Le moins qu’on puisse dire c’est que la descente a certainement été vertigineuse pour les 162 passagers et membres d’équipage de l’avion de ligne. Ce vendredi 19 octobre 2018 un Boeing 757-200 appartenant à la compagnie aérienne islandaise Icelandair a été obligé de rejoindre en urgence la base aérienne canadienne de Bagotville en raison d’un risque de dépressurisation de la cabine. Une fissure sur un des hublots du cockpit avait été détecté durant le vol, ce qui risquait de compromettre l’intégrité du biréacteur. Fort heureusement aucun blessé n’est à déplorer mais quelques grosses frayeurs ont cependant du avoir lieu.

Pourtant tout avait bien commencé pour ce vol FI688 reliant Orlando, en Floride, à Reykjavik, la capitale islandaise. L’avion avait décollé à l’heure avec ses 155 passagers et ses sept membres d’équipage. Mais c’est au-dessus de l’océan Atlantique que le commandant de bord a aperçu une fissure sur un des hublots latéraux du poste de pilotage. Immédiatement il en a avisé les personnels navigants commerciaux et le contrôle aérien.

Décision a alors été prise de dérouter l’avion en urgence, par crainte que cette fissure ne s’aggrave et entraîne une dépressurisation du poste de pilotage et ensuite éventuellement de la cabine. Problème l’avion volait alors à près de dix milles mètres d’altitude et devait rejoindre BFC Bagotville dans le sud du Québec. Les autorités canadiennes avaient été avisées et un important dispositif de secours avait été déployé en cas de nécessité.

En quelques secondes le pilote a amorcé une descente d’urgence faisant «perdre» les 10000 mètres qui séparaient l’avion du plancher des vaches en moins de huit minutes. Plusieurs passagers ont annoncé après coup avoir eu la peur de leur vie. Car à aucun moment le commandant de bord ne leur a caché la gravité de l’incident à bord de l’avion.
À BFC Bagotville les équipes étaient prêtes à intervenir sur le même principe que s’il s’agissait d’un crash d’avion de ligne.

Si BFC Bagotville accueille quotidiennement des avions de combat McDonnell Douglas CF-18 Hornet et des hélicoptères de soutien Bell CH-146 Griffon l’aéroport attenant n’est en revanche pas prévu pour recevoir des vols internationaux, uniquement des liaisons aériennes intérieures et des vols régionaux.
Une fois l’avion au sol ses passagers ont été évacués et conduits vers la petite aérogare toute proche.

Là ils ont ensuite été dirigés vers des hôtels de la région, leur vol vers l’Islande ne pouvant reprendre que ce samedi 20 octobre une fois l’avion de remplacement arrivé sur place.
Le Boeing 757-200 incriminé doit lui être inspecté par deux équipes différentes : une de l’aviation civile islandaise et la seconde de l’avionneur lui-même. À l’heure actuelle les causes de cette fissure demeurent encore mystérieuses.

Photo © Wikimédia Commons.

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