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Bien que cet avion soit remarquablement bien étudié pour la patrouille maritime, son système d’arme n’est plus à la hauteur de la mission première de l’ATL 2.

Cette modernisation se déroulera en trois phases :
– la phase 0, en cours de réalisation, comprend les levées de risques, les études de faisabilité et de définition;
– la phase 1 (le standard 6 de l’avion) traitera des obsolescences les plus urgentes à remplacer, notamment pour le radar Iguane dont certaines rechanges sont presque épuisées. Toutefois, celui-ci pourrait être remplacé par un radar à antenne active, en utilisant des briques technologiques développées pour le RBE2 du Rafale; ce qui augure des capacités exceptionnelles.
Toute la chaîne de détection va aussi être modernisée : le système analogique de traitement du signal des bouées acoustiques va être remplacé par un système numérique, les calculateurs et le flir avant vont aussi être changés. Il est prévu qu’un petit nombre d’ATL 2 reçoivent un deuxième flir à la place des tubes lance-bouées à titre temporaire.
Depuis le début de l’année, ces avions bénéficient du système de transmission satellitaire Aviasat, bien plus pratique que les téléphones Iridium. C’est un système amovible, mais dont l’antenne prend la place du détecteur d’anomalies magnétiques; il faudra donc choisir.

Le début de ce chantier devrait être pour 2014, avec six avions prévus pour 2018. Entre temps, à partir de 2016, la phase 2 portera sur l’intégration de la liaison 16, la modernisation des systèmes d’écoutes électroniques et du système d’autoprotection, avec l’installation au minimum d’un détecteur de départ de missiles couplé à des éjecteurs automatisés.

La Marine Nationale récupère des rechanges auprès de l’Allemagne et de l’Italie, ainsi que dans la communauté Transall, afin de poursuivre la carrière de l’Atlantique 2 au moins jusqu’en 2032.

(Air et Cosmos)

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