Dassault Aviation Triton, le vrai-faux nouvel avion de la Marine Nationale.

C’est en mars 2024 que ce nom est apparu pour la première fois alors que l’avion était en essais au sein du CEPA, le Centre d’Expérimentations Pratiques et de réception de l’Aéronautique navale. Depuis l’an dernier Triton est officiellement devenu le patronyme du Dassault Aviation Falcon 50M au sein de la Marine Nationale. Cet avion opère pour le compte des Flottilles 24F et 25F. Il doit d’ici quelques années être remplacé par le futur Dassault Aviation Albatros, actuellement en cours de développement final.

Dans la Marine Nationale il y a toujours eu une tradition de baptiser les aéronefs. Soit ils conservaient ceux donnés par leurs constructeurs comme le Breguet Br.1050 Alizé, le Consolidated PB4Y Privateer, Dassault Étendard IVM, l’Eurocopter AS.565SA Panther, ou encore le Piper PA-31 Navajo. Dans le cas où ces mêmes aéronefs n’avaient pas de patronyme l’aéronavale française leur en trouvait un, à l’image des NHIndustries NH-90NFH et Nord N.262E devenus respectivement Caïman et Frégate. Le Falcon 50M Triton est un peu à mi-chemin de ces deux mécanismes.

En effet l’appellation Falcon 50M était tout à la fois un héritage de l’avionneur Dassault-Breguet qui les avait produit et de l’Armée de l’Air qui les avait utilisé avant la Marine Nationale. Seul le M, de Marine, les différenciaient des avions de transport prioritaire qu’ils étaient auparavant. Ça et les nombreuses modifications afin d’en faire un avion de surveillance maritime.
Alors pourquoi attendre 2024-2025 pour que ces avions entrés en service depuis un quart de siècle prennent un nouveau nom ? D’abord parce que les Triton sont en fait des Falcon 50M modernisés à partir de ce moment là. Sur ces avions le vieux FLIR Thales Chlio a été remplacé par un Safran Euroflir 410 bien plus moderne et nettement plus interopérable. On le retrouve sur des hélicos de l’aéronavale.

Dassault Aviation Triton de la Flottille 24F au-dessus de… la Bretagne.

Le Dassault Aviation Triton vole désormais non seulement en métropole, depuis sa base historique de Lann-Bihoué en Bretagne au sein de la 24F mais aussi désormais depuis la Tontouta en Nouvelle Calédonie et Tahiti en Polynésie Française. Dans ces deux derniers cas le triréacteur de surveillance maritime vole pour le compte de la Flottille 25F en remplacement des biréacteurs Dassault-Breguet Gardian.

Voilà désormais vous en savez un peu plus sur ce vrai faux nouvel avion de l’aéronavale française, au moment du 400ème anniversaire de la Marine Nationale.

Photos © Marine Nationale


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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