Cette fois-ci ça y est. Après plusieurs mois de fermeture, le Hall de la Seconde Guerre mondiale ré-ouvre ses portes au public ce vendredi 12 juin 2015, précédé la veille par une inauguration officielle en grande pompe. Pour vous, nous y étions.

Une première chose à savoir dessus : oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur cette salle, elle a radicalement changé. Pas sur son emplacement ou la nature de la collection, mais sur son allure et la place disponible. Clairement les architectes et techniciens qui ont œuvré dessus ont réalisé un sacré travail. Fini l’ancienne salle poussiéreuse et mal éclairée, place à la hauteur et à la lumière. Une charpente de métal et de bois très aérée avec un sol un béton brut. Les avions sont dans leur écrin.

De leurs côtés, ils ont été bichonnés, dépoussiérés, nettoyés, et pour certains aussi largement restaurés. Quand on entre, le sentiment de taille prédomine avec le Douglas C-47 Skytrain placé très au-dessus des autres dans sa magnifique livrée qui rappelle le débarquement de Normandie le 6 juin 1944. Sous lui, deux symboles forts de ce conflit : le petit Dewoitine D.520 considéré comme le meilleur chasseur français de 1940 et l’énorme Republic P-47 Thunderbolt l’un des plus gros monomoteurs de la guerre. Bien sûr les deux stars de l’aviation alliée que sont le Supermarine Spitfire et le North American P-51 Mustang ne sont pas bien loin non plus.

Les machines allemandes ne sont pas oubliés, avec le toujours superbe Focke-Wulf Fw-190, redoutable chasseur qui fit un véritable carnage parmi les équipages américains et britanniques engagés en Europe. Le Heinkel He-162 Salamander, ou Volkjäger (le chasseur du peuple) pour la propagande nazie, ce petit jet doté d’un réacteur d’extrados. Derrière ce dernier, discret mais bien présent, le terrifiant V1 qui annonçait l’avènement futur des missiles de croisière.

Dans ce hall, il existe un anachronisme, mais quel magnifique anachronisme : le Douglas AD Skyraider. Superbe dans sa livrée française années 1950, les ailes repliées comme l’étaient celles des appareils embarqués sur les porte-avions américains de l’époque. Là encore les gens du musée ont fait un travail remarquable pour restaurer cet avion.

Comme il s’agissait d’une inauguration, il y a eu des discours. Le plus remarquable était sans difficulté celui de madame Catherine Maunoury, actuelle directrice du musée. Elle a parlé avec passion de son musée. Comme souvent, il y avait aussi des petits fours, ceux là même qui attirent les convives et permettent ainsi pendant ce temps là de mieux admirer les avions.

Au final une inauguration un peu particulière avec en toile de fond le rugissement des réacteurs des avions à l’entraînement pour le Salon du Bourget 2015. On peut dire que cela rajoutait un peu au charme du moment.

Photos © Arnaud Lambert.

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