Potez 56/560

Potez 56/560


Fiche descriptive

Appareil : Potez 56/560
Constructeur : Aéroplanes Henry Potez
Désignation : 56/560
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN :
Variante : 56E, 566, 567, 568
Mise en service : 1936
Pays d'origine : France
Catégorie : Avions de transport
Rôle et missions : Transport léger, entraînement à la navigation, reconnaissance, observation, soutien logistique.

Histoire

Potez 56/560 :
L'élégant bimoteur multirôle

Fin 1933, l’ingénieur Louis Corroler, responsable des programmes multimoteurs chez l’avionneur, se lança dans l’étude et le développement d’un petit bimoteur destiné au transport de six à huit passagers pour des vols entre la France et ses pays frontaliers. L’avion était alors clairement identifié comme destiné aux petites compagnies aériennes de second rang. Le programme reçut la désignation de Potez 56. Les premières ébauches montraient clairement un avion très moderne, aux lignes particulièrement aérodynamiques, mais à la conception bien de son temps. En effet, il s’agissait d’une machine construite en bois et toile.

Le Potez 56 se présentait sous la forme d’un monoplan à aile basse cantilever bimoteur. Il était mû par deux Potez 9Ab en étoile d’une puissance unitaire de 185 chevaux. Disposant d’un empennage classique d’assez grande dimension et d’un train d’atterrissage tricycle escamotable l’avion était alors particulièrement élégant. Piloté par deux membres d’équipage, il pouvait transporter six passagers. Appareil d’allure assez simple, le Potez 56 réalisa son premier vol le 18 juin 1934.

La version de série fut désignée Potez 560 et construite à seize exemplaires pour des compagnies aériennes françaises mais aussi roumaines. Une version spécifiquement transformée pour l’Afrique fut construite à trois exemplaires pour Air France sous la désignation de Potez 561. C’est au moment de l’entrée en service de cette dernière que l’état-major de la Marine Nationale commença à s’intéresser au bimoteur. Il s’agissait alors de trouver un avion de transport léger et d’entrainement susceptible de servir à bord du porte-avions Béarn. Un exemplaire de la machine fut acquis, très proche dans sa conception du Potez 560 de série, et désigné Potez 56E (E pour embarqué) disposant de systèmes particuliers comme par exemple une crosse d’appontage mais surtout des bouts d’ailes amovibles. Cet appareil fut finalement versé à la Section d’Entraînement de Chartres, une unité métropolitaine de l’Aéronautique Navale.

En mai 1937, le Ministère de l’Air proposa un cahier des charges concernant un avion de la classe T3, ou triplace de travail, c’est à dire une sorte d’avion à tous faire, aussi bien de l’entrainement de jour comme de nuit, de l’observation, de la reconnaissance, ou des missions de liaison. Quatre avions furent alors mis en compétition : le Bloch MB-500, le Dewoitine D-720, le Hanriot H-232, et le Potez 566. Ce marché concernait 53 avions pour les besoins de l’Armée de l’Air et le duel fut serré entre les deux derniers. C’est toutefois le moins « militaire » des quatre qui fut choisi, le Potez 566. Par rapport aux avions civils et au 56E le 566 disposait d’une tourelle dorsale pouvant emporter une mitrailleuse mobile Darne de 7.5mm, et il possédait également une tourelle inférieure destinée à l’observateur. Malgré le choix de l’Armée de l’Air l’avion ne fut construit qu’à trois exemplaires, qui demeurèrent en service jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. C’est finalement le Hanriot qui fut acheté en série.

Cette même année de 1937, la Marine Nationale passa commande pour deux lots de dix puis douze Potez 561 sous la désignation de 567. Rapidement ils furent remotorisés avec un propulseur plus puissant. Ces avions remplissaient des missions d’entrainement, de transport léger, de liaison, et de tractage de cibles aériennes. Sur les 22 avions acquis, vingt étaient encore en service en septembre 1939. Deux avaient été détruits par accident.

Entre l’entrée en guerre de la France et sa signature d’Armistice avec les nazis en mai 1940 la Marine Nationale perdit cinq de ces aéronefs, principalement du fait de la chasse allemande. En effet malgré leur remotorisation les Potez 567 demeuraient des avions particulièrement lents. Ils n’avaient pas été conçus pour être rapides.

Malgré l’échec du Potez 566, l’Armée de l’Air décida de commander à l’avionneur une version légèrement modifiée, disposant de la même motorisation que les Potez 567, et de la tourelle dorsale mais pas de la baignoire d’intrados. Désignée Potez 568 cette version fut construite à 26 exemplaires pour des missions d’entrainement avancé et de transport léger. A l’instar des avions de la Marine Nationale, les Potez 568 pouvaient tracter des cibles aériennes. A la différence du 566 la tourelle du 568 ne pouvait pas emporter de mitrailleuse.

Après la capitulation française plusieurs versions du Potez 56 tombèrent entre les mains de la Luftwaffe. Quatre Potez 567 et onze 568 furent réquisitionnés pour des missions d’entrainement avancé, de liaison, et de transport léger. L’un de ces avions fut utilisé durant presque toute la guerre par une unité de chasse installée à Bordeaux comme avion de servitude. Deux machines civiles furent également utilisées par la Luftwaffe pour des missions de transport postal et de transport de personnels.

Lorsque la Seconde Guerre Mondiale prit fin, la plupart des versions du Potez 56 avaient été envoyés chez les ferrailleurs. Il ne semble aujourd’hui ne plus rester un seul de ces appareils. Le Potez 56E est parfois aussi désigné 565.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Potez 567
Envergure : 16.00 m
Longueur : 11.98 m
Hauteur : 4.60 m
Motorisation : 2 moteurs en étoile Potez 9E
Puissance totale : 2 x 240 ch.
Armement :
Charge utile : six passagers ou 550kg de fret léger.
Poids en charge : 2710 kg
Vitesse max. : 340 km/h à 2450 m
Plafond pratique : 6000 m
Distance max. : 700 Km à charge maximale
Equipage : 2 personnes.
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Profil Couleur

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Vidéo

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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.