Même si l’accident est impressionnant il ne semble pas avoir causé de blessures graves à l’équipage de l’avion. Ce mardi 14 juillet 2020 un avion-cargo Bombardier Dash 8 s’est écrasé dans le sud de la Somalie. L’avion était en phase d’atterrissage et n’a pas réussi à atteindre l’aéroport de la ville de Beledweyne. Il appartenait à la compagnie aérienne kényane Bluebird Aviation.

Le Bombardier Dash 8 en question portait l’immatriculation kényane 5Y-VVU. Il s’agissait d’un avion de la série Q400-PF destiné au seul transport de fret. C’est la raison pour laquelle il n’y avait que trois personnes à bord : un pilote, un copilote, et un opérateur de chargement. Tous trois sont employés par la compagnie aérienne Bluebird Aviation.

Si l’avion opérait pour le compte de la mission de l’Union Africaine en Somalie (aussi appelée AMISOM) il avait été affrété par l’US Department of Defense. Son chargement se résumait à un peu plus de huit tonnes d’assistance militaire, principalement des rations de survie et des médicaments à destinations des forces africaines combattant les troupes islamistes de la secte Al-Chabab. Selon le Pentagone aucun armement ou explosif n’avait été embarqué dans cet avion civil. Ce Dash 8 avait d’ailleurs décollé de Camp Lemonnier, le site militaire américain de Djibouti qui jouxte notre Base Aérienne 188.

C’est alors qu’il approchait de l’aéroport de Beledweyne que l’avion s’est écrasé. Selon les premières informations disponibles il semble que la visibilité était mauvaise quand le Dash 8 s’est présenté et qu’il se soit posé trop court. Le nez de l’avion a heurté un monticule de sable d’environ deux mètres de haut, ce qui l’a sans doute freiner. Un incendie s’est immédiatement déclaré. Les trois membres d’équipage ont eu cependant le temps de sortir quasi sains et saufs.
En l’absence de services de lutte anti-incendies ce sont les riverains qui ont tenté d’éteindre le feu, à l’aide de seaux d’eau et de tuyaux d’arrosage ! Pour mémoire la Somalie est un des pays les plus pauvres de la planète. Les institutions y sont quasi inexistantes. Il y a d’ailleurs de forts risques qu’aucune enquête ne soit diligentée par les autorités locales quant à cet accident. Américains et Kényans devront sans doute se débrouiller sans eux.
La thèse accidentelle est d’ores et déjà privilégiée.

Photo © Agence France Presse.

 

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