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Le 15 septembre 1991, le premier C-17 prenait son envol. Depuis, 235 avions ont été livrés.

L’histoire du C-17 ne fut pas un long fleuve tranquille. Lorsque le premier prototype de l’avion décolle de Long Beach le 15 septembre 1991, le programme fait déjà l’objet de nombreuses critiques. Un an plus tôt, Dick Cheney, alors secrétaire d’Etat à la défense, décide de brider le programme à 120 exemplaires, là où l’US Air Force en attendait 210 pour remplacer ses C-141 Starlifter vieillissants. Victime de coupes budgétaires et de retards à répétition dans son développement, le Globemaster III n’était pas vraiment bien né.

Vingt ans plus tard, Boeing se félicite pourtant du succès international de son quadriréacteur. « Je n’aurais jamais pu imaginer à quel point le C-17 deviendrait indispensable à l’USAF et à ses alliés », souligne Bob Ciesla, directeur du programme C-17 qui fit ses premières armes dans l’équipe d’essais en vol de l’appareil. Et pour cause: alors que l’USAF n’était censée recevoir que 120 avions, 211 lui ont été livrés à ce jour, et ceux-ci enregistrent en moyenne plus de 1.000 heures de vol chaque année. Et la capacité de transport stratégique qu’incarne le Globemaster III a également convaincu à l’international, en l’absence de compétiteur crédible.

Au total, 24 avions ont ainsi été livrés à six clients export: le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, le Qatar, les Emirats Arabes Unis et l’Otan. Dernier client en date, l’Inde devrait recevra dix appareils d’ici à 2014 et pourrait passer commande de dix machines supplémentaires. Tandis que le Koweit devrait prochainement formaliser son intention d’acquérir un Globemaster III.

Ces commandes export ont permis d’assurer la survie de la chaîne de production de Long Beach, qui n’accouche plus désormais que de dix C-17 chaque année, contre 16 auparavant. Pour Boeing, l’enjeu est de maintenir la chaîne en vie suffisamment longtemps pour pouvoir prétendre, à l’horizon 2015-2016, au remplacement des plus anciens C-5A Galaxy qui pourraient être retirés du service par l’US Air Force. Selon l’avionneur américain, une trentaine d’appareils pourraient ainsi être commandés. Ce qui permettrait à la chaîne du C-17, avec un peu de chance et le concours de quelques clients internationaux supplémentaires, de survivre au-delà de 2020…

Air et Cosmos

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