Opération nostalgie pour le F-16 Viper Demonstration Team.

Va t-il réussir à faire de l’ombre au CF-188 Hornet officiel du centenaire de l’Aviation Royale Canadienne ? Ce mercredi 15 mai 2024 l’US Air Force a présenté son tout nouveau General Dynamics F-16C Fighting Falcon de présentation solo. Et ô surpris sa livrée est celle du prototype YF-16 ayant volé il y a 50 ans. Le 20th Fighter Wing qui le chapeaute a donc joué à fond la carte de la nostalgie.

L’avion de 2024…

CF-188 Hornet au sein de l’Aviation Royale Canadienne et F-16C au sein de l’US Air Force donc mais aussi Eurofighter Typhoon FGR.4 de la RAF peint aux couleurs de l’opération Overlord en 1944 ou encore Dassault Aviation Rafale C à la livrée célébrant le 90e anniversaire de l’Armée de l’Air et de l’Espace. C’est moi où il y aurait là comme un leitmotiv de respect des traditions et de commémoration des anniversaires ? Sans compter Airbus et son Tornado du 50e anniversaire bien sûr…

Il faut dire que c’est dans l’air du temps que de commémorer avec des avions aux livrées chatoyantes. La nostalgie joue à fond son rôle depuis quelques années, dans le cinéma avec le 5e Indiana Jones ou le retour des SOS Fantômes, mais aussi dans les objets du quotidiens, les séries télés, et donc l’aviation. Et avec ce F-16 Viper Demonstration Team l’US Air Force s’adresse en premier lieu aux aérophiles, aux personnes comme vous et moi qui reconnaîtront au premier coup d’œil cette livrée historique. Enfin aux passionnés d’aviation qui vivent en Amérique du nord car c’est là que l’avion se produira le plus souvent. Sa venue au RIAT 2024 cet été n’est pas encore confirmé.

… et celui de 1974.

Quoiqu’il en soit les mécanos du 20th Fighter Wing, l’unité de rattachement du F-16 Viper Demonstration Team, ont fait un travail remarquable pour que leurs avions ressemble autant au YF-16 de 1974. C’est à s’y méprendre.

Photos © US Air Force.

PARTAGER
ARTICLE ÉDITÉ PAR
Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
articles sur les mêmes thématiques
Commentaires

6 réponses

  1. Bonjour Arnaud, staff et passionnés.
    Un avion qui bat tous les records. Cinquante ans après le premier vol, il est toujours en production et compétitif par rapport à des machines beaucoup plus récentes. Et nous le verrons encore voler dans trente ans.
    Il a volé moins de deux ans après le choix du modèle (en mars 1972, il a concurrencé le 908-909 de Boeing, remplacé plus tard par le P-600 de Northrop) et le premier exemplaire de production a volé deux ans et demi après le vol du prototype. Des temps de développement qui ressemblent aujourd’hui à de la science-fiction.
    Et dire que lorsqu’il a été présenté, j’ai trouvé que c’était laid ….
    Je crains que ce ne soit pas le cas, mais j’espère que la tâche ultime de cet avion de combat exceptionnel sera d’aider l’Ukraine à vaincre l’envahisseur.
    Traduit avec Google.

    1. « Des temps de développement qui ressemblent aujourd’hui à de la science-fiction. »
      Il n’y avait que l’avion lui-même, si je puis dire, pas ou peu de systèmes (défensif et offensif) pour les premiers série, ce sera ajouté plus tard, d’autre part, il y avait beaucoup plus de travail manuel et des ressources correspondantes, le hic c’était qu’il fallait faire la même chose pour les avions suivants et en cas de pb, c’était difficile d’intégrer les corrections dans la chaîne de fabrication
      De nos jours, le modèle numérique doit être mis au point au début ce qui prend plus de temps pour sortir les prototypes et le 1er série mais c’est pour les avions suivants que ça va relativement plus vite et surtout l’avion est suivi tout le long de sa vie jusqu’à son démantèlement, et le moindre pb identifié sera pris en compte rapidement dans la chaîne de fabrication
      Pour info, Dassault, au temps de Marcel, sortait un prototype tous les ans!

  2. Le nez du YF-16 est beaucoup plus fin et pointu que celui du F-16 comme souvent sur les prototypes. Sûrement dû à l’absence du radar de série.

  3. Pas sûr que le nez soit plus fin, je pense que c’est une illusion d’optique à cause de la partie graphique noire sur le dessus qui affine un peu, mais je peux me gourer ! Mais quel design indémodable …

  4. Né pour voler bien sûr, mais tellement impatient qu’en janvier 1974, l’oisillon YF16 a décollé alors qu’il ne devait encore effectuer qu’un essai de roulage!
    Certes c’était pour éviter l’accident: Lever de roue avant volontaire, mais révélant immédiatement un roulis prononcé qui a contraint le pilote à décoller pour remettre dans l’axe et à plat… mais quel caractère et quelle gueule pour cet appareil emblématique!

  5. J’avoue que le F16 avait une gueule révolutionnaire, je comprends que le pauvre F1, malgré ses qualités, ne pouvait rien faire. En matiere de chasseur, l’europe a toujours eu une demi génération d’ecart, et cela continue. Qui achetera du SCAF si toutes les armées sont sur F35 ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sondage

Lequel de ces avions symbolise le mieux pour vous le 90ème anniversaire de l'Armée de l'Air et de l'Espace ?

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...
Dernier appareil publié

Vought O2U Corsair

Dans l’histoire de l’aéronautique quelques avionneurs ont su marquer de leur empreinte leur domaine par l’emploi répété d’un même patronyme pour leurs appareils. En France

Lire la suite...