Traditionnel et incontournable, le défilé du 14 juillet est pour nous autres Français une habitudes que je sais difficile à comprendre par nombres de nos voisins plus ou moins éloignés. Reste que cette manifestation qui permet aux citoyens de mieux redécouvrir leur armée, leur police, et leurs services de secours demeure chaque année un succès qui ne se dément pas. En ce qui me concerne c’est un évènement immanquable. Particularité notable cette année, j’ai eu la chance de le suivre bien confortablement assis sur un siège d’une tribune aux abords immédiats de la Place de la Concorde. Franchement ça change de l’ambiance « boite de sardines » qui règne un peu plus haut sur les Champs-Élysées. Pour le reste c’est un peu pareil, quand il fait chaud c’est le cagnard assuré. Et ce fut encore le cas cette année.

Comme chaque année l’Armée de l’Air ouvrait le défilé avec la Patrouille de France et ses Alpha Jet, suivie de ses traditionnels avions de chasse, Rafale, Mirage 2000, Mirage F1. Mais indubitablement c’est l’A400M Atlas qui remporta les suffrages. Parmi les plus impressionnants le C-135FR et l’E-3F persistent, un peu comme l’Atlantique. Reste aussi que les deux Transall et l’Hercules, suivi de près par le Casa présentait un transport aérien militaire toujours aussi intéressant. Malheureusement les avions d’entraînement, avec notamment le Grob G-120, furent éclipsés par le défilé au sol des troupes africaines, et les couleurs parfois vives et attrayantes de leurs uniformes.

Le défilé des troupes fit la part belle, comme chaque année, aux écoles, tandis que les troupes combattantes, notamment celles de l’opération Serval étaient les vedettes de cette fête nationale. Légionnaires, troupes de marines, et sapeurs-pompiers étaient une fois de plus largement acclamés par le public. Tout comme la Garde Républicaine et sa fameuse fanfare montée. Suivait le défilé motorisé où les chars légers AMX-10RC et ERC-90 disputaient la vedette aux véhicules du Génie et du service des Essences. Mais nul ne fut aussi applaudi que les rutilants véhicules rouges de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris, même pas les toujours impressionnants motards de gendarmerie et de police.

Les suivaient les hélicoptères, avec pour la première fois au-dessus de Paris le Tigre HAD (Hélicoptère d’Appui Destruction) et la version terrestre du Caïman, en service dans l’ALAT. Un hélicoptère qui tranchait radicalement avec les vieux Puma eux aussi largement représenté encore cette année. Vedettes malgré eux les EC145 de la Sécurité Civile furent, deux jours après la tragédie de Brétigny-sur-Orge où ils s’illustrèrent, très largement applaudis. Les Franciliens en particulier, et les Français en général, aiment leurs héros du quotidien.

Les parachutistes d’élite de l’école de Pau et la Patrouille de France terminèrent cette matinée de fête nationale en beauté, les premiers d’entre eux se posant tout en douceur à quelques mètres seulement de la tribune présidentielle tandis que les seconds survolaient (pour deux d’entre eux) la Concorde avec des fumigènes rouges et noirs aux couleurs de la médaille de la Résistance Française dont on célébrait le 70ème anniversaire.

L’après-midi c’est l’esplanade des Invalides qui accueillit les très nombreux curieux et passionnés, pour la traditionnelle présentation des matériels. Une présentation dont le point d’orgue fut l’arrivée tonitruante des commandos de l’air à bord d’un magnifique Caracal de l’Armée de l’Air. Derrière lui, discrète mais ô combien remarquable la petite Gazelle du 4ème Régiment d’Hélicoptère des Forces Spéciales, hélicoptère dont la particularité notable était l’absence de cocarde prouvant aux yeux avisés son appartenance à des moyens peu conventionnels. L’autre vedette fut sans conteste possible le superbe Dauphin 2 de la Flottille 35F, porteur de ses marquages d’action de l’État à la mer. Plus loin l’EC135 de la Gendarmerie Nationale attirait lui aussi bien l’œil. Mais au final rien de comparable avec les deux Tigre, l’un HAD l’autre HAP qui trônaient fièrement devant l’entrée de l’Hôtel National des Invalides.

Entre eux deux la vedette des moyens terrestres, celui qui attirait petits et grands comme des aimants, le majestueux et fantastique char de combat AMX Leclerc. Les véhicules des équipes cynophiles de la BSPP attiraient aussi, tout comme les batteries de missiles anti-aériens, ou encore les blindés légers VAB et VBL pourtant habituels dans ce genre de manifestations. Une structure gonflable, dite parcours du combattant, suscita l’admiration et l’intérêt de nombres de gamins, et d’adultes. Ces derniers, comme moi, regrettant de ne plus être hauts comme trois pommes pour pouvoir aller y retrouver des sensations enfantines.

Au finale un 14 juillet 2013 placé sous les meilleurs auspices, grâce notamment aux bontés de monsieur Météo. Soleil, chaleur, bonne ambiance furent les ingrédients de ce cocktail qui permis à beaucoup de découvrir ou redécouvrir les joies du 14 juillet.

Je tiens tout particulièrement à remercier le capitaine Yannick Sauvage et toute son équipe du service communication du GMP, et le lieutenant Fatimée Neziroski du CO-Presse Invalides, pour leur aide dans l’obtention par mes soins des meilleurs conditions de photographie sur le site des Invalides. Grâce à eux j’ai eu la chance d’accéder aux machines dans les meilleurs délais et de la manière la plus confortable. Ensuite un grand merci à l’équipage du Dauphin de la 35F pour sa très grande gentillesse et sa patience pendant que je mitraillais (en photos) l’hélicoptère. Ce reportage est dédié à toutes celles et tous ceux qui ont permis à ce 14 juillet de se faire dans les meilleurs conditions. Et un grand merci à François et Éric sans qui je n’aurais jamais pu me retrouver en tribune.

1 COMMENTAIRE

  1. joli le défilé j’était aussi sur place mais debout. les places assises ces pour les amis des politiques, ces votre cas? en tout cas vos photo sont super. et ces cool d’avoir mis aussi les soldats a pied et les camions.

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