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salut à tous,

voici un article du Figaro du 21/08 sur le nouvel avion régional russe :

Le biréacteur régional russe, concurrent des avions d’Embraer et de Bombardier, intéresse Air France-KLM.

DU FIN FOND de la Sibérie, Sukhoï rejoint l’Occident. Le constructeur historique d’avions militaires termine actuellement le SuperJet 100. Ce biréacteur civil, financé en partie par des industriels européens, comporte de nombreux éléments « made in France».
Pour le centre KnAAPO de Komsomolsk-sur-Amour, installé sur 43 hectares, c’est un nouveau métier. Le complexe était spécialisé dans la production en milliers d’exemplaires des redoutables chasseurs Sukhoï Su-20, 27 et 35. Sur les parkings, il en reste quelques exemplaires, toujours interdits de photographie, destinés à l’Inde, la Chine et l’Algérie.
Komsomolsk en russe signifie « ville des jeunesses communistes ». Cette cité a été élevée en 1932, aux frontières de la Chine, avec une main-d’oeuvre fournie par les prisonniers du goulag… La ville n’a d’ailleurs rien perdu de son caractère stalinien : immeubles de brique grise, avenues bien trop larges, démesurées même pour une maigre circulation, statues de bronze monumentales à la gloire des travailleurs locaux… Le centre aéronautique, aux bâtiments parfois délabrés, témoigne de la grandeur passée : les 43 000 salariés ne sont plus que 17 000. Sur le fleuve Amour aux eaux boueuses, l’autre grand employeur local, le chantier naval n° 199, spécialiste des sous-marins nucléaires d’attaque, semble aussi avoir son avenir militaire derrière lui.

Cités interdites

Au centre KnAAPO, les espoirs reposent maintenant sur le Sukhoï SuperJet, le premier avion civil du constructeur. Le premier exemplaire doit sortir d’usine fin septembre et effectuer un premier vol en fin d’année. Les premiers exemplaires doivent être livrés fin 2008. Les études de marché occidentales montrent que la demande, d’ici à 2024, portera sur 5 700 jets régionaux de 70 à 100 sièges. Sukhoï pense en placer 200 sur le marché russe et 600 à l’étranger.
Chez KnAAPO, un hall ultramoderne est dévolu à son assemblage. La conception de la chaîne n’a rien à envier à celle du Boeing 787, le dernier-né de Seattle. Les mêmes recettes à succès sont utilisées. L’avionneur américain est d’ailleurs consultant de Sukhoï pour la commercialisation et le service au client. L’italien Alenia est présent au capital du constructeur russe à hauteur de 25 % et dispose de réels pouvoirs au conseil d’administration.
La conception de l’avion régional russe est réalisée avec le logiciel Catia V5 de Dassault Systèmes et les 1 500 salariés de Sukhoï avions civils répartis sur quatre sites (Moscou, Komsomolsk, Novossibirsk et Voronezh) peuvent ainsi travailler ensemble. Les bureaux d’études des partenaires sont également connectés. Les moteurs PowerJet SaM146 sont développés par Snecma (groupe Safran) et NPO Saturn.
Les essais en vol du propulseur, monté sur un Iliouchine 76, débuteront cet automne et se dérouleront en partie en France, à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Le cockpit signé Thales ressemble à celui d’un Airbus A 320, avec, pour la première fois sur un avion de cette catégorie, des commandes électriques avec minimanches. Le train d’atterrissage est réalisé par Messier-Dowty, les circuits de carburant conçus par Zodiac. D’autres filiales du groupe Safran, comme Messier-Hispano ou Microturbo, sont associées au programme.
Le PowerJet, moteur de 15 000 à 17 500 livres de poussée, est le premier propulseur strictement civil conçu pour les avions de 75 à 110 sièges. Snecma cherche à renouveler, cette fois avec un partenaire russe, la coentreprise créée en 1974 avec General Electric pour le réacteur CFM. Un beau succès, avec plus de 15 000 exemplaires vendus. La filiale du groupe Safran usine à Melun-Villaroche, près de Paris, les pièces à forte valeur ajoutée comme le coeur de ce PowerJet intégrant les dernières technologies. L’établissement homologue, NPO-Saturn, se trouve à Rybinsk, au nord de Moscou. C’était autrefois une des cités interdites. À ce titre, elle ne figurait pas sur les cartes malgré ses 350 000 habitants.

