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http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/02/1983387-le-dewoitine-551-decollera-en-2017-2017.html

Gilles Collaveri (à droite), chercheur d’épaves, a remis cette semaine à Jérémy Caussade , président de Réplic’air, une génératrice de Dewoitine D520./ Photo DDM, XdF

Faire voler un Dewoitine 551 en reprenant le programme tel qu’il s’est arrêté en juin 1940. C’est le nouveau défi de Réplic’air. Après avoir reconstruit et fait voler en 2013 le Morane-Saulnier (avion de la première traversée de la Méditerranée piloté par Roland Garros), la jeune association aéronautique tente un challenge plus ambitieux. «Nous avons choisi un avion purement toulousain, construit dans les usines de Saint-Martin du Touch, Saint Eloi et Francazal, prêt en juin 1940, mais qui n’a jamais volé. Le Dewoitine 551, version militaire du 550 qui avait battu un record du monde de vitesse, devait remplacer le Dewoitine 520. Il aurait dû être l’avion de chasse de la Seconde guerre mondiale. Tous les prototypes ont été détruits, il reste les plans aux archives départementales de la Haute-Garonne », explique Jérémy Caussade, président de Réplic’air.
Aujourd’hui au nombre de 50, les passionnés de Réplic’air ont déjà refait une maquette de l’avion à échelle réduite, récupéré un moteur, un tableau de bord avec les instruments d’époque. Toujours à la recherche de pièces originales, Réplicair a reçu cette semaine une génératrice de Dewoitine D520, offerte par Gilles Collaveri, un chercheur d’épaves. «Nous allons la démonter, l’étudier, il est probable qu’elle fonctionne encore. Nous recherchons encore tous les éléments -pièces, photos, plans- nous permettant de mettre en lumière la technique de l’époque », complète Jérémy Caussade qui compte bien voir décoller le Dewoitine 551 de Blagnac en 2017. La génératrice arrive alors que l’association vient de ramener d’Allemagne un premier moteur Saurer HS-51, équivalent du moteur Hispano-Suiza 12Y51. En excellent état, la pièce n’a pas tourné depuis quarante ans, elle va également être désassemblée et remise en état de fonctionnement zéro heure. Son potentiel ? Une vitesse de 662 km/h.
«Nous allons faire voler un avion qui n’existe plus grâce à des outils modernes : modélisation numérique, simulation, impression 3 D. Nous montrerons ce qu’est un avion de chasse en 1940 et celui-là était un fleuron inabouti de l’industrie aéronautique française », conclut le président de Réplic’air.

http://www.replicair.fr

L’archéologie aéronautique s’installe à Aéroscopia

C’est un petit îlot de 40 m2, dont Gilles Collaveri n’est pas peu fier. À Blagnac, dans l’immense carlingue du musée aéronautique Aéroscopia, qui ouvrira le 5 janvier 2015, le chercheur d’épaves supervise l’installation de rondelles, bout de compteur, médailles, boucle de ceinture et autres pièces corrodées dans des vitrines. À quelques mètres du Concorde, de l’A300 B et du Super Guppy, son espace d’archéologie aéronautique prend vie. «Ici, nous faisons parler des vestiges d’avion».

Directeur de contrats pour la société ATR en semaine, Gilles Collaveri parcourt jardins, champs et gouffres le week-end pour retrouver des épaves d’avions. Il en raconte ensuite les histoires et celles de ses pilotes. En six ans, il a ainsi trouvé une trentaine d’épaves, rencontré des dizaines de témoins, échangé avec des centaines de passionnés.

Aujourd’hui, ces vieilles pièces encombrent toujours sa maison et son jardin. Mais les plus significatives ont rejoint son espace archéologique qu’il a pu en partie financer grâce à du crowdfunding et des mécènes (ATR, Airbus Space and Defence, compagnies aériennes, entreprises toulousaines). Pour le grand public, Gilles Collaveri a choisi de mettre en scène cinq avions : le Latécoère 298, L’Armagnac, le Dewoitine D520, le Junkers88 et le Messerschmitt 109. «Ce sont ceux qui portent l’histoire la plus riche. Comme ce Latécoère 298, un avion qui a totalement disparu mais dont j’ai retrouvé des débris dans les montagnes en Ariège. Ma recherche m’a conduit jusqu’aux enfants et petits-enfants de son équipage, c’était très émouvant. En France, nous avons du retard sur la préservation du patrimoine. Il faut se dépêcher, les derniers témoins de l’histoire de l’aviation sont encore là».

contact : gilles.collaveri@hotmail.com

E.Rey

 
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Super !!!

devoitine520 
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Beau projet ! J’espère qu’il aboutira 😉

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