Branle-bas de combat pour la Royal Navy ce vendredi 21 octobre 2016. Deux frégates britanniques mises en alerte, deux hélicoptères de lutte anti-sous-marine et de combat maritime affectés spécialement, et… rien du côté français. Que pouvait-il bien se passer dans le bras de mer qui sépare notre pays de la Perfide Albion ? En fait huit navires de guerre russes, dont le seul et unique porte-avions de ce pays, l’Amiral Kouznetsov, empruntaient la Manche pour rejoindre la Syrie. Pour l’occasion les bâtiments russes naviguaient dans les eaux territoriales britanniques. De manière totalement légale.

À bord des deux frégates de Sa Majesté, les HMS Duncan (D37) et HMS Richmond (F239), on trouvait donc respectivement un Agusta-Westland Merlin HM Mk-2 et un Westland Lynx HMA Mk-8 qui eurent pour ordre de prendre les airs durant l’ensemble du transit de la flottille russe. Bien entendu ces hélicoptères n’étaient là que assurer la sécurité de ce convoi maritime hors-norme.

Il faut dire que les avions visibles sur le pont d’envol de l’Amiral Kouznetsov sont quelques-uns des appareils de combat les plus redoutés par les forces de l’OTAN : chasseurs multirôles embarqués Mikoyan MiG-29KR et Sukhoi Su-33, hélicoptères de combat maritime Kamov Ka-27PL, et hélicoptères de guet aérien et de reconnaissance radar Kamov Ka-31. En gros quasiment ce qui se fait de mieux actuellement en Russie.
Sans compter les hélicoptères se trouvant à bord de ses sept navires d’accompagnement, dont le fameux destroyer à propulsion nucléaire Pyotr Velikiy avec trois hélicoptères embarqués Ka-27PS et PL.

Par contre côté français pas la moindre réaction, les Russes ayant toutes les autorisations pour s’engager dans la Manche. D’autant qu’ils ne naviguaient pas dans nos eaux.

Après avoir franchi les limites de notre bras de mer les huit bâtiments de guerre ont pris le chemin du golfe de Gascogne, demeurant alors dans les eaux internationales. D’ici à dimanche après-midi ils sont attendus à l’entrée du détroit de Gibraltar où là encore la Royal Navy les aura à l’œil. Et ensuite ce sera la Méditerranée occidentale puis orientale avant de se placer au large des côtes syriennes.

Photo © AFP

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6 COMMENTAIRES

  1. Bonjour à toute l’équipe.
    Je me permets une petite remarque concernant la formule « En gros quasiment ce qui se fait de mieux actuellement en Russie » et surtout en ce qui concerne le Su-33.
    Sur votre site,que je consulte quotidiennement,il est indiqué pour le Su-33:
    « En effet son avionique est généralement considérée comme à la limite de l’obsolescence »!Si on rajoute le fait que le Su-33 décolle avec l’aide d’un tremplin,ce qui limite considérablement l’emport en carburant et en armement,je me dis que l’auteur de ces lignes s’est laissé emporter par sa passion et sa fougue que je comprends aisément néanmoins,la famille Su-27 faisant partie à mon sens d’une des lignés les plus réussis de l’aviation de combat moderne!
    Sinon,merci encore pour votre site qui permet à de nombreux fanas d’aviation d’y trouver matière à s’émerveiller,s’informer,se divertir….etc
    Bonne continuation

    • Même s’il a beaucoup de carences, et de limites, le Su-33 est parmi les avions de combat les plus aboutis construits en Russie post-soviétique. Ce qui en dit long aussi sur la déliquescence du complexe militaro-industriel dans ce pays depuis l’effondrement du régime marxiste.

  2. Le HMS Duncan est un destroyer de Type 45, et non une frégate. La Grande Bretagne ainsi que 18 autres pays (dont la France) utilisent des « Pennant Number International » pour identifier ces navires. Ce sont des numéros unique pour chaque navires des pays participants à ce système. La lettre sert à différencier le type de navire, « P » pour les patrouilleurs, « F » pour les frégates, « D » pour les Destroyers, « R » pour les portes avions et portes hélicoptères, « L » pour navires de débarquement et « S » pour les sous marins.

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