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L’Afghanistan a un besoin urgent d’avions de combat et de transport. Après le retrait des troupes alliées, sans l’appui de l’aviation, l’armée nationale risque de se retrouver confrontée à des problèmes sérieux. C’est ce qu’a indiqué récemment le commandant de la force aérienne afghane Abdul Wahab Wardak.

Selon le général, la force aérienne nationale possède uniquement des hélicoptères, qui ont été achetés à la Russie au cours de ces dernières années. Il s’agit de 43 hélicoptères de transport Mi-17 et de 6 appareils de combat Mi-35. L’armée de l’air de l’Afghanistan possède également des cargos italiens S-27, qui ne sont pas utilisés et seront retirés définitivement de l’exploitation en raison des problèmes techniques constatés récemment. Les forces aériennes de l’Afghanistan ne possèdent aucun avion de combat. La vieille flotte des MiG-21 est tombée en ruines après la guerre contre les moudjahidin. L’année dernière, les Etats-Unis ont annoncé un appel d’offres pour fournir à Kaboul 20 chasseurs légers, mais rien n’a été décidé pour ces contrats. Les Américains ont également promis quatre avions militaires de transport Hercules, mais ils ne sont pas pressés de livrer ces appareils à l’Afghanistan.

Une telle attitude des alliés envers l’armée de l’air afghane n’a rien d’étonnant. Car c’est l’aviation qui détermine la capacité de combat de n’importe quelle armée. Les pays occidentaux ne veulent pas voir une armée afghane forte, équipée avec un armement dernier cri. C’est la conclusion qu’on peut tirer des 11 ans de l’opération Enduring Freedom (Liberté immuable), que les Etats-Unis ont commencée le 11 Septembre 2001 en réponse aux attaques terroristes.

« Préparation au combat de l’armée afghane intéresse les hauts responsables de l’OTAN uniquement sur le plan des opérations de police et les missions locales anti-terroristes », explique Iouri Kroupnov, le chef du Conseil de surveillance de l’Institut de démographie. « De ce point de vue, personne ne se fixe comme objectif de transformer l’armée en un pilier du nouvel Etat afghan. Inutile d’espérer que cette armée sera dotée de tout l’équipement militaire nécessaire pour son bon fonctionnement ».

Les Américains n’ont toujours pas présenté de projet sérieux pour la création d’une nouvelle armée afghane. Malgré les caractéristiques nationales du pays, elle est composée non pas des Pachtounes, mais des minorités ethniques. Il s’agit d’une question purement politique qui ne possède pas de solution à ce jour. Une des conséquences de cette question, c’est l’état actuel de l’aviation en Afghanistan. Et les militaires de l’OTAN craignent les pilotes afghans, est convaincu le professeur de l’Université militaire russe Oleg Koulakov.

« Lorsque les troupes soviétiques se trouvaient dans le pays, certains pilotes afghans partaient au Pakistan, mais il n’y avait aucun cas de bombardement délibéré des positions afghanes par ces pilotes. C’est de cela qu’ont peur les forces internationales actuellement ».

L’administration américaine est confrontée à un dilemme. D’une part, elle doute sérieusement que la situation en Afghanistan puisse rester stable. D’autre part, la Maison Blanche ne sait pas que faire avec l’armée afghane et comment cette armée doit être préparée, poursuit l’expert. Il est également évident que les dirigeants afghans essaient d’utiliser l’armée à leurs fins personnels. Dans de telles circonstances, les Américains, en anticipant les événements, n’osent pas pour former un parc d’aviation complet.

La Russie prête à aider à condition d’être payée 😆 😆 😆 😆

Quant à la Russie, elle pourrait fournir tout type d’aéronefs à l’Afghanistan. Mais à deux conditions : les Etats-Unis doivent l’accepter, et payer la facture de la Russie. Le progrès dans les pourparlers politiques aurait pu accélérer immédiatement la résolution des questions techniques, explique Oleg Koulakov.

« Nous possédons l’équipement dont l’Afghanistan pourrait avoir besoin. Cette question implique également le problème de formation des pilotes. On ne peut pas faire confiance aux pilotes de l’ancienne armée. Ils peuvent uniquement être utiles pour former la nouvelle force aérienne. Et la Russie se chargerait des questions de la formation ».

Pourquoi le commandant de l’armée afghane tire la sonnette d’alarme seulement maintenant ? Le niveau de l’aviation afghane au n’a presque pas changé au cours des dernières années. Selon Oleg Koulakov, le général Abdul Wahab Wardakvoulait inciter les alliés à prendre une décision radicale concernant la formation de l’armée de l’air, qui n’a toujours pas été prise à l’heure actuelle. D’autre part, il a laissé entendre que le départ de la coalition serait prématuré.

Difficile d’imaginer pour l’instant que l’armée afghane puisse combattre efficacement les forces de l’opposition sans un soutien de l’armée aérienne. Même actuellement, lorsque ce rôle est joué par l’aviation des forces alliées, la mortalité des soldats afghans est cinq fois supérieure que celle des soldats de l’OTAN. Après le retrait des forces occidentales, l’armée nationale va devenir encore plus vulnérable, suppose Oleg Koulakov, en partageant le point de vue du général afghan.

Source : http://french.ruvr.ru/2013_02_21/Les-pilotes-afghans-craints-par-l-OTAN/

 
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se que j’aime bien c’est que washigton annonce un appele d’offre pour kaboul, il font même pas semblent de leur laisser les raine du pays

 
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Je te rappelle que ce sont les gendarmes du monde quand même 😆 😆 😆 Depuis quand les Américains demande l’avis des gens qu’ils exploitent 😈

 
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Remettre Air America sur les rails avec l’appui de Blackwater ou Academi, le tout sponsorisé par le marché de l’opium dont le destinataire ne serait plus le Taliban mais des collaborateurs gouvernementaux, une assistance logistique plus ou moins cachée de l’Europe et des Etats Unis, faut bien faire bonne figure, et le tour est joué: L’argent rentre, on achète du matériel, on occupe le terrain, on prive le Taliban des ressources traditionnelles, on enrichit le paysan et dans quelques années, on passe des vacances dans la vallée d’Alasay à deux pas de Kaboul, un must pour les apprentis guerriers de salon.
Mercator 8) derision man

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