C’est un déploiement discret mais fort utile à l’OTAN et aux trois états baltes. Le Bundeswehr a annoncé avoir convoyé par voie ferrée en Lituanie un total de dix drones Rheinmetall KZO accompagnés de deux stations de télépilotage. Dans un premier temps ils participent à un exercice international regroupant les acteurs de la région mais aussi des pays d’Europe occidentale.

C’est ainsi que dans les plaines lituaniennes on retrouve actuellement allemands, belges, luxembourgeois, néerlandais, et norvégiens en plus des forces des trois états baltes. Baptisé Iron Wolf II et placé sous l’égide de l’OTAN cet exercice a pour but de rendre cohérentes entre elles les manœuvres d’occupation du champs de bataille. En fait les drones allemands sont parmi les rares aéronefs engagés, la majorité des matériels étant en fait des blindés et des véhicules de reconnaissance.

Une fois Iron Wolf II terminé, au cours de la deuxième semaine de novembre, les dix avions de reconnaissance sans pilote demeureront en Lituanie jusqu’à la fin de l’année dans le cadre des missions de réassurance de l’OTAN vis à vis des menaces de la Russie à l’encontre de l’intégrité territoriale balte. Ils assureront notamment des missions de surveillance des zones frontalières tout en demeurant dans l’espace aérien de ces trois pays européens.

Le Rheinmetall KZO est actuellement le principal drone de surveillance du champs de bataille en dotation dans les rangs allemands. Depuis 2005 il a commencé à remplacer les CL-289 de conception canadienne et dérivés des célèbres CL-89 de la guerre froide. Ils sont lancé depuis des camions tous-terrain Mercedes-Benz et servis au sol par trois militaires spécialisés. Avec une endurance d’environ quatre heures le KZO est actuellement un des avions sans pilote les plus évolués du monde dans sa catégorie.

Photos © Bundeswehr

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5 COMMENTAIRES

    • En fait nos amis Allemands ont fort peu de risques de perdre le moindre KZO en Lituanie vue qu’à priori ces drones devraient demeurer dans l’espace aérienne de cette dernière. Et je vois mal la Russie abattre un aéronef de l’OTAN (même non piloté) dans l’espace aérien de l’OTAN si ce dernier n’a pas violé son espace aérien.

  1. Comme la plus part des drones tactique, le KZO est propulsé au décollage à partir d’une rampe de lancement. Comme on le voit sur la photo, la particularité de la rampe du drone allemand est qu’elle fonctionne à l’aide d’une fusée. Elle le propulse à 150 km/h en 1.5 seconde puis se décroche de l’appareil et l’hélice prend le relais.
    KZO est un acronyme pour Kleinfluggerät für Zielortung : Aéronef léger pour la localisation d’objectifs.

  2. De son côté l’armée de terre française emploie comme drone tactique le SDTI Sperwer, et a choisi son futur remplaçant, le Patroller de Sagem. On peut se demander si elle ne marche pas sur les platebandes de l’armée de l’air puisque le Patroller présente quasiment des performances de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance). Si elle gagne en charge utile et en endurance, elle perd en flexibilité puisque le Patroller ne peut être lancé depuis un camion et récupéré à l’aide d’un parachute ou d’un filet, mais doit décoller et atterrir depuis une piste d’aviation. L’armée de terre britannique a fait un choix similaire puisqu’elle a opté pour le Wachkeeper de Thales qui opère également depuis une piste.

  3. Florence Parly, la ministre des armées, a annoncé lors de son audition devant la commission des affaires étrangères et de la défense du sénat, que les futurs drones tactiques Patroller de l’Armée de Terre seront armés.

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