C’est la superstar des UCAV, les avions sans pilotes destinés aux opérations de combat. Ce jeudi 2 février 2026 le drone General Atomics MQ-9 Reaper a 25 ans, lui qui est né comme Predator B. Aujourd’hui il est omniprésent sous les américaines et européennes, ayant participé à de nombreux conflits. Il a donné naissance à un MQ-9B SkyGuardian / SeaGuardian nettement plus évolué.

Drone MALE dérivé du célèbre RQ-1 Predator du même industriel le MQ-9 Reaper est déjà un drone de combat d’ancienne génération. Certains le disent même en partie obsolète. Pourtant il continue de rendre bien des services, notamment dans l’Aeronautica Militare, l’Armée de l’Air et de l’Espace, ou encore l’US Air Force. En un quart de siècle le Reaper est devenu la référence des drones de combat, celui qu’on qualifiait il y a encore un dizaine d’années de drone tueur.
Quand ce vendredi 2 février 2001 le prototype Predator B vole pour la première fois personne ne voit en lui le drone qu’il est aujourd’hui. Sauf peut-être son concepteur, l’ingénieur américain d’origine irakienne et israélienne Abraham Karem. Car il l’a pensé pour être avant tout le plus facile d’emploi possible et le plus modulable. Il sait que le RQ-1 Predator a été un semi-échec parce que General Atomics a trop suivi les cahiers des charges du Pentagone. Alors en s’inspirant de ce qu’il sait de l’emploi des drones par Israël durant les années 1960 il a peaufiné son art. Au début de ce siècle Karem est littéralement l’ingénieur qui connait le mieux ces engins. D’ailleurs il a su convaincre la DARPA que son engin est un précurseur. Chez General Atomics en Californie il dirige sa propre équipe d’ingénieurs et de techniciens de haut rang.
Le Predator B deviendra Reaper à son entrée en service dans l’US Air Force au printemps 2007. Et très vite ce drone bien armé (missiles air-sol légers AGM-114 Hellfire et bombes guidées GBU-12) attire la convoitise des clients étrangers. Le Royaume-Uni, qui lui a depuis trouvé mieux, et la France deviennent ses premiers clients sérieux suivis de près par l’Italie et l’Espagne. Chez nous son armement fait un temps débat avant que tout le monde ne trouve un consensus sur la question et que le Reaper devienne l’arme redoutée des djihadistes. Il se paye même le luxe de protéger les festivités parisiennes du 14 juillet.

En 25 ans d’existence le drone MQ-9 Reaper a permis d’ouvrir la voie à de nouvelles machines, que ce soit aux États-Unis ou en Europe. Il a aussi eu largement le temps d’être plagié… lui aussi. Le Chengdu GJ-2 Wing Loong 2 et le Shahed 149 Gaza sont respectivement ses copies chinoises et iraniennes. Après tout on ne copie que ce qui marche bien, et sur ce plan là depuis un quart de siècle le Reaper est hyper régulier.
Alors joyeux anniversaire à lui.
Photos © Aeronautica Militare & Armée de l’Air et de l’Espace.
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