C’est la plus récente des missions de protection d’espace aérien décidées par l’OTAN mais déjà elle bat son plein. Les avions de combat Lockheed-Martin F-16C Fighting Falcon de la Polemikí Aeroporía assure désormais environ 60% des missions de surveillance et de défense aérienne du petit espace aérien monténégrin. Le reste est assuré par les Eurofighter EF-2000 Typhoon italiens de l’Aeronautica Militare.

Actuellement la force aérienne monténégrine (ou Vazduhoplovstvo i protivvazdušna odbrana pour les intimes) ne dispose que de huit aéronefs, sept hélicoptères et un avion. Il s’agit pour les premiers d’entre-eux de cinq Soko Partizan, la version yougoslave de l’Aérospatiale SA.342 Gazelle, et de deux Bell 412EPi. Le seul et unique avion en dotation est un biréacteur d’affaire Bombardier Learjet 45 utilisé autant pour le transport des hautes personnalités que pour les missions d’évacuation sanitaire.

C’est d’ailleurs ce jet d’affaire qui sert de plastron d’entraînement pour les pilotes de chasse grecs et leurs F-16C Fighting Falcon. Il permet aux personnels de la Polemikí Aeroporía de se familiariser avec la géographie du Monténégro tout en s’exerçant aux interceptions et assistances d’aéronefs en difficultés.
Depuis ce début juin 2018 et l’entrée en vigueur de cette mission atlantiste seul une mission opérationnelle a eu lieu, la semaine dernière. Deux F-16C grecs ont assisté un avion de tourisme en panne d’équipements électriques. Les jets de combat l’ont accompagné jusqu’à un aérodrome tout proche.

Pour autant il n’est toujours pas question de déployer en permanence les avions grecs et italiens, le Monténégro n’ayant aucune structure d’accueil pour ces machines. Les avions continuent donc de faire des allers-retours depuis leurs bases respectives, au moyen de ravitaillement en vol. Le tout est bien entendu budgété par l’OTAN.

Pendant ce premier mois d’opérations les équipages de F-16 Fighting Falcon grecs ont donc pu intervenir, et s’entraîner, de jour comme de nuit dans un environnement certes proche de celui qu’ils connaissent mais en travaillant avec des militaires avec qui ils ne partagent pas de langue commune. Tout s’est donc réalisé en anglais, comme à chaque fois que l’OTAN régit une action militaire.
Il est à signaler que si ces avions n’emportent pas à chaque fois des missiles air-air leurs canons de leur côtés sont armés avec des obus bons de guerre !

Photos © OTAN.

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