C’est la grand-messe du ministère des Armées, the place to be des militaires français cette année. Orion 26 vient de débuter et parmi les nombreux moyens aériens engagés on retrouve ceux du porte-avions Charles de Gaulle. Pour l’occasion le navire amiral de la Marine Nationale va faire des ronds dans l’Atlantique nord pendant que ses Dassault Aviation Rafale M et Grumman E-2C Hawkeye embarqués accumuleront les heures de vol. À 400 ans cette année notre force navale est plus que jamais essentielle à notre défense.

Quand on pense exercice interarmes français on voit systématique les troupes de l’Armée de Terre et les aéronefs de l’Armée de l’Air et de l’Espace. On en oublie donc la Marine Nationale, présente dans les trois dimensions. Ses bâtiments de guerre vont être, durant cet exercice Orion 26, aussi bien au-dessus qu’en dessous des flots, tandis que ses aéronefs maîtriseront l’espace aérien. Les marins du ciel n’auront jamais aussi bien mérité leur surnom.
Hier, lundi 2 février 2026 les premiers aéronefs du Charles de Gaulle ont débuté leurs entraînements afin de se familiariser avec Orion 26. Avions de combat Rafale M et de guet aérien radar E-2C Hawkeye ont donc enchaîné les appontages et catapultages, sous l’œil du Pédro. Cet hélicoptère de sauvetage est un Aérospatiale SA.365F Dauphin 2, un hélicoptère d’ancienne génération pourtant encore très adapté à ce rôle ô combien nécessaire à bord.

Au sein d’Orion 26 les aéronefs de la Marine Nationale ne sont pas appelés à rester entre eux. Ils vont voler au contact direct des appareils de l’Armée de l’Air et de l’Espace et de l’ALAT. C’est le propre d’un tel déploiement de forces par la France : se prouver à elle même mais aussi à nos alliés et partenaires que nos militaires sont globalement interopérables.
Il n’est donc pas impossible de voir dans les prochains jours un équipage de Grumman E-2C Hawkeye assurer le commandement aéroporté pour des pilotes de Rafale B/C et de Mirage 2000D de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Et les guider vers leurs objectifs. De la même manière des hélicoptères de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre pourraient parfaitement se poser sur des navires de la Marine Nationale, peut-être pas le Charles de Gaulle engagé trop loin en haute mer.

Vous l’aurez compris nous n’en sommes qu’au début d’Orion 26, et nous reviendrons dessus dans les prochains jours. Et pas forcément au sujet de la Marine Nationale et de ses aéronefs.
Affaire donc à suivre.
Photos © Marine Nationale
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