La guerre menée par la France en Afrique afin de protéger notre Europe de la menace djihadiste ne faiblit pas. En ce début de mois d’avril 2021 l’Armée de l’Air et de l’Espace a révélé que sa flotte de General Atomics MQ-9 Reaper avait dépassé les 40000 heures de vols en opération au sein de la force Barkhane. Un chiffre qui traduit le très haut niveau d’engagement de ces avions sans pilote tant dans les missions dites de renseignement que dans celles d’appui tactique. Ces drones opèrent depuis la Base Aérienne 101 de Niamey au Niger.

En sept années d’exploitation comme plateforme de soutien au renseignement puis d’appui tactique opérationnel le General Atomics MQ-9 Reaper a donc su voler plus de 40000 heures au-dessus de la BSS, la Bande Sahélo-Saharienne. Durant tout ce temps l’engin a su se rendre très utile aux femmes et aux hommes de l’opération Barkhane. Le rôle premier de ces avions sans pilote est la traque des groupes terroristes armés, ces bandes de malfaiteurs qui rançonnent la région afin de financer leurs actions djihadistes. Il s’est aussi illustré en accompagnement de raids aériens massifs.

Et donc depuis décembre 2019 les MQ-9 Reaper peuvent également porter le feu contre ces groupes pseudo-religieux qui menacent en permanence l’Europe d’actes terroristes au nom d’une lecture du Coran qui leur est propre. Ces terroristes ne sont pas, rappelons-le, des musulmans mais des islamistes. La nuance est très importante ! Et pour stopper leurs colonnes de pick-up et de motos cross les bombes guidées GBU-12 et les missiles légers AGM-114 Hellfire, tous deux de facture américaine comme ces drones, sont très efficaces.

Avec sa charge de combat et ses capteurs et senseurs le drone MQ-9 Reaper a donné à notre Armée de l’Air et de l’Espace une capacité rare dans le monde en terme de flexibilité d’emploi. Seule l’US Air Force fait mieux actuellement. Très silencieux l’avion sans pilote peut orbiter plusieurs heures au-dessus d’une région donnée sans être repéré depuis le sol par les forces ennemies. Il peut aussi suivre et frapper comme il l’a si bien démontré en novembre dernier. Mais l’engagement de ces avions sans pilote n’est pas sans risque, l’un d’eux a été perdu en opérations il y a deux ans et demi.

Bien entendu la très grosse majorité des opérations de ces drones est encore classifiée par le ministère des Armées et cela se comprend. Car rappelons-le nos troupes ne font pas des châteaux de sable dans le Sahel, ils y font la guerre ! Et ils y protège notre Europe commune. Avec au-dessus de leur tête quelque par assez haut un étrange oiseau de métal bourdonnant.

Photo © Armée de l’Air et de l’Espace.

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1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour à tous,
    Je lis sur le site de l’AAE, ceci: » A la fin de l’année 2019, le Reaper au standard Block 1 a été équipé de deux GBU12. Vers la fin de l’année 2020, le standard Block 5 du Reaper sera armé du GBU12 à guidage laser, du GBU49 à guidage GPS et laser puis du missile Hellfire »
    Hors dixit JMTanguy sur son blog, le Reaper au standard Block 5 n’est toujours pas arrivé pour Barkhane. Il a posé plusieurs fois des questions et n’a obtenu aucune réponse de la part du minarm.
    La question est de savoir pourquoi n’utilise t-on pas les Block 5 également, cela permettrait d’avoir plus de présence sur d’autres lieux et également cela permettrait de libérer du temps pour mettre à niveau les Block 1 au standard 5.
    Soyons patients en attendant la réponse officielle…:)

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