Le déploiement d’un Dassault-Breguet ATL-2 Atlantique en Irak au cours de l’année 2014 fut considéré comme historique. Cependant il ne faisait qu’ouvrir la voie à de futures missions qui sont aujourd’hui une réalité palpable. Depuis maintenant quelques semaines un des avions de patrouille maritime de la Marine Nationale sillonne les cieux du Sahel à la pourchasse des groupes terroristes djihadistes qui menacent l’équilibre fragile de cette région d’Afrique. Des missions de combat très similaires à celles réalisées au-dessus de l’Irak et de la Syrie lors de la guerre contre Daech.

Dans ce vaste territoire à cheval sur cinq pays ( Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) le gros bi-turbopropulseurs assure aussi bien des missions de reconnaissance tous-temps que de commandement aéroporté ou encore de combat. Dans ce dernier cas l’équipage de l’ATL-2 Atlantique peut utiliser la vaste soute initialement pensée pour emporter des torpilles et missiles AM.39 Exocet afin de frapper les positions ennemies avec des bombes à guidage laser. Une technique déjà éprouvée en Irak contre l’autoproclamé État Islamique.

C’est depuis la Base Aérienne Projetée de Niamey au Niger qu’opèrent l’avion de patrouille maritime. C’est aussi là que ses mécanos l’entretiennent et son équipage se repose entre deux missions. Un écrin sécurisé pour les «volants» de l’Armée de l’Air et de la Marine Nationale.

En attendant l’arrivée d’ici quelques mois des premiers drones General Atomics MQ-9 Reaper dotés d’un armement offensif les Dassault-Breguet ATL-2 représentent donc une première véritable capacité de reconnaissance et d’attaque en même temps. Une polyvalence que les chasseurs Dassault Aviation Mirage 2000C de l’Escadron de Chasse 2/5 Île-de-France ne possèdent pas.
Ces monoréacteurs que l’on a l’habitude de voir protéger le ciel hexagonal avec leurs missiles air-air assurent ici des missions d’appui aérien rapproché et d’attaque au sol au moyen de bombes à guidage laser GBU-12 de facture américaine.

L’ATL-2 sur le tarmac de Niamey. Remarquez à l’arrière-plan le Mirage 2000C.

Ce n’est pas une nouvelle corde à son arc qu’ajoute l’ATL-2 Atlantique au sein de la force Barkhane, juste la confirmation de sa très grande polyvalence et du professionnalisme hors norme de ses mécanos et navigants. Une capacité à remplir beaucoup de missions que son futur successeur devra lui aussi savoir faire s’il veut dans quelques années réussir à vraiment le remplacer.
Et ça c’est pas forcément gagné !

Photos © Marine Nationale.

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