Le mystère reste entier autour de l’écrasement de ce Fairchild Metro III civil immatriculé aux États-Unis mais affrété par le ministère français de la défense. Ce lundi 24 octobre 2016 au matin le biturbopropulseur appartenant à la société luxembourgeoise CAE Aviation s’est écrasé peu après son décollage de l’aéroport internationale de La Valette à Malte, causant la mort des cinq passagers et membres d’équipage se trouvant à son bord. Tous étaient de nationalité française.

C’est peu après 7 heures du matin (heure locale) que le drame s’est joué. L’avion venait de redécoller du tarmac quand pour une raison encore inconnue il a piqué du nez et est venu heurter très violemment le sol. Il a immédiatement pris feu. Le temps que les services de secours aéroportuaires arrivent sur place, il était trop tard : les deux pilotes et les trois passagers étaient morts.

Un certain flou a rapidement entouré la nature même des trois passagers. Beaucoup savent que CAE Aviation n’est pas une compagnie aérienne comme les autres. Ses avions volent souvent pour le compte de gouvernements, de forces aériennes, de services douaniers, ou encore de forces de l’ordre. Une première information faisait état de trois douaniers français travaillant pour l’agence européenne Frontex et réalisant une mission de surveillance dans le cadre de la crise des migrants.

En fait il semblerait que ces trois personnes aient eu une mission bien plus secrète. Dans la journée, à Paris, le ministère de la défense a reconnu qu’il s’agissait de trois de ses personnels, appartenant à la DGSE. Pour ceux qui l’ignoreraient derrière cette initiale se cache la Direction Générale de la Sécurité Extérieure, c’est à dire les services français de renseignement. S’agissait-il d’un avion-espion alors ? Non sûrement pas, en tous cas pas au sens où on l’entend généralement.

Le Fairchild Metro III accidenté portait l’immatriculation N577MX. Cet avion assurait visiblement une mission de reconnaissance et de surveillance pour le compte de la DGSE et selon certains médias de la DRM, la Direction du Renseignement Militaire. La zone de mission est quant à elle plus incertaine. Beaucoup ont écrit, et dit, à propos de la Libye très proche géographiquement de Malte. Cette piste semble la plus évidente, d’autant que depuis l’accident d’un hélicoptère Mil Mi-35 dans ce pays on sait que la France a des troupes engagées dans la lutte contre les représentants locaux de Daesh. À l’issu de son vol le biturbopropulseur aurait du revenir se poser sur le tarmac maltais.

Plusieurs enquêtes vont être diligentés pour connaitre les causes de ce crash. L’aéroport resta fermé une partie de la matinée, avant de retrouver un semblant de normalité dans la soirée. Malgré la taille réduite de cette île, cette plateforme est très fréquentée,  Malte étant une destination touristique appréciée des Européens.

Photo © Associated Press.

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