Au regard du succès de l’article sur le Boeing 747 immatriculé G-BDXJ nous vous proposons de vous intéresser cette fois-ci à un hélicoptère fictif. Blue Thunder, c’est son petit nom, est un monoturbine de reconnaissance et d’appui-feu qui eut les faveurs à la fois du grand et du petit écran américain. Particularité notable il était basé une machine française : l’Aérospatiale SA-342 Gazelle.

Bon alors soyons très honnête le film et la série télé dont il fut la vedette ne sont pas restés dans les annales, ni du cinéma ni de la télévision. Le scénario du premier et ceux des onze épisodes de la seconde étaient tellement minimalistes qu’ils ont plutôt desservi l’hélicoptère. Et c’est bien dommage car ce Blue Thunder est vraiment un hélicoptère intéressant. En France, le film comme la série furent nommés «Tonnerre de feu».

Dans le storyboard, l’hélicoptère devait permettre (au cinéma) de protéger les Jeux Olympiques de Los Angeles de tous risques de menaces, notamment venant de celui qui était alors l’ennemi juré des Américains : le méchant Soviétique. Les histoires de la série télé s’articulaient autour du pilote et du copilote du Blue Thunder et de leur vie de tous les jours. N’empêche que les prises de vue aériennes valaient vraiment le déplacement !

Car les modifications apportées à la Gazelle, notamment l’installation d’un nez revu et corrigé accueillant une mitrailleuse multitube de type Gatling, mais aussi le cockpit redessiné ne l’ont jamais empêchées de voler. Et Blue Thunder volait vraiment bien.
D’ailleurs la production utilisa deux hélicoptères différents pour servir durant la série télé tandis qu’un seul avait été modifié pour le film.

Pour la petite histoire le rôle du pilote dans la version télé est joué par James Farentino, qui incarnait le pilote de Grumman F-14 Tomcat Richard Owens, personnage principal du film «Nimitz, retour vers l’enfer».

Photos © San Diego Air & Space Museum

11 COMMENTAIRES

  1. La j’adhere pas, les hélicos français légée sont simple, sobre, voir minimaliste (regardé un djin il y a rien de trop) . la c’est top
    ça me fait pensé au puma « hindisé » de rambo III.

  2. Bonjour. Je suis surpris par votre critique assez acide car si il est exact que la série était insipide , le film est un classique de la dénonciation de l’état  » Big Brother ». Je n’ai pas l’impression que la film au mal vieilli au final.

    • Idem, le film est loin d’être insipide, au contraire. Le scénario ne s’articule pas autour de l’hélicoptère, heureusement, mais effectivement autour de l’enquête menée par son pilote.

    • Parce qu’ici c’est Blue Thunder, Supercopter pourrait venir en son temps. D’autant que la série est déjà traitée dans la partie encyclopédique du site, dans la fiche du Bell 222.

  3. Ma foi le Gazelle a beau ne pas être taillé pour être un hélicoptère d’attaque, j’avoue que ce petit style sci-fi des années 80 à la Robocop est assez cool !
    Il faut avouer que les créateurs artistiques ont fait un travail sympa, et que les technicos qui ont réussi à accomplir les fantasmes des créateurs sans transformer l’engin en fer à repasser ont du mérite !

    …cela dit je l’aime bien la petite Gazelle classique.

  4. Moi j’aime bien le style de Blue thunder, on pourrait même être tenté de croire que le modèle existait vraiment (d’ailleur il a vraiment volé donc bon…).
    Mais sinon, c’est pas le même modèle d’hélico français qui était dans Police 2000 ?

  5. De mémoire, la gazelle « blue thunder » volait vraiment… mais je pense me rappeler qu’ elle avait pris tellement de poids qu’elle était très lente et qu’il avait fallu filmé au ralenti pour qu’elle paraisse rapide à l’écran.

    A mcGivre : oui, c’était bien une gazelle qui se désolidarisait du camion dans police 2000. (Ceci dit, « Tonerre de feu » fait figure de chef d’oeuvre scénaristique à côté de cette série là).

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