Lourdeurs bureaucratiques

Le coût de la main-d’oeuvre et le cours du rouble par rapport à l’euro et au dollar permettent de produire à bon compte les pièces les moins sophistiquées. Au bureau d’études Sukhoï, le salaire mensuel d’un ingénieur plafonne à 500 euros, huit à dix moins qu’en Occident. Le programme de développement du SuperJet ne devrait pas dépasser 800 millions de dollars. L’entreprise reste cependant tributaire des lourdeurs bureaucratiques : le transport d’un élément d’avion peut demander trois jours. Il faut en ajouter quatre autres pour les formalités douanières.
Aujourd’hui, le SuperJet, dont le prix catalogue est de 28 millions de dollars, totalise 71 commandes dont 10 passées par ItAli Airlines lors du Salon du Bourget en juin. SAS, Lufthansa, Northwest ainsi que le loueur ILFC se montrent aussi très intéressés. Air France-KLM, qui vient de commander des Embraer, étudie aussi le Sukhoï pour renouveler la soixantaine de Fokker 100 de ses filiales régionales.
Comme les compagnies occidentales ne voudront pas réceptionner les appareils à 8 000 kilomètres de Moscou en Sibérie profonde, où l’établissement d’un badge d’entrée demande sept semaines, un centre de livraison va être créé en Europe. Toulouse (chez ATR, coentreprise d’Alenia et d’EADS) et Venise (dans un centre de Finmeccanica) sont en concurrence mais le site italien part favori, compte tenu des aides financières apportées localement par les pouvoirs publics.

 
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Alliance entre russes et italiens autour du SujerJet 100 :

article du quotidien Les Echos du 11/09/2007

Le constructeur aéronautique russe Sukhoï et l’italien Alenia, filiale de Finmeccanica, ont officialisé hier à Venise la naissance de leur société commune Superjet-100 International, chargée de commercialiser le futur jet régional russe du même nom.

Annoncée lors du dernier Salon de Moscou, la nouvelle entité détenue à 51 % par Alenia et 49 % par Sukhoï aura la responsabilité de tous les grands marchés internationaux, à l’exception de la Russie, des pays de la CEI et de la Chine, qui reviennent à Sukhoï Civil Aircraft Company, dont Alenia détient 25 % du capital.

Renouveau de l’aéronautique

Premier programme civil développé par un avionneur russe depuis la fin de l’URSS, cet appareil de 75 à 100 sièges – dont le premier exemplaire est en cours d’assemblage à Komsomolsk-sur-Amour, en Sibérie – est devenu le symbole du renouveau de l’industrie aéronautique russe, avant même son premier vol, prévu en novembre 2008. Pour sa conception, Sukhoï a multiplié les partenariats avec les grands noms de l’aéronautique occidentale, dont Thales et Safran. Mais le Superjet 100, qui compte déjà 73 commandes fermes, n’a guère trouvé preneur hors de l’ex-URSS.
D’où ce partenariat avec Alenia, qui devrait lui permettre de bénéficier de l’expérience du constructeur italien, acquise au travers de sa participation dans ATR. D’ici à 2022, les deux partenaires espèrent ainsi vendre entre 800 et 1.200 appareils, dont plus de la moitié à l’export.

Elargir la gamme

Pour Alenia, la coopération avec Sukhoï est aussi un moyen d’élargir sa gamme au-delà du marché des avions à hélices. Le groupe italien n’a jamais caché son désir de monter en gamme, en rachetant au besoin les parts d’EADS dans ATR. Mais EADS a jusqu’à présent refusé de laisser ATR empiéter sur les plates-bandes d’Airbus.
Malgré ce différent, le PDG de Finmeccanica, Pierfrancesco Guarguaglini, compte bien renforcer sa coopération avec EADS et Airbus. Alenia devrait prendre une participation à risque de 3 % à 4 % dans le programme A350, et à plus long terme l’avionneur italien et son allié russe espèrent convaincre Airbus de leur confier un rôle de premier plan dans la succession de la famille A320. L’avionneur européen pourrait en effet sous-traiter la conception des plus petits modèles de sa future famille d’appareils monocouloirs. Une perspective à laquelle Russes et Italiens se
préparent dès aujourd’hui.

