Kamov Ka-50 ‘Hokum’

Kamov Ka-50 ‘Hokum’


Fiche descriptive

Appareil : Kamov Ka-50 ‘Hokum’
Constructeur : Kamov N. I.
Désignation : Ka-50
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN : Hokum
Variante : Black Shark
Mise en service : 1987
Pays d'origine : U.R.S.S.
Catégorie : Hélicoptères
Rôle et missions : Hélicoptère de combat et de lutte anti-char

Histoire

Kamov Ka-50 ‘Hokum’ :
l'ultime hélicoptère de combat russe

Le Kamov Ka-50, Hokum pour sa désignation Otan, a été conçu fin 1977 afin de répondre à une demande de l’Armée Rouge qui recherchait un hélicoptère de combat spécialisé dans les missions antichar. Cette demande était une réponse à l’Hughes AH-64 Apache américain issu du programme AAH. Il s’agissait aussi de trouver un successeur au Mil Mi-24 Hind. Kamov et Mil répondirent à la demande, le prototype de Kamov étant le V-80 et celui de Mil le futur Mi-28 Havoc.

Le Ka-50 est un appareil innovant mais qui est peut être en avance sur son temps. Ses innovations sont non conforme à la doctrine d’emploi des pays de l’Ouest où les hélicoptères se protègent en volant en rase-mottes et engagent leurs cibles à très grande distance et effrayent les potentiels candidats à l’exportation. Les Soviétiques utilisaient leurs hélicoptères comme leurs avions d’assaut : déplacement en vol horizontal à moyenne altitude, mitraillage et dépassement de l’objectif, demi-tour et nouvelle passe de tir si besoin est, le vol stationnaire étant utilisé pour décoller et atterrir.

Le Ka-50 est donc le seul hélicoptère de combat monoplace et ce car la charge de travail du pilote est plus limitée puisque le relief est une faible préoccupation : il peut se concentrer sur le pilotage, la navigation et la mise en œuvre des armements. Il est également équipé de rotors contrarotatifs et n’a donc pas de rotor de queue, comme beaucoup d’appareil Kamov, ce qui lui permet d’être moins vulnérable aux tirs, compact et donc moins détectable, plus manoeuvrable et plus puissant. En revanche, la tête du rotor est imposante, donc plus vulnérable aux tirs même si son blindage lui permet de supporter deux coups directs de mitrailleuse lourde, et complexe. Il existe aussi un risque fatal de voir les pales se croiser lors de manœuvres violentes.

Le tiers de la masse du Ka-50 est en composite de carbones qui ont l’avantage de ne pas produire d’éclats en cas d’impacts. Le poste de pilotage est équipé de vitres pare-balles de 55mm d’épaisseur et d’un blindage en acier et en aluminium capable de résister à des obus de 23mm tirés à moins de 100m de distance. La masse totale du blindage atteint 350kg et protège également les points sensibles de la machine : réservoirs auto-obturants, moteurs, commandes, APU, hydraulique, munitions, … Les pales du Ka-50 sont construites en matériaux synthétiques résistants à plusieurs impacts directs. Les moteurs sont installés de chaque côté de l’appareil et sont équipés de réducteurs infrarouges. L’appareil est capable de voler sur un seul moteur. Le train d’atterrissage tricycle rétractable et le fuselage sont prévus pour résister au crash.

Le Ka-50 est également équipé d’un siège éjectable qui lui est dédié, le Zvezda K-37-800 de type zéro-zéro. Pour permettre l’éjection, des boulons explosifs libèrent les pales avant l’extraction du pilote. Le siège contient un kit de survie NAZ-7M, une balise radio activée automatiquement durant l’éjection et un canot pneumatique.

Le Ka-50 peut être facilement transporté dans un avion-cargo Iliouchine Il-76 Candid. La maintenance de l’appareil est facilitée par la présence de larges portes d’accès sur le fuselage qui permettent aux mécaniciens d’entretenir l’avionique, de ravitailler en carburant et de monter l’armement au niveau du sol. Tous les systèmes peuvent fonctionner pendant 12 jours sans équipement de maintenance. Le Ka-50 est équipé d’une APU de démarrage, d’un groupe de secours pour l’énergie électrique et hydraulique, de systèmes antigel sur les entrées d’air, les rotors, les sondes d’incidence et de lacet, et d’un dégivrage de la verrière par pulvérisation de liquide.

L’armement du Ka-50 se compose d’un canon de 30mm, le pilote pouvant choisir entre des obus perforants et explosifs à fragmentation, ainsi que des missiles antichars et air-air, des paniers à roquettes, des nacelles canon de 23mm, des bombes ou des réservoirs supplémentaires de carburant sous les quatre points d’emport présents sous les ailettes de l’appareil.Il existe des versions monoplaces et biplaces. Les versions monoplaces, dites Hokum-A, sont le Ka-50, qui est la version de base, et le Ka-50N, version de combat nocturne. Les versions biplaces sont le Ka-52 Alligator, Hokum-B, version biplace côte à côte, devant avoir un rôle de détecteur et de désignateur de cibles en travaillant avec les Hokum-A et apte au combat tout temps, et le Ka-50-2 qui est un biplace en tandem destiné à l’exportation. Il existe aussi le Ka-50-2 Erdogan développée avec IAI et proposée au concours lancé par la Turquie.

Au total 13 Ka-50 auraient été livrés sur les 20 initialement prévu. Un des appareils a été perdu le 17 juin 1998. Les commandes ont été annulées en septembre 1998. Vladimir Poutine a annoncé début 2002 la reprise de la compétition avec le Mil Mi-28 en prévision de la construction en série du vainqueur à partir de 2010.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Kamov Ka-50 Hokum-A
Envergure : 14.50 m (diamètre rotor principal; largeur: 7.30 m)
Longueur : 15.00 m
Hauteur : 4.93 m
Motorisation : 2 turbines Isotov TV3-117VK
Puissance totale : 2 x 2200 ch.
Armement : 1 canon de 30 mm
2300 kg de missiles antichars et de roquettes
Charge utile : -
Poids en charge : 10800 kg
Vitesse max. : 340 km/h
Plafond pratique : 5500 m
Distance max. : 460 Km
Equipage : 1
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du Kamov Ka-50  ‘Hokum’

Profil Couleur

Profil couleur du Kamov Ka-50  ‘Hokum’

Vidéo

Kamov Ka-50 Black Shark

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