Ils font partie de cette nouvelle génération de véhicules blindés conçus spécifiquement pour opérer dans le plus large éventail de missions. L’Armée de Terre vient officiellement de recevoir les premiers exemplaires de son VBMR Griffon, le successeur du célèbre VAB et s’apprête à en faire de même avec ses EBRC Jaguar. Ces derniers sont des sortes de chars d’assaut légers sur roues. Ces deux véhicules ont la particularité d’avoir été pensé pour être le plus aisément possible transportables par les airs.

Car l’un des enseignements des récentes opérations françaises dans le Sahel ou en Irak est la difficulté pour les militaires français de déployer efficacement à distance des moyens blindés. Impossible en effet d’envoyer sur place des chars d’assaut types Leclerc ou même des pièces d’artillerie Caesar sans avoir recours à la location d’Antonov An-124 auprès de sociétés privés ukrainiennes. Il existe bien la possibilité de demander à nos alliés américains ou britanniques de mettre à disposition des Lockheed C-5M Galaxy ou des Boeing C-17A Globemaster III mais cela demeure assez marginal.

Du coup les militaires français désormais se concentre, comme par le passé, sur des blindés plus légers et plus manœuvrables. Et surtout désormais ces véhicules terrestres ont été pensés afin de permettre leur embarquement le plus facile possible à bord des Airbus Defense & Space A400M Atlas de l’Armée de l’Air. Il faut dire que jusque là le chargement de véhicules militaires aussi communs que les VAB et les VBL (pour respectivement Véhicule de l’Avant Blindé et Véhicule Blindé Léger) pouvait parfois s’avérer assez rock & roll.

Ça sera bientôt un mauvais souvenir pour les équipages de l’Armée de l’Air. Car à l’instar des  nouveaux PVP et VLTP-NP (pour Petit Véhicule Protégé et Véhicule Léger Tactique Polyvalent-Non Protégé) les deux nouveaux blindés ont été pensé dès le départ pour pouvoir être aisément embarqués et débarqués du quadrimoteur à turbopropulseurs de facture européenne. Les EBRC Jaguar et VBMR Griffon (pour Engin Blindé de Reconnaissance et Combat et Véhicule Blindé Multi-Rôle) disposent des points d’accrochages permettant leur fixation à bord des avions-cargos. Malgré leur masse de vingt-cinq tonnes chacun ces véhicules ont tous deux été testés à bord de ces avions.

Le VBMR Griffon dans la livrée standard de l’Armée de Terre.

À terme ces deux véhicules doivent donc remplacer des machines d’ancienne génération comme l’AMX-10RC et l’ERC-90 Sagaie pour le premier et le VAB pour le second. Autant dire qu’ils vont remplacer les véritables mules de l’armée française, des véhicules bien plus polyvalents que ce pourquoi ils avaient été conçus.
Selon toutes vraisemblances au moins deux VBMR Griffon devraient défiler sur les Champs-Élysées le weekend prochain à l’occasion du traditionnel défilé du 14 juillet.

Photos © ministère des armées.

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6 COMMENTAIRES

  1. Magnifiques nouveaux blindés avec un joli design. Bravo aux ingénieurs.
    Nous avons quand même une augmentation assez conséquente de la masse de ces véhicules. On passe d’un VAB de 13 tonnes à un VBMR de 25 tonnes. Pareil pour les ERC-90 et AMX-10RC de 9.5t et 17t remplacés par un véhicule de 25t. Dans un transall on pouvait charger un VAB, et dans un A-400m plus imposant ce sera toujours un seul VBMR. Heureusement il y a un autre vehicule conçu, le VBMR léger « Serval » de 15 tonnes.

  2. Avec les nouvelles générations (missile antichar avec charge creuse tandem, IED colossal etc…) Nous somme obligé d’augmenter le blindage et du coup plus de poids.

    • Et encore les masses que vous donnez sont les versions de base. Le AMX-30 b2 version brenius atteint 39 t et le Leclerc atteint aujourd’hui les 57t mais on est encore loin du char britannique Challenger 2 qui atteint les 75t. Et oui au fur et à mesure de leurs services, ces véhicules ont été équipé d’améliorations, de nouvelles technologies et d’ajouts de blindage.

  3. Pour rester strictement dans l’objet de l’article, il est dit que ces véhicules disposent de points d’accrochages permettant leur fixation à bord des avions-cargos. Heureusement.
    Même si les industriels avaient réfléchis sur cette procédure particulière, cela serait un plus.
    Je peux vous dire que pour arrimer par exemple un VAB, le nombre de chaines et de tire-forts qu’il est nécessaire;
    Tout chargement doit faire corps avec l’avion surtout pour un atterrissage court.
    Naturellement tous ces arrimages nécessitent un certain temps pour l’embarquement ou débarquement rapide en cas de posé d’assaut

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