Nous commémorons aujourd’hui le 74ème anniversaire du Jour J, une date importante dans la Seconde Guerre mondiale. C’est en effet ce jour là que débuta réellement la libération des territoires européens placés sous le joug nazi. Or en cette nuit du 5 au 6 juin 1944 tout commença par le parachutage de troupes anglo-américaines mais aussi leur dépose via des planeurs d’assaut dans le bocage normand. Pendant ce temps là sur les eaux de la Manche des centaines de navires transportaient les milliers de jeunes combattants qui allaient venir se faire massacrer sur les plages de sable fin au petit matin.

C’est donc dans la soirée du 5 juin 1944 que les opérations Neptune et Tonga furent lancées afin d’établir des têtes de pont sur les rives est et ouest de l’Orne mais aussi le long du canal de Caen. Quelques Armstrong-Whitworth Albemarle mais surtout plusieurs dizaines de Douglas C-47 Skytrain vont décoller du sud de l’Angleterre et du Pays de Galles tractant des planeurs d’assaut Waco CG-4 Hadrian et Airspeed Horsa. Les premiers étant aux couleurs de l’US Army Air Force et les seconds de la Royal Air Force.

À bord la traversé pour les passagers est loin d’être une sinécure. Ces gros planeurs ballottent dans tous les sens, rendant le voyage particulièrement abominable. Certains vomissent, d’autres sont atteints de diarrhées, tous ont la peur au ventre. Il faut dire que les machines sont plongées dans le noir le plus complet de manière à ne pas alarmer les Allemands. Une fois la Manche franchie les planeurs sont livrés à eux-même et doivent descendre tant bien que mal dans la verdoyante nature normande.
Seulement voilà le bocage est un piège pour ces lourds et maladroits avions.

Les centaines de haies et de bosquets représentent autant de dangers sur lesquels les Hadrian et les Horsa viennent se fracasser, causant des traumatismes en pagailles et tuant près de la moitié des parachutistes et commandos à bord. Un fait que le haut état-major allié avait largement sous-estimé. Pour autant ni la Wermacht ni les SS ne prennent la mesure de ce qui se passe, et pour cause.
Les aviations alliées ont lancé des raids de bombardement à foison depuis le mois de mai et beaucoup d’officiers allemands croient encore à une opération clandestine mineure.

Dans le bocage les survivants s’extirpent tant bien que mal, et réussissent même à sauver quelques jeeps afin de prendre les premières positions en attendant la relève. Les parachutistes eux ne seront pas beaucoup mieux lotis. Ceux qui tombent en plein milieu de la ville de Sainte-Mère-l’Église seront tout bonnement mitraillés par les soldats allemands… présents à cette heure tardive en raison d’un mystérieux incendie.
D’autres vont se noyer dans les marais du bocage. Finalement au petit matin les troupes aéroportées américaines, britanniques, et canadiennes ont bien pris pied dans la France occupée. La Libération est en marche, le Débarquement peut enfin débuter.
Sur les plages de Gold, Omaha, Juno, Utah, et Sword l’enfer commence ! Mais ça c’est une autre histoire.

Photo © Imperial War Museum

 

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