Un Rafale Marine s’abîme en Méditerranée pendant un dogfigt avec un...

[Crash] Un Rafale Marine s’abîme en Méditerranée pendant un dogfigt avec un F-18

Aujourd’hui lundi 2 juillet, un avion de combat Rafale Marine embarqué sur le Charles de Gaulle s’est crashé au large des côtes espagnoles, L’accident, qui a eu lieu en début d’après-midi et en Méditerranée, a eu lieu lors d’un entraînement au combat aérien avec un F-18 Hornet du porte-avions américain USS Eisenhower. Le pilote, qui s’est éjecté, a été récupéré dans un état satisfaisant.

Le pilote du Rafale a ensuite été récupéré par un hélicoptère américain, puis transféré sur le porte-avions français Charles de Gaulle, où il a été pris en charge par l’équipe médicale. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident.

La Marine a commencé à repêcher les premiers débris du Rafale M24, grâce au le pinger hebergé dans l’avion, et qui se déclenche en cas de crash, y compris sous l’eau. La zone des débris est concentrée à 140 km au sud-est d’Alicante. Comme c’est d’usage en pareil cas, les Rafale à bord du PACDG ont été arrêtés de vol cet après-midi. Mais leur activité devrait reprendre demain, selon l’Etat Major.

Le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte a appareillé pour un entraînement en Méditerranée et dans l’océan Atlantique qui s’achèvera le 5 juillet 2012.

Cet accident est le cinquième impliquant la destruction d’un Rafale et le quatrième pour la Marine Nationale. En 2009, ce sont deux Rafales qui s’étaient abîmés en Méditerranée, au large de Perpignan, causant la mort de l’un des deux pilotes. Les épaves des M22 et M25 avait été récupérés à 700 m de fond.

En 2010, alors qu’il appuyait les forces déployées en Afghanistan, un Rafale M s’était également abîmé en mer à une centaine de kilomètres au large du Pakistan, mais son pilote qui s’était éjecté en était sorti indemne.

La Marine avait récemment renvoyer chez Dassault les dix premiers avions qu’elle avait perçus, qui étaient au standard F1 pour les porter au standard F3

(Source AFP)

11 COMMENTAIRES

  1. je me permets quelque rectifications.

    1) rien ne nous dit que les deux avions effectuaient un dogfight. Ce n’est pas parce que deux avions s’entraînent ensemble que forcément ils s’affrontent.

    2) la Marine a réceptionné 10, et non 12 rafale F1.

    3) 9 seront restaurés, car 1 servait déjà comme banc d’essais volant.

  2. Hélas, le Rafale nageur de 2010 appartenait déjà à la Marine Nationale, et non à l’Armée de l’air. Le Rafale perdu par l’Armée de l’air, en 2007 en Corrèze, avait malheureusement eu un bilan humain plus lourd…
    Bref… Un taux d’attrition sévère pour un bien bel oiseau…
    Cordialement !

  3. Le Rafale français souffrirait il du même mal que le Fishbed indien, une crashite aigüe ??? Va falloir investir dans l’Eurofighter si on veut des avions solides et pas trop tombants…

    Bon j’espère tout de même que le pilote va bien, car le reste c’est juste de la ferraille et du plastoc !!!

    😉

  4. Ce nouvel accident devient problématique pour l’image de cet avion, et en particulier pour la marine.

    – Une sortie de piste à Lann-Bihoué
    – Un accrochage aérien en méditerranée (conclusion de l’enquête: manque, disons perte de qualification pour l’exercice effectué)
    – Une perte d’appareil au large du Pakistan (conclusion non encore disponible, mais je pense qu’il s’agit fortement dune mauvaise analyse de la panne)
    – Et aujourd’hui une perte suite à un catapultage.

    Si ce nouvel accident abouti encore à une erreur humaine, alors il serait urgent de revoir la formation des équipages.

    A décharge, n’oublions pas que cet avion est d’un pilotage différent de ces prédécesseurs par deux mini manches.

    Toujours est-il que tout cela n’est pas bon pour l’exportation.

  5. Bonsoir à tous, je trouve quelques commentaires de certaines personnes ignorante, un peu trop simpliste et à la critique facile.
    A savoir que pour le moment, une enquête est en cours et n’a pas abouti, donc il ne sert a rien de rejeter la faute à l’aéronavale française. Un accident d’avion ne survient pas par hasard, c’est l’accumulation de plusieurs facteurs, au plus mauvais moment qu’il soit, ce que l’on appels « la loi de murphy ».
    Il ne faut pas douter de la qualité professionnel de nos pilotes de la naval. Imaginer vous, pouvoir être catapulter d’un porte-avions, à n’importe quel heure de la journée, effectuer des missions d’une extrême complexité, en subissant de gros efforts physique et psychique, pour finir, apponter de nuit en vous fiant uniquement a un miroir d’appontage. Le cursus d’un pilote est
    très long et semé d’embûche. S’il ne fait pas l’affaire, il perd ses qualifications et est très vite écarté. Pour ce qui est du taux d’attrition, demandez-vous quel est le taux de disponibilité!!!!!!
    Si le Rafale a un coût plus élevé que l’eurofighter, c’est bien sure pour ces performances mais aussi pour sa durer de vie.
    Et pour finir, pour ceux qui sont bien au chaud derrière leurs clavier, je vous propose de
    passer quelque mois à bord du Charles de Gaulle, vous comprendrez.
    Au passionnés de l’aero. Cordialement.

  6. « John ‘KIKI »
    Calmez vous. Il n’y a pas sur ce site de commentaires « assassins » comme en peut en lire sur d’autres sites.

    Personne ne met en doutes les contraintes de pilote de chasse (que ce soit dans l’aéronavale ou armée de l’air).

    Toutefois les accidents par erreurs humaines sont peut être un peu trop nombreuses sur ce nouvel avion.
    Rappelons que l’erreur humaine a plusieurs causes, a savoir quelques exemples:

    – une mauvaise analyse des pannes par manque de formation;
    – non respect des procédures (volontaire ou non);
    – check-list secours mal connue ou incorrectement appliquée;
    – transgression des règles (cas du crash d’un Casa 235 dans les Pyrénées en 2003);
    – fatigue non admise par l’équipage;
    – etc….

    Ensuite, sans entrer dans une explication sur ce dernier accident, précisons que la qualification sur un avion doit aussi être interprétée.
    En effet sur l’accident Rafale dans l’armée de l’air en 2007, le pilote était très qualifié sur Mirage 2000, l’avion de son ancienne unité, mais était novice sur Rafale avec tout juste une centaine d’heure de vol, dont environ 6 heures dans les derniers 30 jours.

    En conclusion, il est dangereux de toujours mettre en avant la fatalité, car au niveau des accidents Rafale dans la Marine, il me semble urgent que des mesures soient prises afin d’enrayer cette situation.

    Bien évidemment, si des mesures de formations complémentaires sont nécessaires, cela n’enlèvera en rien aux mérites des équipages. Malheureusement en France, on a trop tendance à considérer que parce que l’on a réussi à intégrer une filière, on est définitivement au top.

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