Les chiffres clefs du Superjet 100

30 mètres de longueur ; 27,5 mètres d’envergure ; une capacité de 75 à 100 passagers ; un rayon d’action de 5.200 kilomètres Motorisation ; 2 réacteurs Powerjet SAM 146, développé conjointement par le russe NPO Saturn et le français Snecma ( groupe Safran) ; 6 partenaires étrangers principaux (Thales, Boeing, BAE, Honeywell, Goodrich, Curtis-Wright) ; un coût estimé du programme de 1 milliard de dollars pour un prix catalogue de 25 millions ; 73 commandes fermes à ce jour, dont 45 pour Aeroflot, 15 pour AirUnion et 10 pour Itali Airlines

 
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Mon bebe !! …Toute une histoire …. je la raconterai plus tard ….

 
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L’avion régional de Sukhoi prend du retard :

MOSCOU, 24 mars – RIA Novosti. La livraison des moyen-courriers russes SuperJet-100, initialement prévue pour fin 2008, a été reportée à une date indéterminée en raison du retard pris dans les vols d’essai, a annoncé lundi le président du Groupe aéronautique unifié (OAK), Alexeï Fedorov.

« Nous n’excluons pas le report de la livraison des SuperJet-100 en raison du retard pris dans le lancement des vols de certification de l’appareil. Tout dépendra du délai d’achèvement de ces vols d’essai », a-t-il indiqué aux journalistes.

Les premiers moyen-courriers devaient initialement être livrés à la fin de l’année 2008 à Aeroflot, la principale compagnie aérienne russe.

 
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Une belle petite photo de l’avion en question… 😉

http://www.airliners.net/photo/Sukhoi/Sukhoi-Superjet-100-95/1275361/L/&sid=ad7b2fdeb2a0f3ce5b841b313df3eb99

 
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Je le trouve assez fin, j’aime bien son design. 🙂

 
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Le SuperJet devrait voler fin juin :

KOMSOMOLSK-SUR-L’AMOUR (Russie), 16 mai – RIA Novosti. Le premier vol de l’avion régional russe Sukhoi SuperJet-100 doit avoir lieu d’ici fin mai, a déclaré vendredi le PDG du constructeur russe Sukhoi, Mikhaïl Pogossian.

« Nous avons terminé tous les préparatifs: vous pouvez vous-mêmes voir l’avion sur le tarmac. Il est entièrement prêt aux essais en vol », a-t-il affirmé lors d’un déplacement à Komsomolsk-sur-l’Amour, dans l’Extrême-Orient russe, où se trouve l’usine de fabrication.

Initialement, Sukhoi envisageait d’entamer les essais en vol à la fin de 2007, et les premières livraisons à la compagnie Aeroflot, le principal client, étaient programmées pour 2008. Ensuite, le premier vol a été reporté à avril, puis à mai.

Vendredi, le ministre russe de l’Industrie et du Commerce, Viktor Khristenko, assistait aux tests de roulage de l’avion sur la piste de décollage. « C’est le premier projet d’aviation qui a suscité la confiance de l’Etat », a-t-il déclaré.

Le constructeur Sukhoi a accumulé 73 commandes fermes concernant les avions Sukhoi Superjet-100, dont 30 pour la compagnie Aeroflot.

 
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Le Super-Jet a pris son envol :

Par Maxime Krans, RIA Novosti

Le premier vol de 40 minutes du SuperJet-100, nouvel avion régional de Sukhoi, inspire l’espoir que le programme de renaissance de la construction aéronautique civile russe puisse être une réussite. Les essais effectués lundi avec succès permettront à la société Avions civils Sukhoi de signer des contrats pour 27 autres appareils. Son carnet de commandes comptera désormais 100 avions de ligne, dont une bonne partie sera exportée, mais le plus important pour la Russie est le fait que les avions restants seront achetés par des transporteurs aériens nationaux, et viendront ainsi compléter la flotte aérienne russe vieillissante.

Le SuperJet-100 sera le premier nouvel avion fabriqué en série depuis la désintégration de l’Union soviétique. Il y a une vingtaine d’années, l’aviation civile était un objet de fierté pour le pays. Elle représentait un quart de la production mondiale d’avions de ligne, et les nouveaux appareils conçus dans les bureaux d’études Tupolev, Iliouchine, Antonov et Yakovlev faisaient fureur dans les salons internationaux.

