Pour le coup les employés du centre de tri postal de Chelles en banlieue parisienne en ont été quittes pour une belle frayeur. Ce lundi 24 septembre 2018 un petit biplace de tourisme Pottier P-180S s’est écrasé alors qu’il se préparait à atterrir sur l’aérodrome voisin. Le pilote, un sexagénaire, a été grièvement blessé et héliporté par l’hélicoptère Dragon 75 vers un hôpital parisien. Ses jours ne sont cependant fort heureusement pas en danger.

C’est en milieu d’après-midi que l’accident s’est produit. À environ trois cents mètres de la piste en herbe de l’aérodrome de Chelles-Le Pin l’avion a piqué avant de heurter le haut du bâtiment du centre de tri de colis de Viapost, une filiale de La Poste. Au départ les employés ont cru à une explosion avant d’évacuer et de découvrir un avion de tourisme posé en catastrophe sur le toit de leur entreprise.

Très rapidement les sapeurs-pompiers du service départemental d’incendie et de secours de Seine-et-Marne ont été sonné. Et ils se sont rendus sur place avec des effectifs conséquents. Il faut dire que les soldats du feu du centre de secours de Chelles sont plutôt coutumiers des accidents au voisinage du terrain d’aviation. Une fois sur place à l’aide de l’échelle pivotante automatique les sauveteurs ont pu extraire le pilote, seul à bord de l’avion, avant de le préparer pour son évacuation vers un hôpital parisien. Le SAMU 77 a décidé de l’héliporter afin de gagner du temps.
Son pronostic vital a vite été levé.

L’avion incriminé, immatriculé F-PYPJ, est un un Pottier P-180S. Il s’agit d’un modèle d’avion de construction amateur développé en France dans les années 1980 à partir du monoplace P-80 conçu lui une dizaine d’années plus tôt. Il est propulsé par un moteur Volkswagen issu de l’industrie automobile et développant 90 chevaux, c’est à dire la puissance d’une petite citadine. Des avions de ce type sont immatriculés principalement en France mais aussi en Belgique et au Royaume-Uni.

C’est en fin d’après-midi qu’à l’aide d’un camion-grue l’avion a été déposé au sol avant d’être pris en compte sur un engin de dépannage. Dans le même temps les sapeurs-pompiers avaient sécurisé le centre de tri postal, notamment après l’écoulement de carburant depuis l’avion. Tout risque d’embrasement a été exclu.

Photo © Don Hewins.

 

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Décidément ! Il y a eu la même chose à Décines-Charpieu début août. Un Piper PA-28 à court de carburant, en mode planeur, visait la piste de l’aéroport Lyon-Bron (l’aéroport d’affaire de Lyon) pour se poser en urgence mais trop court, il a fini son vol sur le toît d’une entreprise à moitié encastré dans le bardage du bâtiment. Il faut dire que cette entreprise se trouve dans une zone d’activité dans l’axe de la piste. Il lui manquait juste un bon kilomètre pour réussir sa manœuvre. Par chance les deux occupants n’ont été que légèrement blessé.
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