Yakovlev Yak-1/Yak-7

Yakovlev Yak-1/Yak-7


Fiche descriptive

Appareil : Yakovlev Yak-1/Yak-7
Constructeur : Yakovlev A.S. Design Bureau
Désignation : Yak-1/Yak-7
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN :
Variante : I-26
Mise en service : 1940
Pays d'origine : U.R.S.S.
Catégorie : Chasseurs de la guerre 39-45
Rôle et missions : Chasseur, chasseur-bombardier, avion d'entraînement

Histoire

Yakovlev Yak-1/Yak-7 :
Une prolifique famille de chasseurs

Parmi les principales forces aériennes ayant pris part à la Seconde Guerre mondiale, l’Aviation du Front est souvent considérée comme secondaire. En effet, ses appareils de combat et de transport étaient vus comme inférieurs aux machines allemandes, américaines, ou encore britanniques. Et pourtant l’Union Soviétique fabriqua quelques uns des avions les plus marquants du conflit parmi lesquels on retrouve un chasseur construit, toutes versions confondues, au-delà de 15 000 exemplaires, le Yakovlev Yak-1.

Au cours de l’année 1938, l’état-major soviétique demanda à l’ingénieur Alexander Yakovlev, alors spécialiste des avions légers et des planeurs, de concevoir un chasseur monoplan moderne. Pour cela, il s’inspira de ce qui se faisait alors en Allemagne, en France, et au Royaume Uni. Niveau armement, l’Aviation du Front réclamait que l’appareil dispose d’un canon et de deux mitrailleuses.

A l’époque le chasseur soviétique le plus moderne en service était le Polikarpov I-16, et Yakovlev comptait bien développer un appareil d’une génération plus récente.

Désigné I-26 (chasseur n°26) dans la nomenclature soviétique, le nouvel appareil se présentait sous la forme d’un monoplace monoplan à aile basse cantilever disposant d’un empennage classique et d’un train d’atterrissage tricycle escamotable. Sa structure se compose de panneaux de bois entoilés et de pièces d’aciers rivetées. L’armement de l’avion tournait autour d’un canon ShVAK de 20 mm alimenté à 120 obus tirant au travers du moyeu de l’hélice et de deux mitrailleuses ShKAS de 7.62 mm alimentés chacun à 375 cartouches tirant au travers du pas de l’hélice. Par la suite des essais permirent de valider l’emploi de roquettes RS-82 de 12 kg chacune sous les ailes. La propulsion de l’avion était assurée par un moteur en V Klimov M-105PA, un moteur dérivé du Hispano-Suiza 12Y français équipant alors le Morane Saulnier MS-406 de l’Armée de l’Air.

Le prototype du Yakovlev I-26 réalisa son premier vol en mars 1939.

Si les I-26 ne participèrent pas aux opérations d’invasion de la Pologne en septembre 1939. Entrés en service opérationnel en octobre 1940, ils furent par contre engagés contre la Luftwaffe en juin 1941 lorsqu’Hitler décida de retourner ses troupes contre celles de son ancien allié Staline. Les I-26 étaient alors les principaux chasseurs modernes en URSS. C’est à cette époque que ces avions changèrent leur désignation en Yak-1.

Afin de sécuriser la production de ses chasseurs, Alexander Yakovlev déménagea leur production dans l’Oural, hors de portée des bombardiers allemands. Cela eut pour conséquence un retard de six semaines dans les livraisons. Mais celles-ci s’accélèrent ensuite. Tant et si bien qu’à la fin de l’année 1941 un peu plus de 1 500 exemplaires avaient été produits et livrés aux forces soviétiques.

La production de cette machine se déroula en deux versions principales, le Yak-1 et le Yak-1B, et se termina au début de l’été 1943 après que 8 721 exemplaires aient été produits. Ceux ci ne concernaient pas le Yak-1M, une version profondément modifiée et construite en petite série. Le Yak-1M devait surtout donner naissance au remarquable Yak-3.

Au début de l’année 1941, Yakovlev développa une version biplace du I-26 sous la désignation d’UTI-26 dotée de sièges installés en tandem. Etant plus des avions d’entraînement avancé que de chasseurs, les UTI-26 disposaient pourtant d’une maniabilité aussi bonne que sur l’I-26. Au moment du changement de désignation les biplaces devinrent des Yak-7V. Après l’attaque allemande Moscou décida de commander une version de chasse biplace du Yak-7V sous la désignation de Yak-7A. Toutefois cet avion se révéla relativement raté et l’Aviation du Front se reporta sur le Yak-7B monoplace, un appareil qui semblait être la version la plus moderne de la lignée du Yak-1. La production du Yak-7 cessa à la même époque que celle du Yak-1, après que 6 399 Yak-7 aient quitté les chaînes de fabrication. Sur ce total les Yak-7B représentaient près de 75% du total.

Si quelques Yak-7V portèrent les couleurs de la célèbre unité franco-soviétique Normandie-Niemen, ces avions devaient surtout remplir des missions d’entraînement et de liaison. Parmi les milliers de pilotes soviétiques qui volèrent sur Yak-1 et Yak-7 on retrouve Lily Litvyak, le plus grand as féminin. Celle-ci descendit 11 avions allemands grâce à son Yak-1, dont plusieurs chasseurs monoplaces Messerschmitt Bf-109 et des bombardiers Heinkel He-111.

En 1944, Moscou fit modifier quelques uns de ces chasseurs en appareils expérimentaux tels les Yak-7DI à long rayon d’action ou encore les Yak-7PVRD dotés de petits statoréacteurs d’appoint sous voilure. Aucun ne donna suite.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Yakovlev Yak-7B
Envergure : 10.00 m
Longueur : 8.48 m
Hauteur : 2.64 m
Motorisation : 1 moteur en V Klimov VK-105PF
Puissance totale : 1 x 1260 ch.
Armement : 1 canon de 20mm
2 mitrailleuses de 12.7mm
6 roquettes RS-82.
Charge utile :
Poids en charge : 2890 kg
Vitesse max. : 600 km/h à 3200 m
Plafond pratique : 10000 m
Distance max. : 850 Km à charge maximale
Equipage : 1
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du Yakovlev Yak-1/Yak-7

Profil Couleur

Profil couleur du Yakovlev Yak-1/Yak-7

Vidéo

Vidéo de propagande du Yak-1

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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.