Selon toutes vraisemblances ce raid aérien a eu lieu sans l’accord du gouvernement syrien. Ce jeudi 19 avril 2018 des avions de combat Lockheed-Martin F-16IQ Fighting Falcon appartenant à la force aérienne irakienne ont réalisé une mission d’attaque ciblée contre des positions de l’organisation terroriste Daech à une trentaine de kilomètres de la frontière entre les deux pays, mais côté syrien. Il s’agit du premier engagement opérationnel de ces avions de combat commandés en 2011 auprès des États-Unis.

Beaucoup de questions restent encore en suspens autour de ce raid aérien, notamment sur le nombre de F-16IQ Fighting Falcon engagés. Les sources fluctuent entre quatre et six avions. Par contre il semble désormais acquis que ces monoréacteurs ultramodernes ont bel et bien attaqué une position fortifiée de l’autoproclamé État Islamique à proximité du fleuve Euphrate, dans la même région où l’Armée de l’Air avait frappé il y a quelques jours. Il est quasiment acquis que les armes utilisées étaient des munitions de précision, l’Irak ayant acquis récemment des stocks de bombes guidées GBU-12 et de missiles air-sol AGM-65H Maverick. Deux types d’armement tout à fait adaptés à ce type d’opérations.
Le raid aérien s’étant déroulé au-dessus du territoire souverain de la Syrie l’emport de missiles air-air d’autodéfense semble évident.

Pour mémoire le Lockheed-Martin F-16IQ est une version spécifiquement développée pour les besoins irakiens du célèbre de jet de combat américain. Issu du F-16C/D Block 52+ le F-16IQ emporte les réservoirs conformes (ou CFT) mais dispose en outre d’une avionique repensée et issu du F-16E/F et notamment son système d’alerte radar AN/ALR-69.

Ce raid aérien en profondeur est également un signal fort envoyé par la coalition internationale. Il tombe à un moment où à Washington certains, dont Donald Trump, n’éludent plus la question du retrait américain du conflit contre Daech. L’Irak post-Saddam serait elle en passe de retrouver toute sa souveraineté et son indépendance vis à vis du puissant allié américain ? La preuve en est que cette opération dans la vallée de l’Euphrate s’est faite avec le soutien d’avions ravitailleurs de l’US Air Force et de moyens de renseignements occidentaux.

Photo © Lockheed-Martin

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