A présent, ce ne sont plus que des souvenirs. Depuis la fin des années 80, le secteur aéronautique était en crise: les usines ne tournaient plus, leurs équipements obsolètes n’étaient plus conformes aux exigences contemporaines, et des milliers de spécialistes et d’ouvriers ont été contraints de chercher un autre travail. En fin de compte, la construction aéronautique s’est réduite à quelques exemplaires, le parc d’avions s’est rétréci d’année en année en raison de l’usure naturelle, en même temps que le réseau des liaisons aériennes russes. Si pour l’année 1990 le marché russe du transport aérien s’élevait à 103 millions de passagers, l’année dernière, qui n’a pourtant pas été la pire, ce chiffre a été seulement de 45 millions.

Moins de la moitié des 5.700 avions enregistrés volent actuellement. D’ailleurs, même les avions exploités sont pour la plupart obsolètes, et seul un dixième d’entre eux peuvent être considérés comme modernes. L’âge moyen des avions de ligne dépasse déjà 17 ans, celui des avions régionaux, 30 ans.

Dans le même temps, après un déclin considérable observé ces dix dernières années, le transport aérien jouit aujourd’hui d’une demande sans précédent. Son volume augmente deux fois plus rapidement que sur le plan mondial, mais, comme l’a fait remarquer en février le ministre des Transports Igor Levitine lors d’une réunion de la commission gouvernementale pour le développement de l’industrie, des technologies et du transport, le développement de l’aviation civile « n’est toujours pas conforme ni aux dimensions du pays, ni aux besoins de la population ».

Selon les experts, ces dix prochaines années, le secteur aura besoin de 800 à 1.000 aéronefs de différentes classes. Rien qu’Aeroflot, à en croire son directeur général Valeri Okoulov, a besoin d’au moins 130 nouveaux appareils pour ces trois prochaines années.

Le Sukhoi SuperJet-100 a été conçu par ses initiateurs comme le premier projet appelé à redresser la situation. Il a fallu pour cela surmonter de nombreuses difficultés et on ne sait pas quel aurait été son sort sans le soutien important apporté par certaines structures d’Etat ainsi que de grandes banques russes.

Cet avion qui sera fabriqué en trois versions doit remplacer les vieux Yak-42, ainsi que les Tu-134 qui sont partout en train d’être retirés du service. Il pourrait avoir pour concurrent l’An-148 russo-ukrainien qui sera assemblé, comme cela est prévu, par le holding aéronautique de Voronej et l’usine Aviant de Kiev. Parmi les futurs moyens courriers, c’est le MS-21 qui est le plus prometteur. Il pourra remplacer avec le temps les Tu-154 et les A320 européens. Par conséquent, il sera possible de résorber le déficit d’avions régionaux, sinon entièrement, au moins de manière significative.

Quant aux longs courriers, la Russie ne peut pour le moment, hélas, se vanter d’aucun projet intéressant. La production d’avions de ligne à large fuselage Il-96 commence à se réduire et aucun nouvel appareil de cette classe ne figure dans les plans des bureaux d’études russes et de la Corporation aéronautique unifiée (OAK), créée il y a deux ans. Cependant, selon certaines estimations, les transporteurs aériens russes ont besoin de 200 à 300 avions de ce gabarit.

C’est pourquoi ils sont contraints de recourir à des appareils étrangers d’occasion. Aujourd’hui, jusqu’à un tiers du volume du transport de passagers s’effectue sur des appareils de marques étrangères. Qui plus est, une grande partie de ces avions ont volé plus de dix, voir vingt ans avant d’être rachetés par des compagnies russes.

Lorsque les actionnaires d’Aeroflot ont approuvé l’année dernière la décision d’acquérir 44 nouveaux Airbus A350 et Boeing-787 pour environ 6 milliards de dollars, certains les ont accusés de manquer de patriotisme. Ils auraient volontiers recouru aux services des producteurs russes, mais, malheureusement, ceux-ci ne fabriquent pas de long-courriers compétitifs et n’ont pas l’intention de le faire dans les années à venir.

La stratégie de développement de l’OAK entérinée il y a deux mois pose à l’industrie aéronautique nationale l’objectif d’assurer, d’ici 2015, sa domination sur le marché intérieur et celui d’occuper dans dix ans des positions paritaires sur le marché global.

