Le drame s’est déroulé ce vendredi 2 février aux alentours de 8 heures 30 du matin. Deux hélicoptères Aérospatiale SA.342 Gazelle appartenant à l’École d’Application de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre se sont écrasés dans une zone non habitée de la commune varoise de Carcès. L’accident a causé la mort des cinq militaires français se trouvant à bord des hélicoptères.

Les autorités militaires ainsi que les gendarmes et les experts du bureau enquêtes accidents défense air (ou BEAD-Air) s’orientent très clairement vers une collision en plein vol des deux hélicoptères. Non armés ils participaient à une série d’exercices dans la région et venaient de prendre les airs quelques minutes auparavant.

Immédiatement après la perte de contact radar avec les deux Aérospatiale SA.342 Gazelle l’ALAT a immédiatement enclenché la chaîne des secours. Cependant il était déjà trop tard pour leurs occupants. L’un des hélicoptères avait à son bord deux membres d’équipage et l’autre trois.

Pour mémoire les hélicoptères comme la Gazelle ne sont pas dotés d’enregistreurs de vol. Les enquêteurs vont donc devoir reprendre toutes les phases du vol et analyser les débris des deux monoturbines pour comprendre réellement ce qui s’est passé dans le Var à l’instant T. D’ores et déjà la cause météorologique semble exclue, le ciel étant clément et dégagé au-dessus de la zone d’exercice.

Il s’agit du plus gros accident d’une Gazelle de l’ALAT depuis novembre 2017 et l’écrasement d’un hélicoptère semblable dans le Grand Est. Pour autant ces cinq militaires sont les premiers à mourir à bord d’une Gazelle depuis janvier 2013 et le décès au Mali du lieutenant Damien Boiteux. La ministre des armées, madame Florence Parly, s’est rendue rapidement sur les lieux afin de s’entretenir avec leurs frères d’armes.

Photo © Wikimédia Commons.

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