Véritable temple français de l’histoire aéronautique, le Musée de l’Air et de l’Espace est un lieu incontournable pour quiconque se passionne pour les choses de l’air. En effet, ses collections permettent de mieux appréhender l’aviation, de ses balbutiements à la fin du XIXème siècle jusqu’aux chasseurs à réactions actuels, représentés par le démonstrateur technologique Dassault Rafale A. Sans compter la conquête spatiale, elle aussi représentée. Mais comme tout écrin il vieillit. Et certains diront qu’il commençait sérieusement à mal vieillir. Heureusement sous l’impulsion de ses deux précédents directeurs, Marc Alban puis Gérard Feldzer le musée a entamé une cure de rajeunissement. Ce fut d’abord le Hall Concorde et la salle de la Seconde Guerre mondiale, puis plus récemment la création du très intéressant Hall des Voilures Tournantes.

L’actuelle directrice, la célèbre aviatrice Catherine Maunoury, a elle aussi décidé d’apposer sa patte à la résurrection du grand musée. Ce fut d’abord la Salle des Huit Colonnes, ancienne aérogare qui a été l’objet d’un ambitieux et long programme de remise en état. Ce qui nous permet désormais de la redécouvrir tel les aviateurs et passagers de la fin des années 30. Avec ça et là des détails qui ne trompent pas : anciens logos des compagnies aériennes, guichet de départ et d’arrivée, et surtout le magnifique gros-horloge marquant à la fois l’heure parisienne mais aussi celles des grandes capitales du monde. Le toit en pavé de verre illumine ce joyaux, sur lequel un unique avion (pour l’instant ?) est exposé, un superbe monoplan Morane-Saulnier H. Un peu plus loin les avions de la guerre de 14/18 sont eux aussi de nouveau visibles sans détour.

L’autre grand chantier a concerné le Hall Saint-Éxupéry abritant les aéronefs civils de l’entre-deux-guerres. Longtemps très chargé, avec des avions et des planeurs qui souvent se cachaient mutuellement, celui-ci est juste devenu un modèle. Aéré, bien éclairé, doté d’une peinture grise sobre et mettant bien en lumière les machines, ce hall revisité permet de redécouvrir des avions hors du commun. A tout seigneur, tout honneur, le célèbre Bréguet Point d’Interrogation trône au milieu dans sa superbe livrée rouge carmin. Mais il n’est pas le seul. Le nouvel aménagement permet de redécouvrir le superbe De Havilland Dragon Rapide, biplan de transport utilisé durant la Seconde Guerre mondiale par la Royal Air Force et présenté ici dans une livrée civile sous immatriculation française. Apparaît aussi le très élégant monomoteur de course Potez 53, l’avion de ligne léger allemand Junkers F13, ou encore l’avion de construction amateur Pou du Ciel. Sans compter les biplans de tourisme, planeurs, ou le surprenant avion de brousse Potez 43.

Il faut aussi souligner que les Fouga Magister qui trônaient à l’entrée depuis plusieurs années ont laissé la place à de magnifiques répliques à l’échelle 1. L’usure du temps aura sûrement moins d’emprise sur leur résine que sur le métal des originaux. Très difficile à mon sens de faire mieux. Ah oui j’oubliais, si vous allez faire un tour derrière le Concorde d’Air France vous découvrirez le petit (si je puis dire) nouveau du musée, le Rolls & Royce Trent 9000, le réacteur de l’avion de ligne Airbus A380. Excusez du peu.

Alors certes en ce mois d’août 2013, le tarmac est encore un peu vide d’avions, et on se rêve à voir la cure se continuer. Mais le Musée de l’Air et de l’Espace est comme tout les grands musées, il n’est pas aussi riche qu’on le souhaiterait. Alors n’hésitez surtout pas à aller y faire un saut. Ça vaut vraiment le coup, et en plus maintenant il a prit un sacré coup de jeune !!!

1 COMMENTAIRE

  1. Effectivement suite à ce billet je suis retourné voir ce musée. La partie tarmac m’a déçu avec seulement un Jaguar et un Rafale qui ce batte en duel (meuh non c’est une image !) mais je crois que c’est suite au salon du Bourget et la collection devrait revenir bientôt. Ce sera une raison de revenir…

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