Salmson D.6 Cricri

Salmson D.6 Cricri


Fiche descriptive

Appareil : Salmson D.6 Cricri
Constructeur : Emile Salmson & Cie
Désignation : D.6
Nom / Surnom : Cricri
Code allié / OTAN :
Variante :
Mise en service : 1936
Pays d'origine : France
Catégorie : Avions d'entraînement
Rôle et missions : Entraînement primaire, observation, surveillance frontalière.

Histoire

Salmson D.6 Cricri :
Le parasol tout-terrain.

Motoriste de premier plan durant l’entre-deux-guerres, la société Salmson s’était spécialisée dans le développement et la production de propulseurs en étoile de petite taille et de puissance légère ou moyenne pour l’aviation civile autant que militaire. Toutefois à force de produire pour les autres les responsables de Salmson se mirent petit à petit à concevoir leurs propres avions dont l’apothéose vint avec un monomoteur d’entraînement très réussi, le D.6 Cricri.

C’est en 1935 que les responsables de Salmson lancèrent les travaux de ce nouvel avion destiné prioritairement aux militaires pour des missions d’entraînement intermédiaire et avancé. Comme la majorité de ses prédécesseurs, le nouveau Salmson était un monoplan parasol monomoteur. L’aile à dièdre négatif avait la particularité de posséder une flèche très faiblement négative. Un empennage de très grande taille avait été installé. Construit principalement en bois entoilé mais possédant également des empiècements en métal, il était propulsé par un Salmson 9Adr, un petit moteur en étoile de soixante chevaux entraînant une hélice tripale en métal et bois. Un train d’atterrissage fixe assez haut et à voie relativement large avait été installé sur l’avion. Le pilote et son passager prenaient place dans deux cockpits en tandem à l’air libre, séparés l’un de l’autre.

Officiellement désigné D.6 par le constructeur, il reçut le nom de Cricri. Son premier vol intervint le 14 avril 1936. Immédiatement trente avions furent acquis par l’Armée de l’Air comme machine de type T2 c’est à dire biplace de transformation opérationnelle. Dans la chaîne de formation française, les Cricri servaient donc en toute fin, juste avant que le futur pilote ne rejoigne son avion d’arme. Peu de temps après la réception du premier de ces avions la Marine passa commande pour deux avions assez semblables destinés à la formation intermédiaire des pilotes d’avions de combat. Ces deux avions reçurent la désignation officielle de D.6-3 dans la nomenclature du constructeur.

En septembre 1936, le Ministère de l’Air passa commande pour une centaine d’avions dans le cadre du programme dit de l’Aviation Populaire qui visait à promouvoir l’aviation de tourisme pour le plus grand nombre. Ces avions furent donc envoyés dans des écoles et des aéro-clubs un peu partout dans le pays.

Lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclata en septembre 1939, la production du Cricri était encore en cours et plusieurs exemplaires furent commandés dans l’urgence pour les écoles de l’Armée de l’Air. Mais assez bizarrement plusieurs dizaines d’entre eux furent camouflés et reçurent des codes tactiques d’avions de combat. Bien que généralement désarmés, en effet quelques machines emportaient en position arrière une mitrailleuse mobile Darne de calibre 7.5mm pour sa propre défense, ils furent largement utilisés pour l’observation du champs de bataille, la surveillance frontalière notamment le long de la ligne Maginot, ou encore le réglage des tirs d’artillerie terrestre. D’avion d’entraînement, le Cricri était devenu avion d’arme.Au moins la moitié des D.6 militaires français furent utilisés pour des missions de ce genre.

Donc les avions restant volèrent comme machine d’entraînement, de liaison, de communication, ou encore de coopération avec les forces terrestres. La majorité des Cricri furent utilisés durant toute la partie française de la guerre, et lorsqu’en 1940 l’armistice franco-allemand fut signé plusieurs appareils rejoignirent les rangs de l’aviation allemande pour diverses missions secondaires comme le tractage de planeurs ou encore des vols de liaisons, et des vols postaux légers.

Appareil très réussi, le Salmson D.6 fut un des meilleurs avions d’observation français. L’architecture très particulière de son aile lui conférait d’excellentes capacités ADAC, à une époque où cette technique n’était pas particulièrement recherchée. En fait, le Cricri était en quelques sortes un parent français du Storch allemand.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Salmson D.6 Cricri (Observation)
Envergure : 9.66 m
Longueur : 6.89 m
Hauteur : 2.18 m
Motorisation : 1 moteur en étoile Salmson 9Adr
Puissance totale : 1 x 60 ch.
Armement : Possibilité d'emporter une mitrailleuse mobile Darne de calibre 7.5mm
Charge utile :
Poids en charge : 575 kg
Vitesse max. : 150 km/h à 1350 m
Plafond pratique : 2500 m
Distance max. : 500 Km à charge maximale
Equipage : 2
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Profil Couleur

Profil couleur du Salmson D.6 Cricri

Vidéo

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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.