C’est une des grandes destinations touristiques de la région Centre-Val de Loire. Ce samedi 10 octobre 2020 en fin d’après-midi un avion de tourisme Robin DR400 et un Ultra-Léger-Motorisé Alpi Pioneer 300 se sont percuté en plein vol au-dessus de la ville de Loches. L’accident n’a laissé aucun survivant parmi les cinq personnes à bord des deux aéronefs. Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile est en charge des investigations.

Il était un peu plus de 17 heures quand les sapeurs-pompiers du Service Départemental d’Incendie et de Secours d’Indre-et-Loire ont été sonnés pour le crash d’un avion léger dans le jardin d’un pavillon de la commune de Loches. À leur arrivée les soldats du feu découvrent deux personnes décédés. L’appareil n’est en réalité pas un avion mais un ULM de Classe 3, de type Alpi Pioneer 300. Pour un œil non averti il est facile de faire la confusion tant ce type d’aéronef ultra-léger-motorisé ressemble à un avion de tourisme.

Les témoins font alors état d’une collision en vol. Un hélicoptère Eurocopter AS.350B Écureuil appartenant à la Gendarmerie Nationale est alors déployé sur zone afin de retrouver un éventuel second appareil. Et au bout de quelques minutes il repère dans un sous-bois tout proche de Loches les restes d’un monomoteur léger. Cette fois il s’agit bien d’un avion, un Robin DR400-140 volant sous l’immatriculation française F-BXEU.
Les secouristes sur place ne peuvent rien faire pour les trois occupants de l’avion de tourisme. Ils sont décédés dans le crash, voire dans la collision aérienne avec l’ULM.

Désormais les experts du BEA et les enquêteurs de la gendarmerie vont devoir élucider les causes de ce drame qui a coûté la vie à cinq personnes. Fort heureusement hormis des dégâts matériels le crash des deux avions n’a pas fait de victime au sol, un miracle si on pense que l’Alpi Pioneer 300 s’est écrasé sur une zone pavillonnaire.
Les collisions aériennes sont assez rares dans le domaine de l’aviation française de loisirs, ce qui rend cet accident encore plus traumatisant.

Photo © Keypublishing.

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8 COMMENTAIRES

  1. Bonsoir Arnaud, en parlant de ce crash dù à cause d’un U.L.M, les avions ultras légers motorisés sont-ils permis en France ? Meileures salutations. Tobias

    • Bonjour Tobias, il n’est d’abord nul part dans l’article fait mention que l’accident ait été causé par l’ULM ou son pilote, là c’est vous qui l’affirmez pas moi. Ensuite évidemment que les ULM ont le droit de voler en France, pourquoi voudriez-vous le contraire ?

  2. C’est la loi des séries. J’espère qu’il n’y en aura pas d’autre prochainement.
    J’ai une personne proche qui vole quasiment tout les week–ends, notamment sur DR400. Je sais que c’est irrationnel mais ça m’inquiète.

    • Je vous soutiens totalement Guig2000. Nous sommes beaucoup dans notre microcosme aéronautique francophone à avoir des proches qui volent régulièrement sur cet avion.

  3. Il est malheureusement de notoriété publique que les accidents de vol et surtout collisions sont pour les trois quarts du temps dus à une faute d’attention du ou des pilotes. Lorsqu’on apprend à voler, que ce soit en planeur, avion ou ULM, la règle d’or est ON OUVRE LES YEUX « comme une mouch »e à 360° avant d’effectuer n’importe quelle manoeuvre et on vérifie à droite, à gauche, en dessous et au dessus que l’on peut le faire sans danger! J’ai ainsi perdu un copain de club qui pilotait un avion remorqueur et qui a eu la queue de son appareil sectionnée par l’aile de l’avion des paras qui piquait vers le sol alors qu’il venait de les larguer en altitude. Il est allé s’écraser dans la cour d’une ferme. Le pire est qu’il remorquait un planeur école biplace en instruction et qu’e l’avion percuteur a bien failli entraîner ce dernier dans son piqué. On apprend en instruction que l’aéronef venant de droite à la priorité, comme sur la route. Cela étant au cours d’un vol de navigation dans un appareil de type Dimona je me suis trouvé presque nez à nez avec un Alpha Jet de l’Armée de l’Air qui a déboulé de ma droite à la même altitude..Je ne suis pas sûr qu’il m’ait vu. Ce qui m’a sauvé c’est le fait que ce dernier était bien plus rapide que moi et son passage s’est fait en un éclair, mais je frémis encore à la pensée de ce qui aurait pu se passer si j’avais été 200m plus en avant dans ma navigation. Apparemment ce n’était pas mon jour.. Maintenant je ne suis pas sûr qu’il existe un brevet très rigoureux pour voler en ULM d’où le comportement parfois un peu inconscient de leurs pilotes, alors que les brevets avions de tourisme et planeurs font l’objet d’une évaluation (théorique- 95% des réponses bonnes au test exigés- et pratique très sévères avant de pouvoir voler solo.

    • Bonjour Christian1 aucune allusion au CV du pilote de l’ULM pas plus qu’à celui de l’avion léger n’a été fait dans cet article, donc je ne vois pas où vous distinguez un amalgame ici.

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