L’accident n’a été révélé par le ministère des armées que près de 24 heures plus tard. Ce mercredi 17 octobre 2018 un hélicoptère de transport de troupe NH90 Caïman appartenant à l’ALAT s’est écrasé lors d’un vol d’entraînement sur le pont du bâtiment de projection et commandement Dixmude. Si aucun des membres d’équipage à son bord n’a été touché il en tout autrement des personnels de pont d’envol puisque quatre ont été blessé, dont l’un très grièvement. Le pronostic vital de ce dernier a été engagé immédiatement, obligeant son évacuation héliportée vers une structure hospitalière plus adaptée.

C’est aux alentours de 22 heures 30 que l’accident s’est produit sans que l’on en connaisse actuellement les raisons exactes. L’hélicoptère, un Caïman TTH de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre, s’est écrasé lourdement sur le pont du BPC Dixmude. Les informations disponibles actuellement indiquent que la météo était clémente et la visibilité très correcte malgré la nuit tombée.
Lors de l’accident le bâtiment de projection et de commandement se trouvait en Mer du Nord à une centaine de kilomètres des côtes françaises et faisait route vers les eaux norvégiennes afin de participer à l’exercice international Trident Juncture sous l’égide de l’OTAN. Il devait être rejoint par trois autres navires français : la frégate multi-mission Bretagne, la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville ainsi que par le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme.

Au vu de la gravité de l’accident, la participation du BPC Dixmude a été annulée. Le navire français a reçu l’ordre de rejoindre l’arsenal de Brest afin qu’il soit soumis aux investigations judiciaires et militaires nécessaires à l’éclairage dans cette affaire. Dès l’accident survenu les quatre victimes ont été immédiatement prises en charge par le personnel médical du bord tandis que l’hélicoptère incriminé était stocké dans le hangar.
Le marin le plus lourdement blessé, dont la vie est réellement en danger, a lui été directement héliporté vers l’hôpital militaire Percy en Île-de-France.

Il reste que donc de nombreuses questions sont en suspens. Espérons que le ministère des armées saura jouer la carte de la transparence dans cette affaire car, rappelons-le, ce crash concerne deux des fleurons de notre défense nationale.

Photo © Marine Nationale.

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