Pouvoir affecter un de ses porte-avions à la seule formation des futurs pilotes embarqué, il n’y a pas à dire c’est classe. Depuis maintenant un mois et demi l’USS Dwight D. Eisenhower sert de «salle de classe» pour les élèves-pilotes américains et français qui apprennent l’art de l’appontage avec leurs T-45C Goshawk. Pour mémoire ce jet est aujourd’hui le seul capable d’opérer depuis un porte-avions et donc de finaliser la formation des pilotes embarqués. Cette mission se déroule actuellement dans l’Atlantique nord.

Un contre-amiral en place arrière, ça doit pas être fréquent.

De jour comme de nuit et par beau autant que par mauvais temps les McDonnell-Douglas T-45C Goshawk du Training Air Wing 2 de l’aéronavale américaine décollent et appontent. C’est la règle. Et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui les futurs pilotes de la Marine Nationale se forment encore aux États-Unis. Et cela risque bien de durer.
Pour autant de l’extérieur rien ne différencie les jeunes pilotes américains de leurs frères et sœurs d’armes étrangers. Sauf d’éventuels patchs autorisés par l’état-major de l’US Navy. Toutes et tous sont logés à la même enseigne à bord de l’USS Dwight D. Einsenhower. Pour l’occasion le géant des mers a laissé au pays ses avions de combat pour n’embarquer que les T-45C Goshawk, deux Northrop-Grumman E-2D Hawkeye et une poignée d’hélicoptères de servitude. Ça ressemble à un porte-avions américain en mission, ça en a l’odeur, mais ça n’a rien d’un navire de guerre en ordre de marche.

Afin de montrer que les récents problèmes techniques sont derrière l’avion ce vendredi 14 juin 2019 le contre-amiral John Meier, actuel commandant du Carrier Strike Group 10 rattaché à l’USS Dwight D. Eisenhower a rejoint le bâtiment dans le cockpit d’un Goshawk. Un vol d’environ deux heures depuis NAS Kingsville où il a embarqué, et qui s’est déroulé sans encombre. Meier venait inspecter les opérations de formation des futurs pilotes. Et le vol retour s’est lui aussi très bien passé.
Sur le pont d’envol une fois encore on peut voir opérer des McDonnell-Douglas T-45C porteurs aussi bien des marques de l’US Navy que de l’US Marines Corps.

En Atlantique nord depuis début mai le porte-avions devrait rejoindre son port-base de Norfolk durant la première quinzaine de juillet. Et dans la tête des futurs pilotes de chasse américains et alliés outre des techniques éprouvées il y aura forcément des souvenirs mémorables. Depuis un mois et demi le navire a essuyé trois tempêtes majeures, ce qui devrait avoir largement «baptisé» certains jeunes officiers. C’est le métier qui rentre.

T-45C Goshawk porteurs des marques de l’US Marines Corps près à décoller.

Une fois revenus à NAS Kingsville les stagiaires continueront leur apprentissage. Et à terme quand certains voleront sur F/A-18E Super Hornet ou F-35C Lightning II d’autres le feront sur Rafale M. Pourtant tous auront appris sur le même avion : le T-45C Goshawk. Une formation qui renforce les liens entre pilotes américains et français.

Photos © US Navy.

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1 COMMENTAIRE

  1. Allouer un PA à l’entraînement uniquement, pas de doute, seuls les Américains peuvent se le permettre.
    Par contre, chaque fois que je vois des T-45, je me dis que c’est tout de même cocasse qu’Américains et Français se forment sur un jet d’entrainement embarqué dérivé du Hawk… britannique ! Les pauvres qui n’ont plus de porte-avions CATOBAR depuis des décennies et plus de tandem opérationnel porte-avions / jets depuis quasiment 10 ans.
    Heureusement pour eux, cette longue attente prendra fin bientôt avec la mise en service actif du Queen Elizabeth (les F35B l’attendent… ^^).

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