La RAF intercepte deux Tu-95 Bear au-dessus de la Manche

La RAF intercepte deux Tu-95 Bear au-dessus de la Manche

Ce qui est bien avec l’aviation militaire russe c’est que lorsqu’on serait tenté de l’oublier elle se rappelle toujours à nous. C’est en substance ce qu’ont du se dire les opérateurs de la défense aérienne britannique ce mercredi 28 janvier 2015. Effectivement deux bombardiers à long rayon d’action Tu-95 Bear ont été intercepté par des chasseurs de la Royal Air Force alors qu’ils s’approchaient de la Manche Cette zone est en lisière des espaces aériens belges, britanniques, et français.

Lorsque les Eurofighter Typhoon F Mk-2 d’alerte sont arrivés aux abords des Tupolev Tu-95 leurs pilotes ont clairement pu identifier leurs marques de nationalité. Il s’agissait bel et bien d’avions militaires russes.
Les deux quadriturbopropulseurs évoluaient à haute altitude et au plus près de l’espace aérien britannique. Ils ont donc été reconduits un peu plus dans la partie internationale du couloir aérien qui survole la Manche d’est en ouest.

Les Tu-95 russes identifiés par la RAF au-dessus de la Manche.
Les Tu-95 russes identifiés par la RAF au-dessus de la Manche.

Une fois encore on remarque que Moscou ne peut s’empêcher de faire évoluer ses avions d’arme au plus près des pays de l’OTAN, que ce soit ses voisins comme les états baltes ou bien des pays plus éloignés à l’image du Royaume-Uni. Cette atmosphère de guerre froide qu’entretiennent les forces aériennes russes n’est pas des plus saines.

Néanmoins elle permet de vérifier le très grand professionnalisme des pilotes de chasse occidentaux, qui avec sang froid et retenue ont su identifier les avions russes et leur intimer poliment mais fermement l’ordre de s’écarter de leur territoire. Une mission qui n’a (malheureusement) plus grand chose d’extraordinaire pour les pilotes britanniques.
On ignore actuellement quelle était la destination de ces bombardiers, et même s’ils en avaient une. En effet il est également possible qu’ils ne réalisait qu’une mission de patrouille destiné à tester les capacités de réaction au-dessus de la Grande Bretagne. Si tel est le cas, ils auront été servi.

Photos © Royal Air Force.

6 COMMENTAIRES

  1. Il y a plusieurs article en Russie qui expliquent le but de cette mission, ils faisaient simplement des exercices au dessus de l’Atlantique nord au sud de l’Islande et on pris le chemin le plus court depuis Saint Petersbourg.

    • En même temps les articles parus dans la presse russe peuvent largement être remis en cause, quand on connait le peu de liberté de la presse qui existe dans ce pays. On remarquera au passage la vitesse à laquelle les « médias » russes dégainent des explications qui mettent les militaires à l’abri d’une quelconque polémique.

  2. Simplement. Avec comme d’habitude les transpondeurs éteints (vlà la pagaille voire les accidents que ça peut causer au trafic civil) et sans communication préalable du plan de vol.

    Il est évident qu’ils conduisent des exercices, c’est sous le sens, mais cette façon de flirter avec les limites territoriales et les règles aériennes internationales est contrariant.
    J’ai beau ne pas être alarmiste de nature, force est de constater que ce genre de missions, exercices ou quoi que ce soit d’autre nous ramène plusieurs décennies en arrière et met tout le monde sur les dents, leurs forces aériennes comme celles de l’OTAN.
    En outre, leurs chasseurs escortant BEAR / COOT / MIDAS ou autres apparaissent tous largement armés sur les photos / films des interceptions récentes.

  3. En même temps quand on regarde comment l’OTAN se répand, depuis la Perestroïka et la libération de l’Europe de l’Est par Gorbatchev, on peut utilement se rappeler le vieux proverbe de la paille et de la poutre.

  4. En même temps les articles parus dans la presse occidentale peuvent largement être remis en cause quand on sait à qui appartiennent les journaux, les chaines de télévision … On remarquera l’acuité intellectuelle des media et des politiques occidentaux capables de désigner le responsable d’un tir de missile sur un avion civil dans l’heure qui suit, alors que des experts en aéronautique après dix mois d’enquête n’y sont toujours pas parvenus. Point positif, on est rassuré par l’efficacité de nos forces aérienne. Au-dessus de New-York, transpondeur coupé, ils auraient pu se balader 45 minutes, emplafonner deux tours et un bâtiment gouvernemental sans être inquiété. La paille … La poutre … La politique … Pour illustrer cet effet de symétrie il est assez cocasse de placer cet article en face de celui qui nous concerne : http://www.opex360.com/2015/06/13/le-pentagone-denonce-le-comportement-dun-pilote-russe-lors-de-linterception-dun-avion-de-renseignement-rc-135/

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