Ce grand félin est désormais une espèce en voie de disparition dans les rangs de l’Armée de l’Air et de l’Espace, et encore plus en Outremers. L’Aérospatiale SA.330B Puma, puisque c’est de lui qu’il est ici question, laisse peu à peu sa place à l’Airbus Helicopters H225M, la version améliorée du célèbre Eurocopter EC725 Caracal. Pourtant tel le célèbre village gaulois d’Armorique l’Escadron de Transport 52 La Tontouta fait toujours et encore de la résistance en demeurant, en ce mois de février 2026, l’ultime unité ultramarine à voler exclusivement sur Puma. Certes elle dispose aussi de deux Casa CN-235 mais ce ne sont pas là des hélicos…

Pour celles et ceux qui l’ignoreraient l’Escadron de Transport 52 La Tontouta est la composante aérienne des FANC, les Forces Armées en Nouvelle-Calédonie. On est donc géographiquement très très loin de la métropole, à l’autre bout du globe. Stationnée sur la Base Aérienne 186 de Nouméa, son nid, cet escadron de l’Armée de l’Air et de l’Espace aligne trois Aérospatiale SA.330B Puma. C’est à ce jour la seule unité à ne pas avoir débuté sa transition vers l’ultramoderne Airbus Helicopters H225M. Ce qui implique que ses mécanos se doivent de continuer à faire des merveilles afin de maintenir leurs machines en état de vol.

Car même si le Puma est sans doute un des hélicoptères de transport d’assaut parmi les plus rustiques et les plus solides de la planète c’est aussi une machine vieillissante pour lesquelles les pièces détachées ne sont plus fabriquées depuis plusieurs années. D’où la volonté de les remplacer au fur et mesures des livraisons par Airbus Helicopters. Et en Nouvelle-Calédonie ce biturbine d’aspect débonnaire est un hélicoptère à (absolument) tout faire.
En tant qu’appareil des FANC il sert entre autre au déploiement des marsouins du Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique – Nouvelle-Calédonie ou encore au soutien des forces de l’ordre. Comme tout bon hélico français c’est aussi une plateforme de recherches et de sauvetages en mer, une mission particulièrement usante pour les machines en raison de la salinité océanique dans la région.

En Outremers, et encore plus dans une zone aussi étendue que celle des FANC, l’hélicoptère militaire est aussi un appareil en lien direct avec les autorités civiles. Il est fréquemment employé également aux profits des Vanuatu, un archipel indépendant mais disposant de moyens défensifs ridicules. Les Puma de l’ET 52 Tontouta peuvent ainsi rejoindre, moyennant un survol maritime obligatoire, Port-Vila pour y apporter l’assistance nécessaire. Les populations françaises de Nouvelle-Calédonie savent également que ces trois hélicos sont en alerte permanente comme support aérien du SAMU.
D’ailleurs ce matin même, vendredi 20 février 2026, un des vénérables Puma a été sonné afin de rejoindre l’archipel calédonien des Belep afin de porter assistance à un noyé et d’assurer son transfert au plus proche d’une structure hospitalière adaptée à sa survie.
Alors jusqu’à quand l’Aérospatiale SA.330B Puma sera t-il la monture héliportée des aviateurs calédoniens ? À priori encore quelques mois, mais la transition vers le H225M devrait ensuite se faire rapidement comme cela a été le cas en Guyane. Rappelons que la mise à la retraite définitive de ce légendaire hélico français est prévu dans l’Armée de l’Air et de l’Espace pour le début de l’année prochaine.
Affaire à suivre.
Photos © Armée de l’Air et de l’Espace
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