jour, nous n’avons donc pas de demande ferme pour le développement de cette version allongée ».

Un premier prototype du KC-390 doit normalement faire son vol inaugural au second semestre 2014. Les premières livraisons à la force aérienne brésilienne, qui a financé le développement de l’avion, sont attendues pour 2016.

 
Membre

Quelques repères pour le KC390 :

2,4 Md$ investis dans le développement
Premier vol attendu pour fin 2014
Première livraison prévue à l’automne 2015-2016

à ce jour il y a 60 intentions d’achat (pas de commande ferme)

Brésil : 28
Colombie : 12
Argentine : 6
Chili : 6
Portugal : 6
République Tchèque : 2

Pour en savoir plus sur le plus gros avion d’Embraer, je vous conseille la lecture de l’article publié cette semaine dans Air & Cosmos

 
Membre

@me262 wrote:

Quelques repères pour le KC390 :

2,4 Md$ investis dans le développement
Premier vol attendu pour fin 2014
Première livraison prévue à l’automne 2015-2016

à ce jour il y a 60 intentions d’achat (pas de commande ferme)

Brésil : 28
Colombie : 12
Argentine : 6
Chili : 6
Portugal : 6
République Tchèque : 2

Pour en savoir plus sur le plus gros avion d’Embraer, je vous conseille la lecture de l’article publié cette semaine dans Air & Cosmos

Et trois pays qui ont un intérêt pour cet avion : la France, la Suède et le Pérou.

 
Membre

je sais que la france proposer d’en acheter si le bresil acheter du rafale , mais je sait pas si c’est toujours d’actualité

 
Membre

@phenix wrote:

je sais que la france proposer d’en acheter si le bresil acheter du rafale , mais je sait pas si c’est toujours d’actualité

Du moins le Brésil peut faire pression pour qu’on en achète, je pense qu’ils vont le faire, ils étaient mécontent qu’en l’USAF avait refusé l’achat du emb-314 et avaient menacé de refuser le fa-18 super-hornet. Sinon c’est vrai sinon qu’on en entend plus parler. C’est le cas avec la Suède pour vendre des gripen au Brésil ils avaient déclarés une intention d’achat pour le kC-390 mais aujourd’hui on n’en sait trop rien sur cet achat.

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.