C’est une mission particulièrement mal connue, y compris en France. Depuis l’été 2011 la France entretient sur l’aéroport international de Dakar un détachement aérien chargé de plusieurs missions dites de service publique. Actuellement c’est un avion de reconnaissance maritime Falcon 50M qui assurent cette mission, par rotation d’un mois. Un triréacteur qui dépend directement de la Flottille 24F, habituellement basée à Lann-Bihoué en Bretagne.

Ce Dassault Aviation Falcon 50M assure quotidiennement des missions de surveillance maritime, mais également de lutte contre la piraterie-maritime, et de prévention du risque terroriste autant que de police des mers. Dans une région aussi sensible que l’Afrique occidentale il réalise également des missions à caractère environnemental comme la lutte contre les dégazages clandestins ou encore le contrôle des zones de pèches.
Et bien entendu lui et son équipage portent assistance aux navires en difficultés, réalisant ainsi des missions de recherches-sauvetages hauturiers.

Cet engagement de la Marine Nationale, et plus particulièrement de la Flottille 24F, s’articule autant au sein du pôle opérationnel de coopération permettant d’assurer la sécurité des intérêts français dans la région que d’une coopération bilatérale franco-sénégalaise.
Avec la situation humanitaire catastrophique qui existe aujourd’hui autour de la crise des réfugiés le Falcon 50M français doit également veiller à détecter au plus vite les embarcations de fortunes qui empruntent les voies de navigations de l’Atlantique nord vers l’Europe. Bien que ce «chemin» de migration maritime soit moins médiatisé que celui existant en Méditerranée il tue autant de gens fuyant la misère et la guerre et rêvant d’un El Dorado européen plus qu’hypothétique.

Il n’est pas rare que le Falcon 50M frappé du hameçon soit également aperçu sur des bases aériennes ou des aéroports de pays voisins du Sénégal comme le Cap Vert, la Guinée, ou encore la Guinée Bissau. Il s’agit là aussi d’un signe fort de la reconnaissance régionale de l’engagement de nos marins volants.

Et c’est donc tous les mois que l’équipage et l’avion changent au sein même de la Flottille 24F. Tous les mois des femmes et des hommes de cette unité de l’aéronavale arrivent au Sénégal quand d’autres regagnent la France. Mais leur extrême professionnalisme leur permet d’être immédiatement opérationnels afin de mener à bien leurs nombreuses fonctions.
Comme toute force de coopération ils travaillent main dans la main avec les autorités judiciaires et militaires sénégalaises.

Avec ce court focus espérons que désormais vous en savez un peu plus sur ce déploiement français si souvent oublié des grands médias. Les femmes et les hommes de la Flottille 24F portent hautes les valeurs de solidarité et d’entraide de notre pays, si souvent bafouées depuis quelques temps !

Photo © Marine Nationale.

 

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7 COMMENTAIRES

    • J’ignorais que des esquifs et des canots remplis de réfugiés étaient une menace telle qui nécessite que la France déploie ses frégates en face. Des navires de sauvetage oui plutôt.

      • Ces canots ne représentent aucune menace pour la France car ce ne sont pas des réfugiés mais juste un danger mortel pour toute la civilisation européenne

        • Si votre crainte (car oui là vous êtes peureux Roland Riegel) c’est le concept discutable de rétro-colonisation soyez rassuré. Ces réfugiés ne cherchent nullement à nous coloniser mais uniquement à sauver leur peau de la barbarie djihadiste. Ils ne représentent donc aucun danger et nous pouvons donc les accueillir à bras ouverts.
          C’est toujours surprenant de lire la réaction de gens aussi trouillards que vous.

        • Je rejoins Arnaud je ne vois pas en quoi ces migrants sont un danger mortel pour l’Europe. Une de mes meilleures amies est tombée amoureuse d’un Erythréen rencontré dans un camp de migrants et maintenant elle est enceinte et ils vont se marier. Ces gens n’aspirent qu’à vivre en paix.

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