Puisque la part de la Russie dans la construction aéronautique mondiale est aujourd’hui d’un peu plus de 1%, les objectifs posés sont pour le moins herculéens, et ne pourront probablement pas être atteints sans le lancement de nouveaux projets ambitieux à l’instar de celui du SuperJet-100.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l’auteur.

 
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SuperJet-100: l’Europe teste l’avion (Sukhoi)

MOSCOU, 17 avril – RIA Novosti. Des pilotes de l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) ont effectué leurs premiers vols de familiarisation à bord des prototypes du nouveau moyen-courrier russe Sukhoi SuperJet-100 (SSJ-100), a annoncé vendredi son constructeur, Avions Civils Sukhoi (GSS) dans un communiqué.

Le premier prototype a été piloté par Philippe Castaings (EASA), les pilotes s’essai russes Leonid Chikounov et Sergueï Korostiev, ainsi que par l’ingénieur d’essai en vol Fabrice Butin (EASA). Le deuxième équipage était constitué par le pilote d’essai François Fabre (EASA), l’ingénieur d’essai en vol Jean-Pierre Marre (EASA) et les pilotes d’essai russes Alexandre Iablontsev et Vadim Chirokikh.

Ces vols de familiarisation représentent un élément des activités du Groupe de travail pour l’homologation au sein de l’Agence. Ils devaient permettre d' »estimer préalablement la maniabilité de l’avion », a précisé la société.

Ces deux vols constituent un événement historique pour l’industrie aéronautique russe en pleine intégration dans l’environnement global.

La stratégie d’intégration a été choisie par la société Avions Civils Sukhoi dès le lancement du projet SSJ-100. L’homologation en vertu des normes russes et celles de l’EASA, est conforme à sa politique qui tend à développer la coopération avec les meilleurs partenaires dans l’aviation mondiale, rappelle le communiqué. L’internationalisation précoce du projet SSJ-100 a rendu possible une homologation parallèle de l’avion, permettant de réduire le décalage temporaire entre l’obtention des certificats russe et européen.

« Nous saluons les pilotes d’essai et les ingénieurs d’essai en vol de l’EASA à bord de nos SSJ-100 en espérant continuer notre coopération efficace et fructueuse en matière d’homologation de l’avion », a noté Igor Vinogradov, premier vice-président de GSS, cité par le communiqué.

Source

 
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Le deuxième prototype lors d’un vol de tests… 😉

http://www.airliners.net/photo/Sukhoi/Sukhoi-Superjet-100-95/1628869/L/&sid=504fb6c29c0138e4f680996d9daf3188

 
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😉 Vu tout les partenaires est-il vraiment russe? Ceci dit bel oiseau!

 
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Oui si tu regardes bien c’est que des petits trucs qui sont fait à l’étranger (à l’exception notable des réacteurs et des trains d’atterrissage, mais bon Messier-Dowty ne fournit pas que les russes, et la grande majorité des réacteurs sont fruits d’alliances internationales).

 
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Le Superjet de Sukhoï fait une percée à l’international

L’achat de 15 Superjet par la deuxième compagnie mexicaine constitue le premier vrai succès de Sukhoï, hors des limites de l’ancien bloc soviétique. Un succès qui doit beaucoup aux efforts de son partenaire motoriste Safran.

Cette année, le père Noël orthodoxe était mexicain pour Sukhoï et son Superjet 100. Le mois dernier, l’avionneur russe signait en effet avecla deuxième compagnie mexicaine, Interjet, sa première commande ferme n’émanant pas d’une compagnie de l’ancien bloc soviétique. D’autres contrats avec la petite compagnie italienne ItAli et la hongroise Malev avaient certes été annoncés en 2007, mais n’ont jamais été finalisés. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, le Superjet a également décroché le 3 février dernier sa certification des autorités russes, le précieux sésame qui lui permettra de lancer des vols commerciaux sur les lignes intérieures russes, une fois les premiers exemplaires livrés à Aeroflot, en 2012. Initialement prévue pour mi-2008, cette certification avait été repoussée à plusieurs reprises.

