Membre

Boeing va faire voler son Advanced Super Hornet

Le 21/05/2013 à 05:44 | Par François Julian

Le Super Hornet n’a pas encore dit son dernier mot. Pour preuve, Boeing envisage de faire voler d’ici la fin de l’été un démonstrateur de l’Advanced Super Hornet, prochaine évolution prévue pour l’actuel F/A-18E/F. Ce démonstrateur permettra d’évaluer les performances aérodynamiques de deux améliorations qui seront apportées à l’avion : des réservoirs conformes (CFT) installés sur le dessus du fuselage, et un cocon furtif pour l’emport d’armement qui permettra de réduire la signature radar de l’avion sur son secteur avant. Des éléments qui ne seront pas encore fonctionnels dans le cadre de cette campagne d’essais, qui vise en premier lieu à mesurer leur impact sur les performances aérodynamiques de l’avion et sa surface équivalente radar.

Le programme Advanced Super Hornet consiste également en une profonde amélioration du cockpit, puisque la planche de bord actuelle pourrait être remplacée par un unique écran tactile de 48 sur 28 cm, que le pilote pourra manipuler à la manière d’un iPad. Egalement au programme, l’intégration d’un IRST (capteur infrarouge de recherche et de poursuite) installé sous le nez, une remise à niveau des systèmes d’arme et un nouveau standard pour le moteur F414-GE-400. Ce dernier pourrait disposer de deux modes de fonctionnement : un mode « temps de paix » où la consommation en carburant serait largement réduite, et un mode « temps de guerre » où la poussée serait accrue de 20 %, fournissant une meilleure accélération. Le Super Hornet serait alors capable de passer de Mach 0,8 à Mach 2 en 50 secondes, au lieu de 70 auparavant.

Initialement, le programme Advanced Super Hornet était essentiellement destiné à dynamiser les chances de l’avion sur les marchés exports, notamment en Inde. Pour autant, Boeing semble dorénavant recentrer son attention sur la vente d’avions supplémentaires à l’US Navy. La stratégie consiste à profiter des retards dans le développement du F-35C afin de promouvoir ce « nouveau » Super Hornet comme une alternative moins coûteuse et moins risquée. D’autant que toutes les améliorations du programme Advanced Super Hornet seraient disponibles en retrofit pour les Super Hornet actuellement en service.

A ce jour, Boeing a encore environ 80 Super Hornet à fabriquer pour les besoins de l’US Navy, ainsi qu’une soixantaine de Growler (version de guerre électronique) pour l’US Navy et l’Australie, qui en a récemment commandé douze. Sans commandes supplémentaires, la chaine de production ne pourra pas continuer au délà de 2016. Le rythme de production de 4 avions par mois devrait dans tous les cas descendre à 3 avions par mois en 2015.

L’Advanced Super Hornet n’est pour l’instant qu’une maquette, exposée ici dans l’usine de Saint-Louis (Missouri).

 
Membre

Le F/A-18 Hornet fête ses 35 ans

Le 10/12/2013 à 12:40 | Par François Julian

L’US Navy a fêté hier sur sa base de Patuxent River (Maryland) le 35ème anniversaire du programme F/A-18 Hornet. C’est le 18 novembre 1978 que ce biréacteur, à l’origine conçu par McDonnell Douglas, a fait son premier vol. L’objectif était alors de remplacer les F-4 Phantom et A-7 Corsair II de l’US Navy et du corps des Marines.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts des portes-avions, et le F/A-18A a donné naissance à une famille d’avions de combat moderne et prolifique dont les derniers avatars sont le F/A-18E/F Super Hornet et l’avion de guerre électronique EA-18G Growler. En 35 ans, la totalité de la flotte a accumulé plus de huit millions d’heures de vols.

Le F/A-18 Hornet a été construit par McDonnell Douglas à plus de 1200 exemplaires, dont une grande majorité est encore utilisée par les forces américaines, le Canada, la Suisse, la Malaisie, l’Australie, la Finlande et l’Espagne. Le Super Hornet constitue quant à lui l’épine dorsale de l’aviation de combat de la marine américaine, et n’a trouvé qu’un seul client à l’export, l’Australie.

Le Super Hornet a été commandé à 580 exemplaires par l’US Navy, auquel il faut ajouter 135 Growler. L’Australie a pour sa part commandé 24 F/A-18F (biplace) et 12 EA-18G Growler.

Sans nouvelle commande de la marine américaine, ou d’un client export (Brésil, notamment), la chaîne d’assemblage de Saint Louis fermera ses portes dans le courant de l’année 2016.

2 sujets de 1 à 2 (sur un total de 2)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.