Un Boeing 777 sud-coréen rate son atterrissage à San Fransisco

[Crash] Un Boeing 777 sud-coréen rate son atterrissage à San Fransisco

Sur ce cliché on remarque bien que l'avion s'est immobilisé en marge de la piste. Remarquez aussi les positionnement des camions des services d'incendie et de secours, encerclant le Boeing.

Le bilan est quasi miraculeux. Deux morts, 182 blessés dont dix en état grave, et 123 personnes saines et sauves. Quand on voit ce qu’il reste de l’avion on a de quoi se dire que cela aurait pu virer à la tragédie lourde. Le biréacteur, un Boeing 777-200ER appartenant à la compagnie Asiana, est quand à lui disloqué, une partie de l’extrados de fuselage étant parti en fumée. Petit retour en arrière sur un accident qui soulève bien des interrogations.

Sur ce cliché on distingue bien la position de l'avion hors de la piste.
Sur ce cliché on distingue bien la position de l’avion hors de la piste.

C’est par une météo idyllique, au vent nul, et à la luminosité parfaite que le Triple 7 s’est présenté aux abords du tarmac de l’aéroport de San Fransisco. Il s’agit alors d’un vol régulier, reliant la célèbre ville californienne à la capitale sud-coréenne Séoul. L’avion transporte 307 personnes à bord dont seize membres d’équipage. Le pilote n’a signalé aucun souci quelconque, le contrôle aérien est donc serein. Pourtant à peine le seuil de piste franchi l’empennage de l’avion se sépare, l’obligeant à se cabrer avant de finalement s’écraser sur le tarmac. Immédiatement la tour de contrôle prévient les services de secours qui démarrent leurs énormes camions et foncent toute sirène hurlante vers le biréacteur. Celui ci va aller s’immobiliser en marge de la piste, non sans avoir perdu entre temps son train d’atterrissage et avoir vu ses réacteurs se détacher des ailes. Une partie du toit de la cabine est alors en feu. Les membres d’équipages vont avoir le temps de lancer la procédure d’évacuation, les trois toboggans de secours se déployant dans la seconde. Il en faudra d’ailleurs 90 pour évacuer les passagers indemnes et les blessés les plus légers. Entre temps les pompiers sont arrivés et les lances et canons à eau et à mousse sont en action.

Rapidement les enquêteurs du NTSB (National Transportation Safety Board), l’administration fédérale en charge des transports aux États-Unis et ceux du FBI se sont rendus sur place. L’aéroport californien est resté fermé durant plusieurs très longues heures, et une partie de l’espace aérien de cet état fut même figer. En effet depuis le 11 septembre chaque accident d’avion aux USA est considéré comme un potentiel attentat, la Garde Nationale faisant rapidement décollé ses propres avions de chasse. Dans le cas présent tous semblent s’orienter plutôt vers une cause accidentelle. Devant l’importance de la catastrophe le SFFD (San Fransisco Fire Department) a déployé plusieurs engins de lutte contre l’incendie et des dizaines d’ambulance en renfort des moyens aéroportuaires.

Des pompiers du SFFD travaillent encore sur la carcasse du 777-200ER d'Asiana.
Des pompiers du SFFD travaillent encore sur la carcasse du 777-200ER d’Asiana.

Lorsque les secouristes interviennent enfin dans la carlingue c’est pour dégager quelques passagers plus ou moins grièvement brûlés, et découvrir les corps sans vie de deux passagers. Mais ce qui stupéfait le plus sur cet accident c’est l’apparente netteté du nez de l’avion ainsi que de la moitié arrière du 777. En fait si on excepte l’absence de l’empennage et la partie avant de la cabine calcinée, le Boeing semble en bon état.

C’est un accident qui devrait intéresser la DGAC au premier plan, le Triple 7 étant le principal long-courrier en service sous les couleurs d’Air France. Soixante-quatre biréacteurs long-courriers, dont deux en version fret, volent sous la célèbre livrée tricolore à dominante blanche. Les Boeing 777-200ER et -300ER français sillonnent en effet tous les cieux du monde, bien plus que les Airbus A330 et A380. Il faut donc très rapidement savoir si l’accident est structurel ou lié à un fait extérieur à l’avion, une erreur de pilotage notamment.

Quoi qu’il en soit il faut souligner l’extraordinaire sang froid des membres d’équipages et d’une partie des passagers. Pour la petite anecdote un des passagers, David Eun, un Américain d’origine sud-coréenne, a twitté pratiquement tout l’accident, et à poster sur les réseaux sociaux la première image connue du 777 en feu. Une photo de piètre qualité, mais reprise en boucle par la majorité des médias américains.

Photos (c) Associated Press & AFP.

Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.

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