Le coup de pouce de Safran

Si tout se passe bien, le Superjet – un biréacteur court-courrier de 75 à 98 sièges -devrait ensuite obtenir sa certification européenne d’ici à la fin de l’année, puis la version américaine début 2012. Une ultime étape attendue avec impatience par Sukhoï, qui espère qu’elle décidera d’autres compagnies occidentales à passer commande. Un contrat de 20 Superjet pour une compagnie européenne pourrait ainsi être annoncé au prochain Salon du Bourget, en juin.
Les partenaires occidentaux du Superjet, au premier rang desquels l’italien Finmeccanica et le français Safran, n’ont pas ménagé leurs efforts pour aider Sukhoï à convaincre de nouveaux clients. Ainsi, l’achat de 15 exemplaires par Interjet, d’une valeur de 650 millions de dollars, n’est pas sans rapport avec les bonnes relations entre son PDG, Miguel Aleman Velasco, et le PDG de Safran, Jean-Paul Herteman. Les deux hommes coprésident l’Année du Mexique en France et le groupe français est le premier investisseur français au Mexique, où il possède 8 sites industriels. Sa filiale Snecma a développé le moteur de l’avion russe en joint-venture avec le motoriste russe NPO Saturn. Une autre filiale, Aircelle, fournit les nacelles de ce nouveau réacteur, tandis qu’une troisième, Hispano-Suiza, a conçu les systèmes de contrôle des moteurs.

Par ailleurs, Interjet, dont les 24 Airbus A320 sont tous dotés de moteurs CFM de SnecmaGE, collabore aussi avec Safran sur un programme d’essai de biocarburant. « Nous aurions voulu faire un premier vol à zéro émission de CO2 à l’occasion du Salon aéronautique du Bourget, souligne Miguel Aleman Velasco. Mais nous ne sommes pas encore prêts. » A plus long terme, le PDG d’Interjet ne cache pas son intérêt pour le nouveau moteur Leap X développé par Snecma et GE, qui équipera en 2016 l’A320 Neo et son concurrent chinois, le C919. « Nous pourrions commander des A320 Neo ou l’avion chinois », déclare Miguel Aleman Velasco.

Source : Les Echos, 22 Fevrier 2011

 
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Premier exemplaire pour Aeroflot, livré aujourd’hui 😉
Superbe sous ces couleurs 🙂

http://www.airliners.net/photo/Aeroflot—Russian/Sukhoi-Superjet-100-95/1933375/L/&sid=9baeda50b6a86ccba22f7da93dc8a7ac

Le premier livré, aux couleurs d’Armavia, la compagnie nationale Arménienne 🙂
Très beau aussi 😉

http://www.airliners.net/photo/Armavia/Sukhoi-Superjet-100-95B/1926111/L/&sid=ad7b2fdeb2a0f3ce5b841b313df3eb99

 
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C’est vrai qu’il est beau aux couleurs d’Aeroflot !

Pour info, le SSJ sera présent au Bourget et fera des démonstrations en vol.

 
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Sukhoi va proposer une version d’affaires du SuperJet 100

LE BOURGET, 21 juin (Reuters) – Le russe Sukhoi va commercialiser une version d’affaires du SuperJet 100, son avion de ligne régional, ce qui représenterait un pas de plus dans sa progression sur le marché aéronautique international. La coentreprise SuperJet International, formée entre Alenia (groupe Finmeccanica ) et Sukhoi, a précisé que cette décision avait été prise au vu de la demande de la clientèle.

« Nous visons un marché de 80 à 100 appareils sur les 20 prochaines années », a déclaré le directeur général de SuperJet International, Carlo Logli.
L’appareil coûtera vraisemblablement aux alentours de 50 millions de dollars, en fonction des options proposées, a-t-il ajouté.
Le prix catalogue de la version de ligne est de 31,8 millions de dollars.

Le groupe s’efforce de faire certifier le SuperJet 100 en Europe avant la fin de l’année et d’adresser ainsi un défi à son rival brésilien Embraer , qu’il entend concurrencer sur le marché sud-américain.

« Les marchés de croissance sont l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud », a rappelé Carlo Logli.
SuperJet a annoncé être en négociations avec plusieurs compagnies aériennes d’Inde et espère pouvoir annoncer des commandes lors du salon aéronautique de Moscou, à la mi-août.

Les ambitions de la Russie en matière d’aviation civile sont visibles cette année au salon du Bourget, avec notamment la visite du Premier ministre Vladimir Poutine et une superficie d’exposition plus importante que jamais.

 
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Pouah comment ça fait plaisir 🙂
Merci pour le lien 😉

 
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RAF
les seul suhkoi qui m’intéresse c’est se qui on une PC
mais bon , vous en avait rien a faire de mon avis sur la question

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