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Porte-avions Charles de Gaulle : six mois de lifting…

Un million d’heures de travail réparties sur six mois et 950 personnes…
Au programme : lifting intégral de la coque aux systèmes de combat, mise aux normes environnementales et modernisation du réseau de télécommunication. Même les locaux de vie ont été entièrement rénovés. Qui plus est, un tiers de l’équipage a été renouvelé et ce, jusqu’au plus haut de la hiérarchie puisque désormais le capitaine de vaisseau Pierre Vandier en est le pacha…

En phase d’Entretien Intermédiaire (IEI) depuis janvier 2013, le Charles de Gaulle a retrouvé les eaux claires de la Méditerranée pour effectuer une première série d’essais techniques à l’issue desquels, le 12 juillet dernier, le fleuron de notre Marine nationale a entamé sa phase de mise en conditions opérationnelles, « MECO ».
MECO est une campagne ou plutôt un stage qui, s’il est validé, permettra à l’équipage du porte-avions et à son Groupe Aérien Embarqué (GAE) d’obtenir leur qualification opérationnelle. En effet, les pilotes de Rafale, Super Etendard et E2C Hawkeye s’entraînent d’arrachepied de jour comme de nuit en vue de cette indispensable qualification.
Mais ils ne sont pas les seuls …

Ainsi, des tests tout azimut sont imposés à l’ensemble de l’équipage. Car sur le porte-avions Charles de Gaulle, ce sont plus de 1 800 marins sollicités quasiment 24h/24 et ce, sur le pont comme dans les plus basses entrailles du navire.
Quel que soit le code couleur qui les identifie, les marins, qu’ils abhorrent la couleur jaune des officiers de catapultage, directeur de pont d’envol ou « chien jaune » (opérateurs dirigeants les manœuvres des avions), les couleurs vertes des personnels catapulte/brins d’arrêts et Mécanos, ou encore la couleur rouge comme les personnels armement (appelés « Boum » dans le jargon des marins) et les personnels en charge du carburant (appelés « Carbu »), tous disposent d’une feuille de route réglée au millimètre, exigeant un travail sans relâche. Et cette effervescence se retrouve également dans la « Ruche » là où les mécanos passent leur temps à inspecter et réparer les aéronefs, notamment les « Pedro », des hélicoptères de sauvetage AS-365F Dauphin, qui, à chaque catapultage et appontage, décollent pour veiller sur les pilotes, en cas d’éjection.

Il serait trop long d’énumérer et détailler chaque poste à bord de cette petite ville flottante. Une autre fonction qui exige une discipline drastique et qui n’est pas visible sur le pont : contrôleur de chasse de la Marine nationale. C’est dans l’ambiance feutrée du Central Opération que ces huit hommes ne quittent jamais des yeux leurs écrans radar. Ceux-ci ont pour mission de délivrer des informations rapides et précises aux pilotes de chasse afin de clarifier leur situation en vol. Car de la rigueur et de la réactivité des contrôleurs, dépend la vie des pilotes…

En bref, durant la phase MECO, le navire est sollicité à son plus haut niveau, comme s’il était en guerre. Des frégates attaquent, des alertes nucléaires sont déclenchées, et des Mirage 2000 de l’armée de l’Air viennent plastronner le porte-avions et repoussent ses défenses dans ses derniers retranchements. Au raz des flots, des commandos de Marine mènent de discrètes attaques et tentent d’aborder le porte-avions à bord de zodiacs, difficilement repérables. Même les pompiers embarqués sont constamment sollicités par d’incessantes alertes incendie… Histoire de hisser la pression à son summum, chaque geste de ces hommes et femmes, sont effectués sous les yeux très attentifs d’examinateurs de l’Amirauté, qui notent les moindres détails…

Aujourd’hui, lundi 29 juillet, le stage MECO prend fin avec une grande évaluation générale qui doit valider (ou non) les capacités opérationnelles du porte-avions Charles de Gaulle.
Mais au regard des qualifications de ces marins triés sur le volet, et qui font partie des plus grand professionnels que compte notre armée, ne doutons pas une seule seconde de leur réussite… et avec les félicitations du jury, s’il vous plaît!

Bastien Otelli – AeroMorning

 
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On apprend rien sur le CDG (le but n’est pas là) mais les images sont superbes :

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En lien un reportage de 2011 et de 50 mn sur le CDG. C’est grand public mais assez bien fait :

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